Centrafrique : les partis politiques institués en France – Europe dénoncent l’exclusion des Centrafricains de la Diapora et des Réfugiés et interpellent la communauté internationale

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Le vendredi 18 septembre 2020 s’est tenue à l’Hôtel Holiday Inn Express à Paris, Canal de la Villette, 68 Quai de la Seine, une importante réunion dans le cadre des préparatifs des élections du 27 décembre 2020, animée par la présidente de l’ANE Marie Madeleine Hoornaert N’Kouet qu’assistait une équipe d’experts arrivés de Bangui quelques jours plus tôt. L’ordre du jour portait sur la mise en place du démembrement local et l’enrôlement des Centrafricains de France – Europe sur les listes électorales.

De l’examen des différents échanges et débats, il en est ressorti que faisant suite à l’installation des membres du démembrement, les opérations d’inscriptions débuteront le 19 septembre 2020 uniquement dans les locaux de notre ambassade sise dans la capitale française et prendront fin le 30 septembre 2020. En dépit de l’insistance des représentants des partis politiques présents à cette rencontre tendant à obtenir la création d’autres structures de l’ANE à Lyon, Nantes, Orléans, Bordeaux, et à Lille en vue de faciliter l’enrôlement massif de nos compatriotes, d’une part, et malgré l’engagement pris par la présidente de l’ANE, d’autre part, pour revenir vers ces derniers 48 heures plus tard et donner une éventuelle réponse à leur demande, il nous a été donné de constater avec beaucoup d’amertume et forts regrets que finalement aucune disposition n’a été prise aux fins de permettre aux Centrafricains de la Diaspora d’exercer en toute dignité leurs droits et leurs devoirs civiques. Pis, le processus a effectivement commencé le samedi 19 septembre 2020, sans aucune réaction de la part de la présidente de l’ANE.

Fort de ce qui précède, considérant que conformément aux dispositions de l’article 30 de la Constitution du 30 mars 2016, « les centrafricains des deux sexes, âgés de dix-huit (18) ans révolus et jouissant de leur droits civiques sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi »,  qu’au regard des dispositions de l’article 14 du Code Electoral, un (1) mois avant le démarrage des opérations d’inscription, l’ANE arrête la composition des comités d’inscription et précise leurs attributions, et qu’un délai de vingt –et- un (21) jours est donné à tout électeur pour s’inscrire  ;

Constatant que le démembrement local de l’ANE de France – Europe a été mis en place à la veille des opérations d’enrôlement pour un délai de onze (11) jours dans un seul centre à Paris, et que par conséquent la majorité des Centrafricains se trouvant en France et en Europe, ne pourront ni se déplacer, du fait de l’éloignement et des coûts de transports, ni disposer du temps matériel nécessaire à leur inscription ;

Et déduisant donc des dysfonctionnements sus – évoqués, la volonté manifeste et réelle des autorités de l’ANE et du pouvoir de Bangui d’exclure du processus électoral une majeure partie de ressortissants centrafricains vivant en Europe et à l’étranger en tant que réfugiés, en raison de leurs prises de positions politiques jugées « souvent trop critiques et trop gênantes » sur la situation socio – politique du pays, alors que dans le même des sujets n’ayant pas la nationalité centrafricaine et des mercenaires, à l’exemple du nigérien Ali Darass de l’UPC dont l’enrôlement s’est fait à grand coup de publicité et de tapage médiatique organisé par le gouvernement, sont autorisés à s’inscrire sur les listes électorales, en totale méconnaissance des dispositions légales ;

Les représentants des partis politiques centrafricains légalement institués en France – Europe, réunis le lundi 21 septembre 2020, ont décidé de ce qui suit :

  • dénoncent vigoureusement cet acte de violation de la constitution et du code électoral ;
  • demandent instamment au gouvernement du premier ministre Firmin Ngrébada de surseoir dans les meilleurs délais à cette mascarade d’inscription en cours sur les listes électorales dans les locaux de notre ambassade à Paris ;
  • et conjurent enfin d’interpeller formellement dans les tout prochaines heures les institutions internationales, continentales, régionales et sous – régionales, telles que l’Onu, l’Ue, l’Ua, la Cour Africaine des Droits de l’Homme, la Ceeac et la Cemac sur ces graves entorses à notre Constitution et à la Démocratie.

Affaire à suivre….!

La rédaction

 

 

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