Centrafrique : « L’Imposteur et le Criminel de Bangui devant la CPI dans les tout prochains jours » : Voici les copies des deux factures des honoraires de l’avocat !

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Son accession à la magistrature suprême de l’Etat, le 30 mars 2016, avait suscité d’immenses espoirs dans un pays totalement ruiné par la guerre civile et plusieurs mois de sanglants affrontements suite au coup d’état de la Séléka, le 23 mars 2013. Au nom de la paix, du retour de tous les exilés et les réfugiés, du dialogue politique inclusif, de la réconciliation nationale dans le cadre de la Commission « Vérité – Justice – Réparation » comme jadis en Afrique du Sud, de la reconstruction de l’armée, du retour à l’ordre
constitutionnel et de la renaissance de leur pays dans le concert des nations civilisées, l’ensemble de la classe politique et son principal challenger, le président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé, après des élections groupées de 2015 marquées par des actes de graves irrégularités, avaient unanimement décidé de reconnaître les résultats et de taire leurs divergences.

 

 

Successeur du gouvernement de transition de Mme Cathérine Samba – Panza, il avait la lourde responsabilité de reconstruire un Etat en faillite. Pour atteindre ces objectifs à court, moyen et long terme, il s’était alors créé autour de lui une véritable « Union Sacrée ». Cette solidarité nationale entre toutes les forces vives de la nation avait fini par convaincre la communauté internationale de soutenir financièrement le plan de redressement du pays sur une période de cinq années (2017 – 2021), présenté par son gouvernement et chiffré à 3,1 milliards USD. Lors du sommet de Bruxelles, le jeudi 17 novembre 2026, Monsieur Faustin Archange Touadéra avait obtenu la promesse de 2,2 milliards de dollars d’aide pour les trois prochaines années. Un montant supérieur à l’objectif de 1,6 milliard de dollars qu’il s’était fixé.

Au final, l’UE, qui se présentait comme le premier donateur, avait promis 778 millions de dollars d’ici à 2020 : 450 de la Commission, auxquels s’ajoutaient 328 millions des États membres. Il s’agit de « soutenir les efforts que fournit la RCA pour parvenir à la paix, à la sécurité et à la réconciliation » et d’« encourager le développement et la reprise économique, tout en continuant à fournir une aide humanitaire », selon un communiqué de l’UE, qui aidait par ailleurs à la formation des soldats centrafricains à travers sa mission EUTM RCA lancée en juillet 2016 pour deux ans. La Banque mondiale, selon un de ses responsables, s’était engagée « au-delà des 500 millions USD » sur trois ans. Mais, au lieu de travailler à la réalisation des priorités des priorités et des actions d’extrême urgence, à la reconstruction de l’armée, au désarmement des rebelles qui contrôlaient encore une bonne partie du territoire, et au rapatriement de tous les mercenaires étrangers, afin de parvenir à la paix, à la sécurité et à la réconciliation  et d’encourager le développement et
la reprise économique, tout en continuant à fournir une aide humanitaire, Monsieur Faustin Archange Touadéra n’avait en tête qu’une seule idée : conserver le pouvoir.

Profitant du départ des soldats français de l’opération Sangaris et de sa rencontre avec le président Emmanuel Macron, le 25 septembre 2017, au cours de laquelle il avait demandé la levée de l’embargo sur les armes et la dotation des forces armées centrafricaines d’équipements militaires par la France, il s’était alors tourné vers la Fédération de Russie, dès octobre 2017, en prenant part au sommet de Sotchi. S’il avait bénéficié depuis 2017
de quelques exemptions accordées par l’ONU, notamment à la Russie et à la France, pour équiper des unités de l’armée centrafricaine en voie de reconstitution, l’allègement de l’embargo sur les armes, le 14 septembre 2019, par le conseil de sécurité qui, ayant voté à l’unanimité, avait autorisé à nouveau la livraison d’armes d’un calibre inférieur ou égal à 14,5 mm aux forces armées, lui avait donné l’occasion de faire appel aux mercenaires du
Groupe Wagner en Centrafrique.

