Centrafrique : les en – dessous de la crise d’électricité en cours…..

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D’une manière générale, le secteur de l’électricité est caractérisé par des infrastructures inadéquates, un cadre politique et réglementaire faible ainsi qu’un service public qui peine à recouvrer ses coûts et donc à maintenir et développer ses services. Seule 14,3 % de la population centrafricaine a accès à l’électricité, avec des taux allant d’environ 35 % à Bangui à environ 0,4 % dans les zones rurales. Concernant  l’offre des services de santé, elle se caractérise par une pénurie d’agents de santé, d’infrastructures, d’équipements médicaux, associée à des difficultés d’accès physique ; l’absence d’une chaîne d’approvisionnement nationale fonctionnelle pour livrer efficacement les médicaments et les fournitures médicales ; ainsi qu’une couverture limitée des interventions communautaires pour promouvoir la santé, prévenir et traiter les maladies parmi les populations les plus reculées et les plus vulnérables.

Si, le personnel de santé est entré en grève depuis ce jeudi 09 février 2023 pour exiger plus d’améliorations des conditions de travail, ce qui a provoqué déjà plus d’une dizaine de morts, après de violentes tempêtes qui se sont abattues sur la capitale centrafricaine, il y a plusieurs jours, une grosse panne d’électricité a été déclarée au niveau des centrales hydrauliques de Boali 2. Depuis lors, les conséquences de cette interruption de courant commencent à se faire sentir à Bangui, à la maison, au travail ou encore dans l’espace public et dans les petites fabriques. Les services publics et l’économie centrafricaine sont aussi victimes de l’effet de la perturbation  de la distribution de l’électricité dans la capitale. Face à une crise qui n’est pas prête de prendre fin, presque tout tourne au ralenti  à telle enseigne que les petites fabriques sont obligées de recourir à des générateurs pour tenter de tenir leurs journées. Dans les foyers, le recours aux panneaux solaires est devenu la règle.

Ce qui est révoltant et inadmissible, c’est que les autorités en charge de la gestion de l’électricité se refusent de dire la vérité au peuple centrafricain et semble s’auto-satisfaire en racontant de grossiers mensonges au peuple et à tout venant. A en croire que les Centrafricains seraient tous devenus tout d’un coup des demeurés. En effet, celles – ci trouvent leurs plaisirs tous les jours dans leurs sorties médiatiques de faire ingurgiter à leur assistance des contre- vérités en lieu et place des vraies raisons de rupture d’approvisionnement en courant.

« Tout ce qui se passe en ce moment n’est que mensonge et fourberie. Les vraies raisons de perturbations en électricité de ces jours sont purement techniques et les autorités en charge de l’énergie sont responsables de cette situation. Des fonds de l’ordre des milliards ont été débloqués pour les travaux de renforcement des capacités de l’ENERCA . Malheureusement ces fonds ont été détournés de manière stratosphérique par les gestionnaires. Les Chinois qui avaient le marché ont alors livré des machines de qualités inférieures qui ont rapidement lâché. De « vraies chinoiseries « . Les interventions du directeur général de l’ENERCA Patient Bendima, et du ministre de l’Énergie et des ressources hydrauliques Arthur Bertrand Piri, sur les ondes comme quoi ce sont les chinois qui doivent intervenir sur ces machines en panne pour leurs réparations ne sont que des mensonges. Aucun chinois ne viendra pour réparer ces machines. Après la panne, les ingénieurs centrafricains dans un premier temps ont refusé d’intervenir parce qu’ils sont au courant de la supercherie et du manque de confiance de leur hiérarchie à leur égard. Mais face à la souffrance des populations, ils ont révisé leurs positions », a affirmé un cadre de l’Enerca qui a requis l’anonymat.

Alors, qu’en disent donc Patient Bendima et Arthur Bertrand Piri ?

La rédaction

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