Centrafrique : l’Imposteur de Bangui compte sur « la puissance de son armée » pour répondre à la menace de Joe Biden, selon ses communicants béninois

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BANGUI DANS LE DROIT D’UNE NOUVELLE MONTEE EN PUISSANCE POUR REPONDRE A LA MENACE SECURITAIRE DES ETATS-UNIS

 

Les autorités centrafricaines sont désormais en droit de faire valoir le principe de réciprocité dans le cadre d’une réponse proportionnée, chirurgicale et adéquate aux menaces sécuritaires que leur posent les Etats-Unis.

En effet, la violation du territoire centrafricain par les forces armées étatsuniennes constitue non seulement une attaque illégale du point de vue du droit international mais aussi une provocation contre le peuple centrafricain. La réponse du gouvernement de ce pays devrait donc prendre en compte tous ces aspects du problème posé pour y apporter une riposte énergique, efficace et ciblée.

Le premier point de réponse consiste en une attitude de protestation diplomatique. Elle repose sur les articles 1&2 de la Charte des Nations Unies qui préconise l’« égalité souveraine » des Etats parties. Ceci suppose que les États ne sont soumis à aucune instance supérieure,encore moins à aucun autre qui s’autoproclame « gendarme du monde ». En septembre 2022, c’est sur la base de ce principe que le Mali a documente un ensemble d’activités hostiles de la France sur sofin de territoire déposer sa plainte au conseil de sécurité, encore en attente de discussions.

Le deuxième est l’interpellation de l’ambassade des Etats-Unis pour lui demander des explications par rapport à la recrudescence de ces activités hostiles sur le territoire centrafricain. Cette mesure vise à recueillir le discours officiel de ce pays occidental afin d’y apporter soit une confirmation, soit un démenti. Cette démarche sert également à mieux saisir les intentions inavouées dans cette activité dangereuse et à se préparer en conséquence.

La troisième est purement sécuritaire. Il s’agit d’opérer une nouvelle montée en puissance des FACAs dans le partenariat avec la fédération de Russie ainsi que la sollicitation d’un plus grand partenariat stratégique dans le sens de la sanctuarisation du ciel centrafricain. Dans cette perspective l’Etat centrafricain se prépare à appliquer un autre principe du droit international qui est la légitime défense reconnue comme un droit naturel.

Selon la Charte des Nations Unies de 1945, Le droit à la légitime défense est un droit reconnu à tout sujet de droit international en tant que droit protecteur. Elle implique que toute Nation a le droit de se défendre sur la scène internationale contre toute menace à son intégrité.

En outre, selon la nouvelle constitution du Centrafrique, l’Etat assure la sécurité du pays et de ses ressources tant du sol, du sous-sol que du ciel. Cette disposition constitutionnelle confère au président de la République les pleins pouvoirs d’agir en faveur de la protection de l’ensemble du territoire de son pays.

Ce nouveau défi sécuritaire interpelle donc le Président Touadéra et son gouvernement dont les succès sur les différents groupes armes terroristes et leur sponsor français ne semble définitivement pas avoir fermé la page des adversités. Avec l’ouverture de qui apparait désormais comme le front des Etats-Unis, le Goliath de l’OTAN, le David centrafricain devra encore se montrer miraculeux.

Par Aristide AKAKPO ADJOVI

La Voix Diplomatique

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