En ces temps – là, les motivations et l’état d’esprit qui animaient Monsieur Faustin Archange Touadéra, avaient été interprété par le Chercheur français de l’IFRI Thierry Vircoulon dans ses notes, intitulées «Ecosystème des groupes armés en Centrafrique » et publiées en Avril 2020. « À l’instar de Patassé qui avait recouru à la Libye et de Bozizé à l’Afrique du Sud pour assurer sa protection rapprochée, le président Touadéra s’engage dans l’externalisation de sa sécurité auprès de la Russie. Mis en place à Sotchi en septembre 2017, ce partenariat repose sur le deal habituel depuis Patassé : « sécurité personnelle du président et sécurité du régime versus ressources naturelles ». Ce faisant, il a pris à contre-pieds les efforts de l’UE dans le domaine de la formation des forces de sécurité, et dans le domaine des négociations de paix. En effet, les Russes interviennent maintenant massivement dans la formation et l’accompagnement des FACA et FSI. De même alors que l’UE avait tenté de mettre de l’ordre dans les médiations internationales lors de la réunion de Bruxelles en juin 2017, les Russes s’efforcent de négocier un accord entre le gouvernement et les groupes armés via Khartoum qui ridiculiserait l’Initiative africaine soutenue par l’UE. À Bangui, on observe les prémices de l’autoritarisme présidentiel. Le petit monde politique banguissois est agité par l’antagonisme entre le président Touadéra et le président de l’Assemblée nationale, Karim Méckassoua. Cet antagonisme s’est manifesté dès l’après-élection de 2016 autour de l’application de l’article 60 de la Constitution.

Les derniers développements de cet antagonisme sont l’élection du bureau de l’Assemblée nationale au début 2018 largement influencée par le jeu des enveloppes, la dénonciation par Méckassoua d’une tentative d’empoisonnement, la pétition contre lui, etc. Tout ceci augure d’un regain de tension pendant la période pré-électorale en 2019 alors que les partis sont évanescents et que le vagabondage politique est la norme ».

Leur première action était la signature de l’Accord de Paix de Khartoum entre le gouvernement et quatorze chefs rebelles. Financée entièrement par son partenaire Evgueni Prigojine, cette rencontre visait, en réalité, à mettre le pays totalement sous coupes réglées avec le pillage systématique de ses ressources minières et forestières, et à liquider la démocratie centrafricaine, conformément à un Accord d’Etablissement dont les termes
sont restés strictement confidentiels jusqu’à ce jour. Après la Déclaration de Kamba – Kotta signée le 15 décembre 2020 par les principaux groupes rebelles signataires de l’Accord de Paix de Khartoum qui lui reprochaient son refus catégorique d’appliquer ses différents engagements et d’organiser un dialogue politique inclusif avant la tenue des élections, et l’attaque de la ville de Bangui, le 13 janvier 2021, Monsieur Faustin Archange Touadéra avait alors pris la décision de déployer jusqu’à près de 3.000 « Affreux Blancs » en Centrafrique.

Prétextant vouloir rétablir la sécurité dans le pays, il leur avait ordonné de prendre possession de toutes les zones occupées par les éléments de la Coalition des Patriotes pour le Changement, riches en ressources minières et forestières. L’ordre était clair : tuer, voler, piller, violer, incendier des villages et greniers et contraindre leurs habitants supposés soutenir les rebelles à de fréquents déplacements.

Entretemps, il avait été déclaré élu par l’ANE par seulement 17% du corps électoral à l’issue des élections groupées du 27 décembre 2020, singulièrement marquées par des actes de graves irrégularités dont l’incontestabilité avait fini par leur ôter tout critère de démocratie, de crédibilité, de sincérité, d’inclusivité, de transparence, de liberté, de justice, de droit et de résultats apaisés, et desquelles plus de 300.000 Centrafricains avait été délibérément exclus. Après avoir limogé la présidente de la cour constitutionnelle qui s’opposait farouchement à sa volonté de modification constitutionnelle, il fait adopter une nouvelle constitution qui consacre la notion de « Centrafricanité » et qui lui permet
de rester définitivement au pouvoir comme en Russie.

