CENTRAFRIQUE : L’IDEE D’ELOIGNER L’ANCIEN PRESIDENT FRANCOIS BOZIZE DU PERIMETRE DE LA RCA N’EST-ELLE PAS UNE MANIERE DE FAIRE ECHOUER LES NEGOCIATIONS DE PAIX EN FAVEUR DU PEUPLE CENTRAFRICAIN ?

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CENTRAFRIQUE : L’IDEE D’ELOIGNER L’ANCIEN PRESIDENT FRANCOIS BOZIZE DU PERIMETRE DE LA RCA N’EST-ELLE PAS UNE MANIERE DE FAIRE ECHOUER LES NEGOCIATIONS DE PAIX EN FAVEUR DU PEUPLE CENTRAFRICAIN ?

INTRODUCTION

Une sagesse Centrafricaine de portée universelle stipule que : « Pour refuser de remplir la tâche que vous confie la hache, il faut simplement la contourner par dernière ». Cette même sagesse, Monsieur Georges CLEMENCEAU, homme politique, Député, homme d’Etat Français qui combattit farouchement la politique coloniale de Jules Ferry, l’a formulée dans sa publication dans l’Aurore « j’accuse » en 1806 de cette manière : « Quand on veut échouer une négociation, on crée les commissions ».

De là, l’on comprend aisément ce qui se passe dans le monde et beaucoup plus en Afrique et singulièrement, en République Centrafricaine où, toutes les négociations pour une paix durable ont toujours échoué. Par les Accords de çi et de çà, les Ententes, les Fora tant à Bangui que dans les Capitales des Etats tiers, les panels et autres, l’on a occulté les vrais problèmes et ignorés les vrais acteurs en contournant les vraies négociations pour faire perdurer les crises dans le pays pour des intérêts, qui n’ont aucun rapport ni lien avec les souffrances les plus amères et extrêmes du peuple Centrafricain.

Aujourd’hui, après avoir refusé et négligé les ‘‘Appels au Secours au peuple Centrafricain en détresse’’ lancés aux Autorités Centrafricaines, aux Etats de la sous-région et très particulièrement, à la France et aux Etats Unis d’Amérique le 10 Mai 2020, par le Cercle des Ecrivains, Journalistes, Artistes et Chercheurs de Centrafrique (CEJACC), L’on constate avec étonnement, que des grands Etats dont les représentations auraient fait rétention des appels au secours au Peuple Centrafricain, tentent des solutions négociées avec une orientation de contournement des acteurs de premier rang de ladite négociation.

Sans sous-estimer la prise de conscience très tardive de la grande tribulation du Peuple Centrafricain par ces grandes puissances dont l’une requiert la renommée de ‘‘gendarme du monde’’ les Etats Unis et l’autre, la ‘‘Mère Patrie’’ de la République Centrafricaine, la Grande France de De-DEGAULLE, le Cercle des Ecrivains, Journalistes, Artistes et Chercheurs de Centrafrique (CEJACC), tient à rappeler ce qui suit :

a) De la vraie négociation qui conduit à la vraie Paix et une Paix Durable.

La bonne formule de négociation d’une Paix Durable parmi des peuples ou entre des frères entrés en brouilles a été édictée depuis le fondement du monde par le Créateur et est ainsi stipulée : « Venez et plaidons, dit l’Eternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine. Si vous avez la bonne volonté et si vous êtes dociles, vous mangerez les meilleures productions du pays ; Mais si vous résistez et si vous êtes rebelles, vous serez dévorés par le glaive, car la bouche de l’Eternel a parlé » Esaïe 1 : 18-20.

