Centrafrique : M. Fidèle Gouandjika, cessez de couvrir vos médiocrités et vos échecs en accusant la France et les opposants !

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Dans sa dernière sortie médiatique sur sa page Facebook, M. Fidèle Gouandjika, ministre – conseiller spécial de l’Imposteur de Bangui, auteur d’une récente déclaration appelant au génocide inter – communautaire comme au Rwanda et à l’assassinat des personnels de la Minusca, des ambassadeurs et des toubabs vivant sur le sol centrafricain, jusqu’à ce que d’autres personnes viennent prendre le pouvoir, s’en est une fois de plus violemment pris au chef de l’opposition démocratique Anicet Georges Dologuélé.

Sur les ondes de RFI, l’ancien ministre des finances et du budget a déclaré que « le président Touadéra  ne s’occupe que des paiements des salaires des militaires et des fonctionnaires de l’état juste pour protéger son pouvoir au détriment du développement du pays ». « Encore un mensonge plus qu’une désinformation de la Radio Nationale française RFI à la solde de l’opposition dite démocratique et des terroristes aux seins des groupes armés dans l’ultime but de déstabiliser la République Centrafricaine. Tous les enfants de la patrie vivent en direct et en grandeur nature le développement harmonieux de la nation centrafricaine qui se métamorphose à ciel ouvert, malgré nos faibles moyens financiers et industriels sous la présidence du professeur Faustin Archange Touadéra, président de la République Chef de l’état depuis qu’on s’éloigne petit à petit mais sûrement de la domination de l’ancienne puissance coloniale », a -t – il écrit.

« La jeune génération a l’obligation de savoir que si les 1.800.000.000.000 de franc cfa (mille huit cent milliards de francs cfa) qui ont été le prix d’achat des sites d’uranium de la RCA lors d’une vente illicite entre la France et une organisation mafieuse d’un autre état à Londres en Angleterre en 2007tombaient dans les caisses du Trésor public centrafricain notre Patrie n’aurait pas eu de problème de d’infrastructures routières, scolaires, universitaires, hospitalières avec une telle ressource…La Constitution de la 7ème république a heureusement mis fin à cette pratique qui ont plongé la République et son Peuple Souverain dans la précarité pendant des décennies et cela jusqu’au 30 mars 2016 date du retour de notre nation à la légalité constitutionnelle. Le pétrole, l’uranium, le calcaire, le fer et les 400 autres indices miniers sont toujours sous nos sols en abondance. Ils appartiennent désormais au Peuple souverain centrafricain et seront rationnellement exploités par les nationaux pour le bonheur de notre Peuple et la grandeur de notre Patrie. Le plan génocidaire de l’ancienne puissance coloniale et leurs esclaves de l’opposition dite démocratique implantées et des terroristes de la CPC de monsieur François Bozizé à Paris ne verra jamais le jour en Centrafrique. En cas de tentatives d’invasion ou de déstabilisation de notre pays, vos corps ainsi que ceux des commanditaires étrangers seront ramassés par des bulldozers et enterrés dans des fosses communes », a – t – il conclu.

Loin de nous ériger en un avocat défenseur pour assurer le conseil de celui qui avait assumé les plus prestigieuses fonctions de ministre des finances et du budget et celles du premier ministre du président feu Ange Félix Patassé, nous pouvons affirmer et soutenir sans risque de nous tromper que les observations qu’il a faites sont très objectives et relèvent tout simplement du domaine du constat. En effet, après plus de sept années passées à la tête de la République centrafricaine, celui qui s’était fait passer pour « le Candidat des Pauvres et l’Homme de la Rupture » a véritablement échoué. Le professeur des mathématiques, l’ancien inspecteur des mathématiques sous l’autorité de feu Mathias Gouandjika –, un Mandja de Grimari et non un Gbaka – Mandja qui n’a rien à voir avec le gastronome –  dont les mérites, la rigueur, l’intégrité, la probité morale, le savoir – faire et surtout l’humilité étaient racontés partout par ses communicants, ne se révélera en réalité qu’un pauvre affamé, un voleur – né, un grand criminel, un aigri, un bâtard et un revanchard. Diaboliquement incompétent, n’ayant aucune idée de ce que c’est que le développement, comment élaborer un budget et comment trouver de l’argent pour financer la réalisation des grands travaux, après deux mandats dont le second en cours n’est rien d’autre qu’un véritable holdup électoral, les infrastructures de base n’existent plus ; si certaines voies routières et certaines pistes rurales se trouvent aujourd’hui dans un état total d’impraticabilité, parmi lesquelles celles de la capitale, la plupart ont purement disparu pour laisser place à la nature, à des canaux d’irrigation bouchés, à des eaux usées qui inondent la ville et à des tas d’immondices à chaque coin de rue.

