Centrafrique : l’hôpital sous – préfectoral de Yaloké, le vrai visage du bilan de Touadéra dans le domaine de la santé publique

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Yaloké : l’hôpital secondaire confronté à d’énormes difficultés

A Yaloké dans l’Ombella-Mpoko, l’hôpital secondaire est confronté à de multiples problèmes pour répondre aux besoins sanitaires de la population. En cause, le manque de personnels qualifiés, de médicaments et de lits d’hospitalisation. Tous plaident pour une amélioration de conditions de travail.

Estimée à près de 65 mille habitants, l’accès au soin médical à Yaloké reste un défi pour la population de Yaloké. L’hôpital de la ville ne dispose pas d’un stock de médicaments pour les maladies souvent graves. Les patients sont parfois obligés d’acheter les médicaments de la rue, conservés dans des conditions peu recommandées. Dans cette infrastructure sanitaire, il n’y a que 18 lits répartis dans les différents services notamment de la maternité, pédiatrie et chirurgie.

« Il n’y pas assez de personnel soignant ici. C’est tout ce qui rend difficile notre traitement médical à l’hôpital. Il nous est même difficile de nous procurer des médicaments de qualité. C’est notre préoccupation si le département de la santé peut nous envoyer des médecins qualifiés à Yaloké », souhaite Dorine, une habitante de Yaloké.

Un service pédiatrique mal équipé

Les responsables de l’hôpital reconnaissent ces difficultés. En raison du manque d’une équipe médicale qualifiée, le service pédiatrique tourne au ralenti et ne répond pas efficacement aux demandes des patients, selon Alain prospère Ouafio, assistant du responsable de la pédiatrie.

« Le service de la pédiatrie est vraiment sensible et il faut beaucoup plus d’attention dans le traitement des malades. Nous accueillons tous les jours un nombre important de malades et, parfois, nous ne pouvons pas tous les traiter. Nous leur demandons de patienter ou de revenir un autre jour. Nous n’avons pas de lits pour hospitaliser les enfants car puisque nous n’avons aucun plateau technique pour le faire », fait-il savoir.

Un élève médecin en stage se plaint aussi de ces défaillances. Il plaide pour une action du gouvernement pour soulager la population dont la majorité est pauvre.

« On ne peut pas faire une intervention chirurgicale faute de matériels médicaux. Même pour avoir les médicaments, on est obligés d’envoyer les ordonnances à Bangui, ce qui nous pose de retard dans le suivi de nos patients. La capacité d’accueil ne répond pas aux besoins de la population. Si les autorités peuvent faire quelque chose dans ce sens, cela nous aiderait », note ce dernier.

En plus de ces difficultés en termes d’infrastructures, l’unique ambulance de l’hôpital est en panne et l’évacuation sanitaire d’urgence pose également problème.

 

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