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INTERNATIONAL
RUSSIE

La Russie annonce le début du retrait de ses troupes près de l’Ukraine
Dans un autre signe apparent de désescalade, le président russe Vladimir Poutine s’est dit prêt à recevoir son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à Moscou.

Le Monde avec AFP
Publié aujourd’hui à 15h55, mis à jour à 20h02
Temps de Lecture 2 min.

Selon le ministère de la défense russe, ces manœuvres en mer Noire et en Crimée ont mobilisé « plus de 10 000 militaires ».

Selon le ministère de la défense russe, ces manœuvres en mer Noire et en Crimée ont mobilisé « plus de 10 000 militaires ». AP
La Russie, jugeant ses exercices terminés, a annoncé, jeudi 22 avril, qu’elle amorcerait vendredi le retrait de ses troupes massées près de l’Ukraine et en Crimée annexée, une présence militaire qui inquiétait l’Occident et Kiev.

Dans un autre signe apparent de désescalade, le président russe, Vladimir Poutine, a dit être prêt à recevoir « à n’importe quel moment » son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Moscou pour parler des relations bilatérales délétères entre leurs deux pays. Il l’a toutefois renvoyé vers les séparatistes pour parler du règlement du conflit dans l’Est, qui connaît une flambée de violences depuis le début de l’année.

La présence de ces dizaines de milliers de soldats près de l’Ukraine, qui combat depuis 2014 des séparatistes prorusses dans l’est du pays, a grandement alimenté les tensions entre Moscou, Kiev et les Occidentaux et donné lieu à des passes d’armes verbales.

L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a pris note de l’annonce du retrait des soldats russes mais « reste vigilante », a déclaré un de ses responsables. « Toute mesure de désescalade de la part de la Russie serait importante et aurait dû être prise depuis longtemps. (…) Nous continuons d’appeler la Russie à retirer toutes ses forces du territoire ukrainien », a-t-il affirmé dans un communiqué.

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M. Zelensky s’est, lui aussi, dit satisfait de ce retrait, estimant qu’il conduisait à « une réduction proportionnelle de la tension » tout en assurant que son pays « rest[ait] vigilant ».

Objectifs « pleinement atteints »
« Les troupes ont démontré leur capacité à assurer une défense fiable du pays. J’ai donc décidé d’achever les activités d’inspection dans les districts militaires du Sud et de l’Ouest », frontaliers de l’Ukraine, a avait déclaré précédemment dans la journée, le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou.

Estimant les objectifs de ces manœuvres de grande ampleur « pleinement atteints », il a ordonné le « retour des troupes vers leurs points de déploiement permanents » à partir de vendredi. Les soldats déployés en Crimée partiront, eux, d’ici au 1er mai, a-t-il ajouté.

M. Choïgou était arrivé quelques heures plutôt en Crimée, péninsule annexée par la Russie en 2014, pour assister aux exercices militaires, en plein pic de tensions avec Kiev et les Occidentaux dans la région. Selon le ministère de la défense, ces manœuvres ont mobilisé « plus de 10 000 militaires » et « plus de 1 200 pièces d’équipement », parmi lesquelles plus de « 40 navires de guerre et 20 bateaux de soutien ».

La Russie avait multiplié ces derniers jours les exercices en mer Noire et en Crimée, après avoir déployé ces trois dernières semaines des dizaines de milliers de troupes aux frontières de l’Ukraine, avec laquelle les relations sont tendues depuis 2014.

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La semaine dernière, la Russie a annoncé limiter pendant six mois la navigation de navires militaires et officiels étrangers dans trois zones au large de la Crimée. Cette mesure a été dénoncée comme une « escalade » par Washington et considérée comme « une évolution hautement préoccupante » par l’Union européenne. L’OTAN a également exigé que Moscou garantisse « le libre accès » aux ports ukrainiens dans la région.

Kiev, qui combat dans l’Est des séparatistes prorusses, avait dit craindre une invasion visant à la « détruire ». Moscou avait pour sa part assuré « ne menacer personne », tout en dénonçant les « provocations » de Kiev et les activités « menaçantes » de l’OTAN à ses frontières.

Le Monde avec AFP

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