Quant aux infrastructures scolaires et sanitaires, n’en parlons pas ! Les reportages réguliers du journaliste et ancien directeur général de la radio nationale Aimé Christian Ndotah sur l’état des différents Etablissements scolaires, situés dans la ville de Bangui, donnent plus de la nausée qu’une envie de les contempler comme naguère, c’est – à – dire «  un ensemble d’environnements sains où sont formés et formatés les futurs cadres de ce pays ». S’agissant de la santé, la situation n’est guère reluisante ; les bâtiments abritant l’hôpital communautaire et l’hôpital de l’amitié n’échappent pas à cet état de délabrements généralisés, les plateaux techniques appartiennent à l’âge du siècle dernier, et le summum de la déshumanisation, les toilettes sont inexistantes. Pour se laver, les malades et leurs parents qui n’ont pas accès à l’eau, attendent la tombée de la nuit pour se mettre à l’aise, et en profiter pour faire leurs besoins dans des sachets noirs qu’ils jettent ensuite dans les alentours. Les grands dispensaires qui avaient été créés dans les arrondissements, à l’exemple de ceux de Saïdou et de Gobongo, afin d’assurer les soins de santé de première nécessité à la population, incarnent aujourd’hui tout ce que l’on peut retenir de la notion de « déliquescence physique, matérielle, financière et morale ».  Que M. le ministre – conseiller spécial Fidèle Gouandjika s’y rende et revienne nous démentir !

Si, à l’intérieur du pays, à savoir dans nos préfectures et nos sous – préfectures, au lendemain de la rencontre de Bruxelles, les édifices publics ont été entièrement réhabilités sur les fonds des bailleurs de fonds et de l’Ue, les routes qui y donnent accès, par contre, sont si délabrées qu’il faudra des jours, des semaines et des mois pour les desservir. Alors que, directeur général de l’administration et des finances au ministère de l’éducation nationale, nous quittions Bangui à 8 heures pour arriver à Bambari à 15 heures et déguster le « Gbougou » à Bangassou moins de 12 heures plus tard, au moment où nous mettons sous presse, il est impossible de relier ces villes en temps et heures sus – cités. Et pourtant, Bangui – Bambari fait 385 Km et Bambari – Bangassou 352 Km. De la même manière, il est quasi – impossible de parcourir les 85 Km qui séparent Mbaïki, chef – lieu de la préfecture de la Lobaye à Boba, l’une de ses sous – préfectures, en une semaine.  Pourquoi cela était – il possible hier, mais pourquoi pas en ces jours ? Que s’est – il passé  entre-temps ? Quel miracle, les édiles et leurs supérieurs faisaient – ils pour entretenir ces voies de communications et maintenir la circulation des biens et des personnes entre l’intérieur du pays et la capitale ? Pourquoi Chégué et Touadéra n’ont – ils pas réinventé les subdivisions des TP ? Et quid de KAJIMA et DROP ?

C’est tout simplement parce que Touadéra et son Grand – frère Fidèle Gouandjika n’ont jamais fait preuve de l’imagination au pouvoir. De l’imagination au pouvoir ? C’était un sujet de dissertation que notre professeur de Français, Pierre – Yves Maillard de nationalité suisse, nous avait donné en 1985, en 1ère, comme premier devoir. PYM était un vrai « salaud » ; il me rappelait un certain Michel Desportes, botaniste, biologiste, géologue et biologiste ; très intelligent, au courant des actualités, et donc suivant les informations sur RFI, Reuters, VOA, DW et Autres, tous les jours, cartésien et débatteur – né, la première note qu’il vous donnait, scellait définitivement votre année scolaire en sa discipline, quoique vous eussiez fait. Sankariste dès les premières heures et contestataire – né, j’avais forcé PYM à me donner une note de 14/20. Parce que j’avais fait comprendre à PYM que lorsqu’on arrive au pouvoir, on est tenu par l’obligation de résultats : faire mieux que ceux qui étaient là bien avant vous, quelles que fussent les difficultés ; on doit se consentir d’énormes sacrifices pour une politique d’austérités budgétaires, de suspensions des mesures de privilèges ou d’exonérations fiscalo – douanières, de réductions du train de vie de l’état et d’allocations de l’économie réalisée vers les secteurs créateurs d’emplois et générateurs de richesses que sont les routes, l’agriculture, l’élevage, l’éducation et la santé.

Non seulement notre ministre – conseiller spécial Fidèle Gouandjika et son très cher cadet, l’Imposteur de Bangui, ont manqué de l’imagination au pouvoir, mais surtout  au lieu d’exploiter la manne financière de Bruxelles dont le montant était annoncé à plus de 2.000 dollars, au profit du peuple centrafricain, ils ont tout mis en œuvre pour détourner cette importante aide de ses objectifs prioritaires. Plus de sept années plus tard, le Plan de Redressement National dont le nouveau président était porteur, le 17 novembre 2016, entouré de toutes les forces vives de la nation parmi lesquelles le chef de file de l’opposition démocratique, M. Anicet Georges Dologuélé, face aux principaux partenaires techniques et financiers, entre autres l’Ue, n’est qu’une chimère. En aucun moment, le ministre de l’économie, du plan et de la coopération internationale Félix Moloua n’a eu à accepter de se soumettre à l’exercice du principe de la reddition des comptes auquel est astreinte toute autorité publique. Tous les grands problèmes politiques, institutionnels, sécuritaires, socio – économiques qui avaient sous – tendu à l’organisation des élections groupées de 2015 et pour lesquels « le Candidat des Pauvres et l’Homme de la Rupture » s’était engagé, sont restés en l’état pour certains ou se sont dangereusement détériorés pour d’autres.

