CENTRAFRIQUE : LES TRAVAILLEURS ACCUSENT LE GOUVERNEMENT NGRÉBADA DE VIOLATION DE LA LIBERTÉ SYNDICALE ET MENACENT…

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Dans un post publié le lundi 1er avril dernier sur son compte facebook peu avant midi, Firmin Zoh Ponguélé, Secrétaire général de la très responsable et patriotique centrale syndicale GSTC, rapporte ceci :
« Le GSTC a été empêché le matin du lundi 1er avril 2019 de marcher par les forces de défense et de sécurité aux ordres du pouvoir de Bangui. Ces éléments ont bouclé très tôt le matin la Bourse de travail. Ils ont poursuivi les manifestants jusqu’au Centre national de basket-ball Martin Ngoko.
Le GSTC a décidé de saisir le BIT et le Tribunal Administratif pour protester contre cette entrave à la liberté syndicale.
Il a aussi déclaré ne pas renoncer à la marche dans les prochains jours. A cet effet, il mettra en place une stratégie plus robuste.
Le pouvoir de Bangui applique la politique de ‘’deux poids, deux mesures’’: il laisse ses partisans faire les marches et empêche aux autres ».
Interrogé par notre rédaction le jour même de l’incident, le leader syndical a déclaré qu’il était avec ses camarades syndicalistes, syndiqués et plusieurs travailleurs très choqués par ce comportement du gouvernement. Ils étaient en train de faire le point de la situation avant d’aviser par un communiqué ou un point de presse.
« Si les marcheurs étaient armés que les autorités allaient les laisser faire comme à Alindao, Ippy, Batangafo, Bambari, Bria, Kaga-Bandoro, Koundé, Gbokolobo, Koui, Bocaranga, Ngaoundaye, etc. Mais l’attitude du gouvernement risque de pousser les travailleurs à radicaliser leur position, en optant cette fois-ci pour une grève générale illimitée », déclare un des marcheurs éconduits.
Il y a lieu de craindre dorénavant un bras de fer entre le gouvernement et les syndicats qui réclament, faut-il le rappeler:
1-l’augmentation des salaires et pensions;
2-le paiement d’un seul trait du reliquat des 10 mois d’arriérés de salaires de 2002 (argent déjà remis au gouvernement par les partenaires financiers depuis fin décembre 2018;
3-la publication du décret d’application du Statut général de la Fonction publique;
4-le recrutement des jeunes diplômés.
Affaire à suivre.
Par Mesmin Madidé-Aladila
Source: MEDIAS+

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