En marge des mobilisations nationales en cas d’agression d’un pays qui ont permis, d’une part, aux Américains d’être tous derrière leur Président pour venir à bout de Ben-Ladden, et d’autre part, aux anciens militaires, gendarmes et policiers Français de répondre présents à l’appel du Président Français Hollande pour neutraliser les terroristes qui ont attaqué la Côte d’Azur,

La formule divine de négociation ci-haut rappelée, appliquée de mains de maîtres a donné d’excellents résultats qui ont durablement instauré la paix entre :

Les Français et les Allemands depuis la réconciliation Franco-Allemande de 1958. Ces deux (02) pays durement déchirés et ensanglantés par les deux (02) guerres mondiales sont unis et soudés pour l’éternité à cause des intérêts vitaux de leurs nations et peuples respectifs ; Les TUTSI et les HUTU après le génocide de 1994 ayant massacré environ huit cent mille (800 000) TUTSI. Depuis lors, ces deux (02) ethnies forment un peuple bien soudé et assurent le développement et la stabilité de leur pays.

Sans nous étendre sur d’autres exemples qui ne manquent pas, il y a lieu de noter en lettre d’or, que cette formule de négociation libère les cœurs et les esprits de toutes velléités revanchardes et, apporte et procure une vraie paix, une paix durable parmi les peuples car fondée sur la Vérité, la Justice et l’Amour.

b)Des occasions propices rejetées ou ratées

Sans compter les différentes occasions qui ont précédé le forum de Bangui de 2015, il y a eu deux (02) bonnes occasions favorables à l’application de cette formule depuis le retour à l’ordre constitutionnel le 30 Mars 2016. Il s’agit :

Des Accords de Khartoum :

Malgré la grande disponibilité des anciens Présidents (François BOZIZE,   Michel            DOTODJIA,  Catherine                  SAMBA-PANZA             et Ferdinand NGUENDET) et celle des leaders des Partis Politiques qui ne sauraient être listés ici, de participer auxdits Accords, le Pouvoir et le Panel de l’Union Africaine pour des raisons qui ne seraient pas en liaison avec le peuple ni la nation, ont opéré un choix sélectif des participants. Conséquences, la paix peine à revenir en Centrafrique ;

Le Dialogue proposé par la feuille de route de Luanda

Afin de ramener la paix en Centrafrique, le Médiateur, les garants et facilitateurs ont prévu sur la feuille de route remise au Pouvoir de Bangui, l’organisation et la tenue peu importe le lieu, d’un dialogue politique réunissant toutes les sensibilités nationales.

C’était là encore, une occasion idéale d’expérimenter la formule divine ci-dessus rappelée. Malheureusement, pour des raisons sans liens avec le peuple et la nation, ceux qui avaient des comptes personnels à régler avec l’ancien Président François BOZIZE ont pesé de tous leurs poids pour que ce dialogue soit ce qu’il a été avec les résultats que l’on sait. Les crises sont en continuation quoi que l’on dise.

c) Des appels au Secours au Peuple Centrafricain en détresse

Ayant pris la juste mesure des désastres qui semblent avoir replongé le peuple dans une nouvelle servitude à l’ère de la démocratie et, ayant constaté le rétrécissement du territoire national dû à l’occupation des zones par les groupes armés, la maladresse et la confusion des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) avec leurs actions sur les populations qui n’étaient pas très loin d’un génocide, Le Cercle des Ecrivains, Journalistes, Artistes et Chercheurs de Centrafrique (CEJACC), ayant analysé tous ces aspects en onze (11) pages sous le timbre d’un ‘‘Appel au Secours au Peuple Centrafricain en Détresse’’ le 10 Mai 2020, avait pris soin, d’envoyer cette analyse aux Institutions et Ambassades et très particulièrement à ceux dont le secours est plus qu’attendu par le peuple dont :

Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat par courrier n° 0049 du 18 Mai 2020. En tant que garant de tout ce qui touche à la vie de la nation et celle du peuple, il a le plein pouvoir d’explorer tous les moyens que lui confère la Constitution en cas d’agression du pays par des mercenaires. Les dispositions de l’article 29 de la Constitution du 30 Mars 2016 qui ont pris en compte les Accords de défense signés en 1960 et ceux de Coopération militaire signés en 1966 entre la France et la République Centrafricaine restent encore en vigueur.

