Centrafrique : M. Obed Namsio, l’extinction totale de la procédure de levée de l’immunité des trois députés n’est pas synonyme d’inclusivité !

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Selon des informations qui circulent dans la journée du lundi 31 janvier 2022 sur les réseaux sociaux, il est rapporté que :

« L’opposition élargie a rencontré ce jour, lundi 31 janvier 2022 une délégation du CODR conduite par son Président le Ministre d’État Obed NAMSIO. En ouvrant la séance, le Président GONDA a souhaité la bienvenue et les vœux du nouvel an à la délégation et a laissé la parole au Président du CODR pour délivrer son message. En substance, le Président du CODR a informé les membres de l’opposition qu’il dispose de deux éléments nouveaux qui militent en faveur de l’extinction totale de la procédure de la levée de l’immunité des trois députés de l’opposition qu’il est venu mettre à notre disposition.

Il s’agit de :

1- de l’ordonnance du juge d’instruction relative au renvoi des inculpés devant la cour criminelle qui ne comporte pas les noms de ces derniers. Ceci clôture définitivement le dossier judiciaire.

A cet effet, aucune menace de poursuite ne pèse plus sur eux.

2- Une lettre du Ministre d’État à la Justice Garde des Sceaux a été adressée depuis mercredi 26 janvier 2022 au président de l’Assemblée Nationale pour lui signifier la clôture de ce dossier et l’inexistence de toute poursuite à l’encontre des 3 députés de la nation.

En réponse, le Président GONDA les a remercié de cette information et leur a annoncé que l’opposition attend la copie de cette lettre pour aviser et lui faire retour ».

Si pour le directeur de cabinet de l’Imposteur de Bangui l’extinction totale de la procédure de levée d’immunité des députés Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuélé et Aurélien Simplice Zingas, à travers de belles paroles tenues dans une rencontre, s’impose comme une réponse écrite et satisfaisante aux conditions fixées par l’opposition démocratique pour le retour de ses représentants au sein du CODR, les militants et les sympathisants des partis politiques membres de la COD – 2020, du MLPC et du Patrie, quant à eux, jugent que le traitement de cette affaire n’est pas du tout, à elle seule, constitutif ou synonyme d’inclusivité. Certes, cette mesure peut constituer un petit pas, mais demeure fondamentalement un acte insuffisant de la part d’un homme qui ne tient jamais à sa parole, s’engage le matin, se rétracte à midi et se déjuge le soir venu.

De ce fait, ils attendent de lui, non plus de la phraséologie et des promesses fallacieuses, mais plutôt des signaux forts venant de la part d’un homme d’Etat, à savoir la cessation immédiate et sans condition des hostilités sur toute l’étendue du territoire national, la libération de tous les prisonniers politiques, civils et militaires, qui croupissent dans les geôles du Camp de Roux et de Ngaragba, le retour de tous les exilés, la levée des mesures de suspension de fonctions et de solde à l’endroit des fonctionnaires et agents de l’Etat du fait de leurs opinions prises arbitrairement par un certain Henri Marie Dondra, jadis ministre des finances et du budget, la fin de l’état de siège, la fin de la politique d’exclusion et de chasse aux sorcières, comme cela se passe actuellement au Tchad, etc.

Cela signifie tout simplement créer un environnement socio – politique, institutionnel et sécuritaire, sain et propice à la tenue d’un Dialogue Politique Inclusif pour une paix des braves entre toutes les filles et tous les fils de ce pays, dans la sérénité, la confiance,la convivialité, l’unité, la dignité et la concorde nationale retrouvée.

KassaMongonda

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