Centrafrique : l’ultimatum du 2 juin 2023 sera tenu et l’ordre est déjà donné aux forces du COFAC, selon le porte – parole Aboubakar Siddick Khedira Ali

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ALLOCUTION Du Porte Parole de l’ancien Chef de l’État Ferdinand Alexandre N’GUENDET Ancien Chef de l’État RELATIVE À L’ULTIMATUM DU 1er JUILLET 2023 ADRESSÉ À FAUSTIN ARCHANGE TOUADÉRA

Centrafricaines, Centrafricains,
Chers compatriotes,

Nous nous adressons à vous à un moment sans précédent dans l’Histoire de la République centrafricaine depuis son indépendance, le 13 août 1960. Sans précédent, car à aucune époque de ces soixante dernières années notre pays n’a autant été soumis à une si grande menace de disparaître sauf aujourd’hui sous le magistère désastreux du dictateur-usurpateur Faustin Archange Touadéra.

C’est donc durant cette période d’une exceptionnelle gravité que le 02 Juin 2023, Son Excellence le Président Ferdinand Alexandre N’guendet, ancien Chef d’État de Transition, s’est vu contraint par les évènements de répondre favorablement à l’appel patriotique du dernier rempart du peuple qu’est l’armée nationale. Prenant courageusement ses responsabilités, il a engagé l’ultime processus qu’est la défense armée pour la survie de la démocratie centrafricaine.

Un ultimatum courant jusqu’au 1er juillet 2023 avait alors été délivré au sous – fifres et laquais en chef des mercenaires et terroristes russes de Wagner en Centrafrique.

Le premier objectif assumé de cette sommation adressée à Faustin Archange Touadéra et ses alliés russo-rwandais était alors de prévenir une attaque désordonnée de toutes les forces patriotiques contre le pouvoir de Bangui. Il s’agissait de faire preuve de méthode et se donner du temps pour mettre sur pied une véritable dynamique unitaire au sein des groupes politico-militaires et des forces loyalistes FACA. La jonction est désormais faite, les troupes du peuple sont fins prêtes.

Nul ne peut douter de la justesse de la guerre que nous menons aujourd’hui contre un pouvoir illégal, illégitime, criminel, mafieux et dictatorial. L’unité nationale, l’intégrité territoriale, la souveraineté étatique et la pérennité de la Constitution du 30 Mars 2016 étant sérieusement menacées, cette dernière ordonne en son article 27 à l’armée nationale de déployer toute sa puissance de feu pour neutraliser sans coup férir toute forme de menaces intérieures comme extérieures.

Or, il se trouve que le COFAC est constituée d’éléments des forces armées centrafricaines (FACA). Il a par conséquent toute légitimité à mettre en application l’article 27 de la Constitution en engageant les actions militaires nécessaires pour déposer prestement le dictateur-usurpateur Faustin Archange Touadéra et bouter hors du territoire national les mercenaires et terroristes russes de Wagner.

De même, la CPC composée des signataires de l’accord de Khartoum, qui ont été doublement légitimés par le régime de Bangui et la communauté internationale réunis le 6 février 2019 à Bangui, est fondée à faire respecter la Constitution du 30 Mars 2016 en appui à leurs frères d’armes FACA du COFAC.

À l’heure où nous sommes, chers compatriotes, il devient superflu de lister les innombrables violations de la Constitution ainsi que les innombrables crimes de guerre, contre l’humanité et économiques perpétrés par Faustin Archange Touadéra et sa clientèle. Le temps et l’espace nous manquerait pour cela. Faustin Archange Touadéra a perdu à la fois la légalité, la légitimité et la popularité. Désormais, le seul recours qu’il reste au peuple centrafricain pour un retour vers la voie démocratique est la défense armée de la Constitution du 30 Mars 2016 dans une guerre juste impliquant forcément un usage proportionné de la force et un soin extrême à épargner le plus possible les populations civiles.

Centrafricaines, Centrafricains,
Chers compatriotes,

Comme vous ne l’ignorez pas, de nouvelles circonstances engendrant immanquablement de nouvelles décisions pour assurer le retour effectif à l’État légitime, nous n’avons aujourd’hui d’autres choix, au vu de l’assurance reçue quant au fait que Faustin Archange Touadéra et ses sponsors sont résolus à faire un carnage dans la population, que de rompre unilatéralement l’ultimatum du 1er juillet 2023 pour hâter l’assaut final sur Bangui.

L’ordre a été donné à toutes les unités tactiques de la coalition des forces loyalistes (COFAC, FACA, Vétérans) et groupes politico-militaires (CPC, SPRN, SIRIRI…) de se mettre en ordre de bataille pour lancer les hostilités afin de prendre Bangui, de neutraliser Faustin Archange Touadéra et Arnaud Djoubaye-Abazène et de rétablir l’État légitime.

Aussi, à partir du 25 Juin 2023, nous demandons à la population centrafricaine dans son ensemble, et ce où qu’elle se trouve sur le territoire national de faire preuve d’une extrême prudence et de se tenir prêt pour la grande mobilisation devant faire suite à l’entrée triomphale des sentinelles armées de la Constitution du 30 Mars 2016. Nous demandons également aux ressortissants étrangers en Centrafrique de prendre toutes les précautions nécessaires pour se tenir à l’abri et en sécurité dès la date du 25 Juin 2023.

Nous réitérons avec force l’instruction ferme donnée aux troupes d’éviter à tout prix les pillages, les règlements de compte et autres chasses aux sorcières. Tout dérapage de ce genre sera très sévèrement puni.

Peuple centrafricain, qui en cette période si difficile a su faire preuve de ces vertus qui font l’honneur de nos ancêtres, sache que ton heure est enfin arrivé. Tiens toi prêt pour la victoire finale et la refondation.

Vive la République centrafricaine libre
Vive la Constitution du 30 Mars 2016
Que Dieu bénisse la République

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