Dans son Rapport du 4 avril 2023 sur la situation politique, institutionnelle, socio – économique et humanitaire de la RCA, Human Right Watch a écrit ce qui suit : « La gouvernement de la République centrafricaine réprime la société civile, les médias et les partis politiques d’opposition à l’approche d’élections locales prévues en 2023. Le spectre d’un Etat unique de facto devrait susciter de graves préoccupations au sujet des risques en termes de violations des droits humains et de réduction de l’espace démocratique et de la liberté d’expression. Les diplomates et les organisations régionales devraient plaider en faveur de l’établissement d’institutions fortes pour protéger les droits humains, mais c’est au président du pays qu’incombe la plus grande responsabilité. » Fort malheureusement, au rebours de ce que nous constatons aujourd’hui au Sénégal où le report des élections, par le président Macky Sall jusqu’au – delà de la fin de son mandat, a fait et continue de soulever un tollé général de condamnations et d’appels au respect scrupuleux de la Constitution, les diplomates se sont mystérieusement et unanimement tus et ont validé l’imposture, puis reconnu le régime putschiste et anti – constitutionnel de celui que nous appelons dorénavant « L’Imposteur de Bangui ».

Alors que le peuple centrafricain avait consenti beaucoup de sacrifices dans les années 90 pour l’avènement du pluralisme démocratique avec les soutiens politiques des plus hautes autorités françaises dont Michel Roussin, en parfaite synergie avec les contenus du Discours de la Conférence de La Baule et au lendemain de la chute du mur de Berlin et de la politique d’ouverture engagée par le président Michaël Gorbatchev, depuis le 30 août
2023, la République centrafricaine a définitivement cessé d’être un Etat démocratique avec la complicité active de toutes les « Grandes Démocraties Occidentales ». Elle est devenue la Deuxième Transnistrie du monde, entièrement prise en otage par les mercenaires du Groupe Wagner et rwandais qui accordent une assurance – vie à Monsieur Faustin Archange Touadéra.

C’est dans ce contexte que, réunis le 20 janvier 2024 à Paris, les Centrafricaines et les Centrafricains de la Diaspora, après avoir décidé de ne pas reconnaître le pouvoir manifestement illégal et illégitime de Monsieur Faustin Archange Touadéra, sa constitution du 30 août 2023 et toutes les institutions nationales qui en découlent, se sont résolument engagés à user de tous les moyens pour le retour à l’ordre constitutionnel. A cet effet, un
Mémorandum a été rédigé, signé par tous les participants et adressé à des représentants nationaux des pays des Grandes Démocraties Occidentales, des organisations internationales de défense des droits de l’homme et à des Ongs. Enfin, ils ont convenu de poursuivre devant les instances judiciaires internationales Monsieur Faustin Archange Touadéra pour « crimes de haute trahison, recours à des mercenaires du Groupe Wagner et rwandais, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, arrestations arbitraires, abus et violences sexuels, appel au génocide, disparitions forcées, enlèvements et séquestrations,  meurtres, mutilations et enfumages des corps, traitements cruels et actes de torture, prise d’otages, attaques intentionnelles contre la population civile, attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, à l’éducation, persécutions des Centrafricains de confessions musulmane, guerres intercommunautaires,  incendies des villages et des greniers, vols des biens d’autrui, pillages des ressources minières et forestières, etc… »

C’est ainsi que suite à une campagne de sensibilisation et de collecte de fonds baptisée « Opération 50 Euros » lancée par un compatriote de confession musulmane, des Centrafricaines et des Centrafricains de toutes les différentes couches sociales, se sont levés comme un seul homme pour mettre la main à la poche afin de contribuer au paiement des frais de consultation d’un Avocat de renommée internationale dont le montant des honoraires était fixé de commun accord à 12.000 Euros.  Ces frais ont fait régulièrement l’objet de deux virements sur le compte du Cabinet de l’Avocat, le 28 avril 2024 et le 22 mai 2024. En retour, il nous a fait délivrer deux factures d’un montant total de 17.550 Dollars américains.

Au nom des valeurs de la transparence et de la reddition de compte, il nous a été demandé de la part du président de l’Association des 12 apôtres et disciples de les rendre publiques, tout en prenant soin de ne pas faire apparaître la partie communément appelée « Entête » où se trouvent inscrits leurs numéros. D’où cette impression d’apercevoir par deux fois la même facture ! Ce qui est normal, puisque ce sont deux factures qui portent le même montant : 6.000 Euros, soit 8.775 Dollars américains.

Jean – Paul Naïba et « Extrait de l’Aide – mémoire de l’Association des 12 apôtres et disciples »

 

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