Et pourtant, avec des donateurs s’engageant à fournir « 2,268 milliards de dollars » sur trois ans, chiffre encore provisoire à l’époque selon lui, l’objectif était atteint « à 141% », avait déclaré Faustin-Archange Touadéra, en référence aux 1,6 milliard USD jugés nécessaires pour 2017, 2018 et 2019. Quoique insuffisant pour exécuter l’intégralité du plan de redressement sur cinq ans, c’est – à – dire de 2017 à 2021, dont le montant présenté par Bangui était chiffré à 3,100 milliards USD, néanmoins les 2,268 milliards de dollars allaient permettre de remplir « les priorités des priorités, les actions d’extrême urgence », avait expliqué le nouveau président Touadéra, lors d’une conférence de presse, citant l’investissement dans l’armée et le désarmement des groupes armés qui contrôlaient une bonne partie du territoire. « La conférence a tenu toute sa promesse », avait – il conclu. Au final, l’UE, qui se présentait comme le premier donateur, avait promis 778 millions de dollars d’ici à 2020 : 450 de la Commission, auxquels devaient s’ajouter 328 millions des États membres.

Il s’agissait de « soutenir les efforts que fournit la RCA pour parvenir à la paix, à la sécurité et à la réconciliation » et d’ « encourager le développement et la reprise économique, tout en continuant à fournir une aide humanitaire », selon un communiqué de l’UE, qui aidait par ailleurs à la formation des soldats centrafricains à travers sa mission EUTM RCA lancée en juillet pour deux ans. La Banque mondiale, selon un de ses responsables, s’était engagée « au-delà des 500 millions USD » sur trois ans.

A quoi ont finalement servi toute cette manne financière ? Quelles sont les grandes lignes contenues dans le Plan de Redressement National ? Où sont les routes réhabilitées et/ou construites ? Pourquoi les établissements scolaires et les centres de santé ressemblent – ils plus à des porcheries et des mouroirs ? Où en sommes – nous avec la reconstruction de l’armée et des forces de défense et de sécurité intérieures ? Pourquoi nos militaires prennent – ils leurs jambes à leur cou dès les  premiers crépitements d’armes et à chaque fois où des folles rumeurs d’une attaque leur parviennent à l’oreille ? Pourquoi ces fonds n’ont – ils pas effectivement contribué au développement socio – économique, au retour des réfugiés, et à la réconciliation nationale ? Ont – ils été décaissés pour créer l’émergence d’une mafia institutionnalisée, financer l’assassinat des institutions nationales, rétrécir l’espace politique, civique et médiatique, et concourir à la formation et la création des milices, de véritables « Tontons Macoutes » à la solde du pouvoir ? N’est – pas sur ces fonds que les mercenaires du Groupe Wagner et rwandais déployés dans le pays, sur la base des accords bilatéraux, pour garantir une assurance – vie au régime de Bangui, ont été payés, en sus des permis d’exploitations minières et forestières ?

Monsieur le ministre – conseiller spécial, l’honnêteté intellectuelle vous recommande de ne pas divertir le peuple !

Vous et votre petit – frère Touadéra, vous avez lamentablement échoué. Depuis mars 2016, vous avez détourné systématiquement et systémiquement  toutes les aides financières pour instaurer une kleptocratie violente dans notre pays afin de confisquer les richesses nationales. Pour conserver le pouvoir « ad aeternam vitam », et de ce fait, pour échapper à la justice, suite aux élections groupées singulièrement marquées par des actes de graves irrégularités, à l’issue desquelles le Candidat Touadéra a été déclaré élu par l’ANE par seulement 17% du corps électoral et desquelles plus de 300.000 Centrafricains ont été délibérément exclus, vous avez décidé d’imposer au peuple centrafricain une nouvelle constitution, au lendemain des consultations référendaires du 30 juillet 2023, pourtant boycottées par plus de 95% des électeurs. C’est pourquoi vous avez pris tout dernièrement la parole pour appeler au GENOCIDE. Dans cette folie apocalyptique, vous vous appuyez sur la violence armée, érigée en fonds de commerce, et sur une économie de guerre, moteur de perpétuation de cette crise. En cela, vous êtes soutenus par une passivité incompréhensible des Casques bleus face à vos graves violations des droits de l’homme, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité,  et une complicité avec le système de kleptocratie.

Face à vos diversions et à votre appel à la haine contre la femme centrafricaine, la violence contre les opposants et au génocide intercommunautaire, la dernière réaction revient au peuple centrafricain. Car, « L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Il répondra seul de ses actes, seul de son malheur, s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère ». Psalmodiée, répétée en boucle dans La Dernière trompette, c’est bien la conclusion — « Seule la lutte libère » — qui s’impose, vivante, émancipatrice, porteuse d’avenir.

Jean – Paul Naïba

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