Centrafrique : M. Dondra, qu’est – ce que le Directeur de Publication du Letsunami.net a dit en 2017 à votre émissaire, M. Koyayoro ?

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C’est dans une buvette, au quartier Foûh dans le IVème arrondissement de la ville de Bangui, sise en face de la pharmacie de l’Amitié, transformée pendant les élections de 2015 en QG des stratèges de l’UNDP dont il était le 3ème vice – président en charge de la communication, que suite à l’appel téléphonique de M. Germain Wamoustoyo, le DP du journal « La Voix des Sans – Voix » et journaliste au journal « Le Démocrate » a reçu l’émissaire du ministre Dondra dans les premiers mois de l’année 2017. Après les formules de civilité et de présentation, suivies de l’exposé du but de cette rencontre, Jean – Paul Naïba, incisif et sans fioritures à demander à M. Guy Koyayoro d’aller rapporter à son parent ce qui suit :

 

« M. le légat, agissant ès missi dominici, les relations qui existent entre M. Germain Wamoustoyo qui est assis là à vos côtés et moi, ont été laborieusement forgées dans les épreuves les plus difficiles de la vie. Elles ont été façonnées, formatées et durablement scellées dans l’airain des malheurs, des échecs, des deuils et des larmes. Elles ont été et sont le fruit des années de luttes communes, de partage dans la disette, de l’amour et de l’assistance dans l’abandon. Elles n’ont jamais été l’œuvre d’une quelconque compromission ou de pacte dans le bonheur, la réussite, et les courses aux biens matériels, aux honneurs et à la gloire terrestre. Telles que écrites et estampillées, ce ne sont pas et ne seront pas les bonnes humeurs d’une bande d’arrivistes que vous êtes qui les feront briser d’un coup de baguette magique. Tenez, pour la petite histoire parmi tant d’autres odyssées, alors que je me trouvais dans les gorges du Mont Pana, au pays du Grand Peuple Pana, dans le cadre de la campagne électorale, le 9 février 2015, la mère de mes enfants a été rappelée au Père Créateur. C’est cet homme qui a pris sur lui la responsabilité de supporter toutes les dépenses relatives au dépôt de la dépouille mortelle à la morgue, aux veillées funèbres et à sa mise en bière, avant que je ne pusse arriver à Bangui le 14 février pour prendre part à la cérémonie de l’inhumation. Quoique intégrés ensemble le 27 octobre 1993 dans la fonction publique centrafricaine, rompus à la maîtrise des techniques politiques et administratives d’élaboration et d’exécution du budget de l’Etat et ayant servi à la direction générale du budget sous l’autorité et l’expertise des ressortissants des différentes écoles des régies financières, à savoir l’Ena, l’Enst,l’Iiap, l’End et de l’Enfip, dont lui et moi sommes également des promus  pour y avoir mis les pieds, nous n’avons pas pour autant les mêmes traits de caractères. Fonctionnaire – carriériste, comme ses principaux maîtres, M. Wamoustoyo l’était, l’est et le demeurera. Féru et marqué aux fers par la culture des valeurs de compétence, de probité, de neutralité, d’impartialité, et de diligence, l’homme l’a toujours été et le restera. Quant au strict respect de l’obligation de tout fonctionnaire et tout agent de l’Etat à la soumission hiérarchique et à la non – divulgation des secrets professionnels, il en a toujours été l’un des promoteurs de toute notre promotion. M. l’arriviste qui n’avez pas visiblement de diplôme mais qui venez d’être nommé, en flagrante violation des dispositions de la loi de finances 2000 interdisant formellement la nomination des hors – statuts à des fonctions techniques, grâce au favoritisme de votre parent, lui aussi arrivé par effraction à ce niveau de responsabilité, comprenez donc que celui qu’il a accusé innocemment et injustement, est donc tout le contraire d’un fonctionnaire – syndicaliste que je suis et continuerai d’être, tout l’opposé d’un combattant de la liberté qui pour rien au monde n’acceptera de céder son droit à la liberté aux pieds nickelés d’un petit césar, que je me tâcherai d’être pour tout le restant de ma vie, sur cette terre des hommes. Allez de ce fait rassurer votre très cher parent, comme disait le président Bokassa au président Giscard, de toute sa loyauté à son égard, de toute sa fidélité sans faille à la scrupuleuse observation des dispositions de la loi portant statut de la fonction publique centrafricaine et relatives à ses devoirs et obligations, et de toute sa soumission à l’autorité administrative et politique du ministère des finances et du budget qu’il est présentement ». Comprenne qui pourra après une telle magistrale mise au point, adoubée du mérite d’avoir lavé M. Germain Wamoustoyo de toute accusation  de collusion et de franche collaboration dans la divulgation des secrets professionnels, entre lui et son plus que frère Jean – Paul Naïba !

