Centrafrique : M. Ngamana, est – il de votre compétence de répondre aux allégations contenues dans le Rapport de The Sentry et CNN ?

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LE BUREAU DE L’ASSEMBLE NATIONALE REAGIT VIGOUREUSEMENT CONTRE LE RAPPORT ERRONE DE CNN AVEC THE SENTRY AU SUJET DE LA PRESENCE RUSSE EN CENTRAFRIQUE
L’Assemblée Nationale par la voix de son Premier Vice-président, l’honorable Evariste NGAMANA s’inscrit en faux contre un rapport diffusé sur la chaine de télévisionaméricaine CNN, en date du lundi 14 juin 2021, diffusion au cours laquelle, l’on a fait état des violations des droits de l’homme perpétrées par les forces russes du Groupe Wagner en terre centrafricaine.
De telles accusations, aussi graves portées contre la République Centrafricaine, n’ont pas laissé indifférente la Représentation Nationale qui, dans une déclaration rendue publique le jeudi 17 juin 2021, balaie du revers de la main ces allégations complotistes et infondées.
A cet effet, voici l’intégralité de cette déclaration lue par le numéro 2 de l’Assemblée Nationale centrafricaine, Evariste NGAMANA :
« Le Bureau de l’Assemblée Nationale a pris connaissance, avec effroi, du contenu du rapport inédit par la chaine américaine CNN avec The Sentry, sur les soi-disant violations des droits de l’homme imputées aux forces alliées russe du groupe Wagner.
Le Bureau constate avec étonnement, que le rapport :
1) A mis en cause l’honnêteté du pouvoir en place en le taxant de corrompu ;
2) N’a pas fait allusion à l’Accord Politique de Paix en république Centrafricaine qui, malheureusement, a été violé plusieurs fois par certains groupes armés ;
3) Les auteurs de cette enquête ne sont, en réalité, jamais rendus en république Centrafricaine ;
4) L’objectif de ce rapport vise à entrainer des sanctions contre la République Centrafricaine, tant sur le plan politique, militaire que financier alors qu’aucun rapport n’a été malheureusement publié sur les exactions desdits groupes armés ;
5) Cependant, il y a eu un premier rapport sur d’éventuelles exactions commises par les forces russes et une commission d’enquête a été mise en place, dirigée par le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui et des Magistrats assermentés dont les rapports et conclusions sont attendus ;
6) Les éventuelles sanctions risquent de contribuer à l’aggravation de la souffrance du peuple centrafricain déjà confronté aux multiples maux générés par l’occupation d’une partie du territoire national et les différentes sanctions qui s’ne sont suivies.
Le Bureau de l’Assemblée Nationale s’étonne également du fait que les nombreuses missions des Nations Unies et autres n’aient pas pu pacifier la République Centrafricaine et cela n’a pas fait l’objet d’une quelconque enquête.
Le Bureau de l’Assemblée Nationale estime que cette attitude constitue un complot contre la République Centrafricaine dans ce qu’il considère comme une guerre de positionnement entre les grandes puissances.
Le Bureau de l’Assemblée Nationale souhaite vivement que l’Union Européenne, le Royaume Uni, les Etats Unis ainsi que d’autres partenaires prennent du recul par rapport à ce rapport dont les conclusions sont totalement erronées face à la réalité sur le terrain.
Enfin, le Bureau de l’Assemblée Nationale se réserve le droit de lancer une enquête parlementaire aux fins d’établir la vérité et de tirer les conclusions qui s’imposent ».
Assemblee Nationale Centrafrique

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