Centrafrique : le soldat du 2ème classe Myriam Ouloufi inhumée hier dans la ferme familiale au PK 30 sur l’axe Boali

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Froidement exécutée, le lundi 27 mai 2024 vers 10 heures 30 minutes par le commandant Nkouet, assisté d’un sergent – chef, le nommé Bomongo, d’une balle au cou tirée dans son dos, selon les conclusions de l’autopsie exigée par la famille et ordonnée par le haut commandement militaire, c’est le samedi 2 juin que le soldat du 2ème classe Myriam Ouloufi a été inhumée dans la ferme familiale, sise au PK 30 sur l’axe Boali. Seulement, l’enterrement s’est déroulé après de très fortes tracasseries bien organisées et mises en œuvre de la part des Faca.

En effet, suite à la fin de la cérémonie d’inhumation organisée dans l’enceinte du Camp des Sapeurs Pompiers, la dépouille mortelle a été enlevée par les militaires, en général, et ses promotionnaires, en particulier, au niveau du rond – point du 4ème arrondissement, pour prendre la direction de Boy – Rabé où se trouve le domicile de sa mère, la nommée Valentine, de l’ethnie Gbaka – Mandja. Toutefois, séance tenante, ils ont saccagé les gerbes de fleurs et les photos de leur collègue, placées dans les véhicules, et ont eu de sérieuses altercations verbales avec le père de la défunte Monsieur Bertrand Simplice Ouloufi. Pour éviter le pire, il s’est retiré de la caravane funèbre pour rentrer chez lui à Pétévo. Informé de ces actes d’agressivité et de profanation, indignes du respect dû aux morts et aux rites symboliques de deuils, le chef d’état – major Mamadou Zéphirin a demandé aux parents de ne pas s’en pendre aux militaires et a promis d’intervenir.

Finalement, c’est après plus de 45 minutes qu’ils ont remis le cercueil à la famille, au rond – point de l’hôpital de l’Amitié, après avoir transporté  le cercueil sur la tête, en dansant et en chantant, depuis le quartier Boy – Rabé. L’inhumation sera faite quelques heures plus tard, en l’absence de son père et de sa tante au PK 30 sur l’axe Boali. Seuls quelques membres de la famille étaient là au bord du trou pour rendre un dernier hommage à Myriam Ouloufi.

Mais pour la gouverne des uns et des autres, nous devons rappeler que Monsieur Bertrand Simplice Ouloufi, agent de protocole à l’assemblée nationale, qui est vivant, a eu trois enfants avec la Dame Valentine : deux garçons et une fille. Le grand – frère de Myriam Ouloufi, le second de la fratrie, connu sous le nom de « Amou » a été assassiné par les Anti – Balakas pendant les périodes troubles, et son corps porté disparu n’a jamais été retrouvé jusqu’à ce jour, en dépit de toutes les recherches menées par son père et la famille. La fille qui a fait une vidéo sur Tik – Tok, est, en réalité, la demie – sœur de Myriam Ouloufi. Elle est née d’une relation de second lit entre la Dame Valentine et un certain Christian.

Cependant, Myriam Ouloufi a toujours vécu chez son père jusqu’à son engagement sous le drapeau. C’est tout simplement pour éviter de causer du désagrément à la famille et à son père du fait de ses horaires de garde et de ses rentrées souvent tardives à la maison qu’elle a été obligée de demander l’autorisation à son père d’aller louer une maison à Boy – Rabé, attenante à l’un de ses oncles directs, le nommé Wilikon, et non loin de sa mère.

Cette mise au point ayant été faite sur les incohérences révélées dans cette vidéo, il y a lieu d’affirmer et de soutenir que cet assassinat, celui d’une âme arrachée violemment dans la fleur de l’âge par un responsable militaire, son supérieur hiérarchique le plus immédiat, qui vient d’être rétrogradé ay grade de lieutenant,  ne saurait rester impuni, car il est un crime crapuleux, ignoble et odieux. Ce crime est prévu et réprimé par le Code pénal centrafricain. C’est pourquoi nous exigeons que Justice puisse être rendue à elle et  à toute sa famille éplorée, par le haut commandement militaire, conformément aux conclusions du rapport de l’autopsie faite par le médecin légiste. Cet appel s’adresse particulièrement au commissaire du gouvernement qui doit s’auto – saisir et ordonner l’arrestation du commandant Nkouet et celle de tous ses complices, et leur traduction devant le Tribunal pénal militaire dans les meilleurs délais.

La rédaction

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