Centrafrique : les en – dessous de la mobilisation des écoliers par Touadéra

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« QUE CACHE LE RETRAIT DE LA MINUSCA DES THÉÂTRES DES OPÉRATIONS ? CE QUE TOUADERA SAIT MAIS QU’IL NE VEUT PAS SES PARTISANS SACHENT
1. Quand le mercredi 10 février 2021 le Lieutenant-Colonel Abdel Aziz FALL, porte-parole des forces MILITAIRES onusiennes en Centrafrique, déclarait aux médias locaux que désormais la MINUSCA se retirait définitivement des théâtres des opérations, les caciques du pouvoir ont aussitôt compris le véritable sens de ce retrait, de ce changement de stratégie de leur fidèle soutien de toujours. Ils comprenaient qu’ils venaient de perdre le combat diplomatique face à l’opposition démocratique centrafricaine qui opérait dans l’ombre sans bruit.
2. En effet, le patron de la MINUSCA, Mankeur NDIAYE, soutien indéfectible avec l’Ambassadrice de l’Union Européenne en RCA, Samuéla ISOPI, mais pour des raisons différentes, du Président Illégitime Faustin Archange TOUADERA mettait à la disposition de ce dernier les forces militaires onusiennes pour lui assurer son maintien au pouvoir par tous les moyens, quitte à violer la Constitution et à museler l’opposition démocratique. Cette attitude partisane du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RCA a été rapportée de façon circonstanciée aux Conseil de Sécurité des Nations Unies à travers le lobbying efficace de l’opposition démocratique.
3. Ainsi, suite aux nombreuses pertes en vies humaines des casques bleus les pays contributeurs qui ont le plus été touché ont pesté avec véhémence contre les Mankeur NDIAYE auprès de son patron le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio GUTERRES. Certains comme le Burundi ne souhaitant même plus que leurs hommes se retrouvent sur les théâtres des opérations.
4. D’autres pays comme le Gabon haussant le ton, du fait de la perte en vies humaines au sein de leur contingent. Le 3 Février 2021, nous apprenions sur le site internet de Gabon Review sous la plume du journaliste Griffin ONDO NZUEY qu’ « après plus d’une année de présence ininterrompue sur le terrain, les éléments gabonais seraient sur le point de rentrer au bercail. SELON L’AGENCE GABONAISE DE PRESSE (AGP), LEUR RETOUR A LIBREVILLE EST PRÉVU POUR LE 16 FEVRIER, POUR CE QUI EST DE LA PREMIÈRE VAGUE. Il s’agira notamment de «36 éléments, parmi ceux qui étaient basés à Alindao, le quartier général de l’armée gabonaise, ainsi que 50 soldats en provenance de Mobay et 50 autres issus du site de Pombolo», précise l’agence publique qui ajoute que LA SECONDE VAGUE QUANT A ELLE ARRIVERA A LIBREVILLE AU COURS DU MOIS DE MARS PROCHAIN ».
5. C’était un signe pour ceux qui savent lire entre les lignes. C’est donc tout naturellement qu’à la suite du Lieutenant-Colonel Abdel Aziz FALL, Porte-Parole des forces militaires de la MINUSCA, Vladimir MONTEIRO le Porte-Parole de la MINUSCA confirme à son tour le changement de cap, le virage à 180° des Nations Unies en RCA. C’est ce que rapporte le journal en ligne ivoirien YECLO sous la plume de Léo Gustave le vendredi 12 février 2021 où nous pouvons lire ceci : « Au cours de la conférence de presse hebdomadaire tenue mercredi 10 février 2021 à Bangui, M. Monteiro, a fait savoir que LA MINUSCA CONTINUERA A APPORTER AU GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN SON SOUTIEN POLITIQUE ET TECHNIQUE, SEULE VOIE POUR CONDUIRE LE PAYS VERS LA PAIX ».
En somme TOUADERA peut compter sur la MINUSCA pour les questions politiques et techniques [pour organiser le DIALOGUE] mais pour ce qui est de la guerre, ce n’est plus la peine de la déranger pour ça. Qu’il se débrouille avec ses mercenaires. Le fort lobbying de l’opposition démocratique auprès des Nations Unies et des pays contributeurs de la MINUSCA pour que celle-ci cesse de combattre côte à côte avec les mercenaires russo-rwandais a porté ses fruits. De bons fruits.
6. Cette première étape réussie, il restait une deuxième toute aussi importante. Il est dit que les mercenaires rwandais ont été envoyés en RCA par le Président Paul KAGAMÉ prétendument pour assurer la sécurité du contingent rwandais de la MINUSCA. L’article publié par l’agence de presse chinoise XINHUA du 9 Février 2021 qui revenait sur les propos du Ministre rwandais de la Coopération Internationale qui recevait à Kigali la Ministre centrafricaine des Affaires Etrangères ne dit pas autre chose : « Le Rwanda est actuellement l’un des plus importants contributeurs de troupes à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA) (…). IL A DÉPLOYÉ UNE FORCE DE PROTECTION EN RCA POUR ASSURER LA SÉCURITÉ DES TROUPES DE MAINTIEN DE LA PAIX DE L’ONU (…) ».
7. Mais à partir du moment où la MINUSCA a pris décision de ne plus engager les forces onusiennes dans les combats, la raison d’être de la présence sur le sol centrafricain des mercenaires rwandais n’existe plus. Ces mercenaires rwandais, pour le bien des Centrafricains, doivent donc quitter le territoire centrafricain sans délai pour retourner au Rwanda. La majorité des 15 membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies entendent bien cet argument de l’opposition démocratique. Au point que les débats actuels au sein du Conseil de Sécurité tournent quasi-exclusivement autour du retrait des mercenaires rwandais mais aussi bien évidemment ceux russes de WAGNER.
8. L’offensive diplomatique de l’opposition démocratique permettra d’éclaircir ainsi le terrain militaire en retirant les mercenaires russo-rwandais experts en exactions, crimes de guerre et crimes contre l’humanité sur les populations civiles centrafricaines. D’ailleurs toutes ces atrocités qu’ils ont perpétré ici ont été soigneusement documentées et remises aux différentes organisations non-gouvernementales de défense des droits de l’Homme. Ainsi, on comprend que le retrait de la MINUSCA n’est qu’un prélude au retrait DÉFINITIF des mercenaires gouvernementaux. Le pouvoir réduit à ses forces de défense et de sécurité dont il nous vantait il y a peu encore la montée en puissance serait alors, sauf à vouloir se suicider, dans l’obligation vitale d’aller au DIALOGUE.
9. L’on comprend alors pourquoi dans cette perspective insoutenable les caciques du pouvoir dépassés par les événements ont instrumentalisé des écoliers mineurs de moins de 13 ans pour organiser une marche le samedi 13 Février 2021, non pas pour soutenir les FACA comme ils l’avancent hypocritement, mais surtout et avant tout pour soutenir les mercenaires russo-rwandais. Et cela dans lut but (vain) d’essayer de montrer à la communauté internationale que le « peuple » centrafricain ferait bloc derrière ces mercenaires gouvernementaux. Peine perdue car ce type combat de haut vol se joue EXCLUSIVEMENT dans les salons feutrés des chancelleries et des organisations internationales et non pas dans la rue.
10. Deuxième étape en cours de téléchargement, retrait des mercenaires gouvernementaux bien engagé. Dégagement de la voie royale pour….le Dialogue. »
Fari Tahéruka SHABAZZ

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