La France par le biais de son Ambassade par lettre n° 0047 du 10 Mai 2020 en lui rappelant le ferme engagement du Général DE-GAULLE pris au nom des Français en faveur des peuples qui ont vécu sous le drapeau français en détresse et qui disait :

« En Afrique Française, comme dans tous les territoires où les hommes vivent sous notre drapeau, il n’y aurait aucun progrès qui soit progrès, si les hommes, sur leur terre nationale n’en profitent pas moralement et matériellement, s’ils pouvaient s’élever peu à peu jusqu’au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires. C’est le devoir de la France de faire en sorte qu’il en soit ainsi ».

Les Etats unis d’Amérique via leur Ambassade par lettre n° 0048 du 18 Mai 2020 en leur rappelant la position de leur Président Henri TRUMAN par rapport aux peuples soumis à la misère et qui, le 11 Mars 1947 disait : « Les semences des régimes totalitaires sont nourries par la misère et le dénuement. Ces peuples libres du monde attendent que nous les aidions à sauvegarder leurs libertés ».

Cet appel étant lancé par une organisation pauvre sans doute, n’a pas eu d’écho auprès du Père de la Nation Centrafricaine ni des pays d’Afrique moins encore, des grandes puissances qui refont aujourd’hui surface après trois années pour la même alerte ayant entraîné de dégâts matériels, humains et financiers énormes comme dit l’ECCLESIASTE 2 : 16 : « J’ai dit : La sagesse vaut mieux que la force, cependant, la sagesse du pauvre est méprisée, et ses paroles ne sont pas écoutées ».

d)Du projet des Etats Unis de déplacer l’ancien Président François BOZIZE pour le Congo ou la Guinée Bissau.

L’espace communicationnel est inondé ces derniers temps de commentaires, analyses, prises de positions, accusations et contre accusations aussi bien des Centrafricains que de non Centrafricains mais, des Africains biens entendus, autour du déplacement de l’ancien Président François BOZIZE du Tchad vers le Congo ou la Guinée Bissau comme solution du retour de la paix en Centrafrique et, comme condition d’une aide multiforme au Pouvoir en place.

Sans porter de jugements sur les avis des uns et des autres, et, sans être pessimiste, le Cercle des Ecrivains, Journalistes, Artistes et Chercheurs de Centrafrique (CEJACC), estime avec conviction, que si cette hypothèse étant avérée, car il n’y a jamais eu de fumée sans feu, ce serait la pire manière de faire échouer les négociations de paix et donc, une autre façon de faire perdurer les crises en Centrafrique. Dieu Seul sait au profit de qui, et pour quelles raisons !

Mais, agir dans le sens inverse, c’est-à-dire, rapprocher l’ancien Président François BOZIZE du Président en fonction, Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, pour qu’ils se parlent, se rappellent comment ils ont travaillé cinq (05) années durant ensemble pour le bonheur de ce pays et de son peuple ; pour qu’ils remercient ensemble Dieu pour leurs avoir épargné la vie lors des assauts de la SELEKA, pour qu’ils prennent ensemble la décision de sauver ce qui reste du peuple et de la nation, Ce serait alors, mais bien alors, la fin des excitations, des injures, des manipulations, provocations en un mot, des crises. Car, certains manipulateurs qui attisent le feu, disparaîtront, d’autres se repentiront. Et, la République Centrafricaine aura prouvé aux yeux du monde, que Dieu ne ment pas et ne mentira jamais. Et, que l’histoire du retour de l’enfant prodigue est certaine. La Paix et la vraie Paix durable sera alors restaurée en République Centrafricaine. Ce serait aussi le début de l’ère de l’alternance politique très démocratique…

e) De ce que l’on peut conseiller

Qu’il s’agisse d’une simple rumeur, de l’intoxication ou d’une vérité manipulée, le Cercle des Ecrivains, Journalistes, Artistes et Chercheurs de Centrafrique (CEJACC), tout en rappelant pour mémoire, que le Président SADDAM HUSAYN en Iraq, les Talibans en Afghanistan, Charles TAYLOR au Libéria ont connu ce type de message à leurs dépens, voudrait humblement conseiller aux Centrafricaines et Centrafricains :

De la prudence et de la sagesse dans ce genre de situation car il s’agit des questions qui se règlent d’Etat à Etat et non dans la rue et par la rue ;

