Centrafrique : les actes de siphonnages des listes électorales constatés à Kaga – Bandoro

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Alors qu’il nous a été rapporté de sources indépendantes locales que trois (3) agents – recenseurs ont été pris en otage, le 3 août 2020, au village Koundé situé à 32 Km de Bozoum sur l’axe Bouar et leurs appareils confisqués par des éléments lourdement armés, appartenant au mouvement de 3R de Siddiki Abbas, ministre – conseiller à la primature en charge de la sécurité de la région Nord – ouest, sans que nous n’ayons pu avoir de leurs nouvelles, depuis lors, de Kaga – Bandoro, chef – lieu de la préfecture de la Nana – Gribizi dans le Centre – Nord de la République centrafricaine, les informations qui nous sont parvenues, passent pour très alarmistes. En d’autres termes, elles témoignent et confirment à plus d’un titre les pratiques de tripatouillages des listes électorales, minutieusement conçues et mises en œuvre par Mme Marie – Madeleine Hoornaert N’KOUET aux bons soins du Gangster de Boy – Rabé. Il s’agit ici d’éviter de surcharger le fichier électoral des votants des listes émanant des régions jugées par l’ANE trop défavorables au mathématicien de Boy – Rabé.

Si, effectivement, à Batangafo dans la préfecture de l’Ouham, les représentants du MCU ont opté pour la distribution aux villageois des vieux billets de 500 Fcfa et la remise des sandales et des pagnes à l’effigie d’un certain Touadéra qui les a livrés durant cinq (5) bonnes et dures années, à la merci de son partenaire Mahamat Al – Katim du MPC afin de les inciter à l’enrôlement – ce qu’ils prennent, mais refusent d’aller s’inscrire, tout en faisant savoir à leurs donateurs que leur candidat, c’est bel et bien Bozizé – dans la capitale du pays des Mandja, les opérations se font au compte – gouttes, du fait des mercenaires à la solde d’un certain Mahamat Al – Katim du MPC qui ont érigé des barrières illégales sur tous les axes menant à la ville.

Ainsi donc, les habitants des communes limitrophes de la sous – préfecture de Kaga – Bandoro, à savoir Nana – Outa, Grévaï – Pamia, Ndenga, Boto, Kaga – Bandoro, et ceux de la commune des Mbrès doivent parcourir plusieurs kilomètres à pied pendant des jours pour venir accomplir ce qui n’est qu’un devoir civique et citoyen, sans oublier les formalités de route à verser aux agents du mercenaire tchadien à chaque barrière, et les coupeurs de route. Ce qui ne devrait pas être une corvée n’a d’égal aujourd’hui que les humiliants, dégradants et inhumains actes de portage, de collecte du caoutchouc et de paiement de l’impôt « per capita », auxquels étaient soumis  pendant la colonisation nos grands – parents, nos ancêtres et nos aïeux de la part des administrateurs coloniaux, sur leur propre terre.

Plus de 60 après notre accession à l’indépendance, nos populations vivent encore au quotidien ces mêmes actes d’humiliations, de persécutions et de déshumanisation, de la part de leurs propres frères qui ont succédé aux colons, mais qui ont signé des accords de partenariat avec des mercenaires étrangers et des égorgeurs  pour venir asservir les leurs et les aider de cette manière à voler les prochaines élections et à se maintenir ua pouvoir, même si leur gouvernance n’aura été qu’un si long et interminable torrent d’humiliations les plus déshumanisantes et un écoulement d’eaux puantes charriant des cadavres humains, des larmes sans fin et des deuils in dies singulos. Comme nous l’avons annoncé un peu plus haut,  toutes ces tracasseries administratives et sécuritaires  relèvent d’un plan de stratégie savamment élaboré et mis en œuvre : celui de  décourager nombre d’électeurs d’aller s’inscrire sur ces listes électorales. Le peuple Mandja ayant été roulé dans la farine par le Gangster de Bangui et décidé plus que jamais à lui faire payer dans les urnes son prix de la trahison, est tout simplement par ces dysfonctionnements mis à côté du processus.

La rédaction

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