Mais, alors que le directeur de publication du journal « La Voix des Sans – Voix » pensait tout naturellement et de bonne foi que le voile avait été totalement levé sur les collines de doutes et de soupçons qui pesaient sur son ami, il n’en était rien malheureusement pour l’ancien directeur général du Fagace. Assommé qu’il était par le contenu du message à lui fidèlement rapporté par son émissaire, le susnommé Guy Koyayoro, l’homme foncièrement rancunier qu’il est, selon de gentilles indiscrétions de ses proches, rumina un tant soit peu sa colère, mais prit finalement la décision d’en finir avec Jean – Paul Naïba, histoire de voir la réaction de son collègue. Dondra opta dans ces conditions sur conseils de son directeur de cabinet Jacob Désiré Ngaya pour la suspension illégale de son salaire, en sa qualité de contrôleur général des finances et d’expert en passation des marchés publics, en service à la DGMP. Et, c’est suite à une fiche mensongère astucieusement conçue et montée de toutes pièces dont les auteurs intellectuels ont pour noms Piri, Dangboye et Aguide, suivie du message – porté n°1325 du 13 juin 2017 dûment signé par ce dernier et adressé au directeur général du budget, sur instructions du ministre des finances et du budget, que cette opération manifestement illégale, injuste et arbitraire a été faite en fin juin 2017, c’est – à – dire en l’absence totale de toute décision portant suspension de l’intéressé de fonctions et de solde pour une durée de trois mois avec  traduction devant le conseil de discipline.

En agissant de la sorte, le ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra, ci – devant directeur général du Fagace, chef d’entreprises, partenaire financier de plusieurs sociétés de la place et 1er secrétaire exécutif national du MCU visait non tantum à liquider psychologiquement et financièrement le directeur de publication de « La Voix des Sans – Voix » et journaliste du « Le Démocrate », sed etiam à le contraindre à faire la volonté de l’homme fort des finances de la République, à devenir l’un de ses laudateurs et à faire de lui un vrai lèche – bottes.

Malencontreusement pour ce ministre, c’était mal connaître ce fils unique de sa mère, l’ancien séminariste, l’enfant chéri de feu P. Pierre Schouver, débonnaire, engagé, imperturbable et retors. Discipliné, habitué aux douleurs, aux souffrances, aux tracasseries politico – administratives, à l’injustice, et aux épreuves les plus difficiles de la vie, et élevé au régime spartiate, Jean – Paul Naïba refusa de se laisser faire, de vendre son âme au diable et de céder son droit à la parole et sa liberté d’expression, en tant qu’être humain, journaliste et citoyen centrafricain à part entière ayant le sacro – saint devoir  d’exiger des comptes à ses dirigeants, sous les pieds d’un petit pharaon et d’un piètre césar ; et comme il fallait s’y attendre, il continua fièrement, courageusement, magistralement d’user de sa plume pour écrire et publier ses articles.

Des publications et des articles dérangeants, gênants et compromettants pour Dondra. Des publications et des articles qui dénonçaient et continuent de dénoncer avec une certaine élégance son incompétence notoire, ses hérésies budgétaires et financières, ses prévisions fantaisistes et erronées, sa mauvaise gestion, sa mal – gouvernance avérée et établie, ses pratiques de syphonnages des crédits de l’Etat, ses mafieuses opérations d’enrichissement illicite et d’extractions frauduleuses des fonds publics, ses multiples actes de détournements, ses propensions ostentatoires au favoritisme, et pis, sa politique économique désastreuse et catastrophique. Des publications et des articles qui n’ont cessé « in dies singulos » de le couvrir de honte et de moqueries et ont fini par accabler l’homme devant les partenaires financiers et traditionnels de la République centrafricaine. En réaction et sur proposition de certaines de ses relations, Dondra se résolut à demander et obtenir une rencontre avec l’ancien ténor de la Jeunesse du MLPC du IVème arrondissement de la ville de Bangui et au moment des faits, 3ème vice – président en charge de la communication de  l’UNDP, première force politique nationale.

La suite au prochain numéro….. !

Jean – Paul Naïba

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