De la responsabilité, de l’efficacité et de la compétence pour assumer, gérer et défendre les intérêts de l’Etat et ceux du peuple Centrafricains en temps réels et suivant les normes requises ;

Du courage, de la hauteur, de la détermination, de la probité pour dire les choses telles qu’elles se présentent, telles qu’elles se font pour éviter toutes sortes de désinformations nuisibles au pays et au peuple ;

De l’humilité, de la pondération et de la modération pour savoir apprendre et comprendre les mécanismes qui permettent d’assurer efficacement les différentes tâches et fonctions dans l’intérêt du peuple et de celui de la nation…

De la sincérité, du bon sens et de l’honnêteté à tous ceux qui ont mis le feu au pays depuis 2002 à maintenant et qui jouent aux accusateurs de faire leurs mea-culpa au risque de voir l’épée de Dieu s’abattre continuellement sur le pays. car, celui « qui tue par l’épée périt par l’épée ».

En somme et en guise de conclusion, il importe simplement de rappeler et de préciser qu’aussi longtemps que le soleil continuera de se lever à l’Est pour se coucher à l’Ouest, les fondements divins qui fixent et déterminent le fonctionnement des différentes structures de la vie ne changeront pas. Ils doivent être compris et appliqués avec le plus grand soin comme le font ceux que nous qualifions de pays développés.

Les violer ou les ignorer suivant notre orgueil personnel, notre ignorance naturelle ou les inclinations corrompues de notre cœur, c’est ouvrir la vanne à toutes les barbaries et abominations qui s’abattent sur les pays et les peuples. Cela est valable pour les pays colonisés que pour les pays colonisateurs.

A titre d’illustration l’on peut citer pour édification :

L’Apôtre Paul qui déclare : « Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave quoi que maître de tout ; mais il est sous des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père » Galates 4 : 1-2

Aux Centrafricains d’apprécier si nous ne sommes vraiment pas esclave malgré l’immensité de richesses que Dieu nous a données en héritage. Nous demeurons enfants parce que nous violons les fondements prescrits, nous ne nous aimons pas et n’aimons pas notre pays. nous ne disons jamais la Vérité.

Barthélemy BOGANDA déclarait le 05 Octobre 1957 à la tribune de l’Assemblée Territoriale de l’Oubangui : « La non-exécution des lois de la République et des engagements pris par le gouvernement français a fait perdre à la France en moins de dix ((10) ans, la Syrie, les Comptoirs des Indes, l’Indochine française et aujourd’hui l’Afrique du Nord. ».

Aux Français de savoir tirer les leçons de la Politique qu’ils mènent en faveur de leurs anciennes colonies dont ils tentent la reconquête sous d’autres formes aujourd’hui.

Il est temps, et le temps est venu pour que les Centrafricains reviennent à la raison pour suivre les voies simples et toutes tracées qui mènent à la paix, à la stabilité et à la prospérité. Il est aussi temps, que les Centrafricains se souviennent des sages conseils des grands hommes d’Etats, les feux et respectables (Paix à leurs âmes) :

OMAR BONGO que nous avions fatigué et qui ne cessait de nous dire que : « Le peuple, c’est mon miroir. Quand le peuple crie, c’est qu’il a soif ou il a faim… » ;

Amadou TOUMANI-TOURE qui ne tarissait pas de nous exhorter à taire nos divergences nous disant que : « Quand l’incendie sort de l’eau, il est très dangereux et fait trop de ravage et difficile à éteindre ».

Oui, les crises en continuation étant nées et entretenues par les Centrafricains mêmes, il nous revient de les éteindre par les désarmements de nos cœurs et de nos esprits. Aussi, les dirigeants ont-ils l’impérieux devoir d’écouter les cris des Centrafricains dont certains ont faim, soif, et d’autres, sont malades ou ont besoin de paix, de travail, de liberté, de route, d’écoles et autres et d’y apporter des réponses progressives soient-elles.

Pour le CEJACC

Le Coordonnateur National

Elie OUEIFIO

 

 

 

 

 

 

 

Elie OUEIFIO

 

 

 

 

 

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