Centrafrique : le crime du maire de De Gaulle et sultan Lamido Yaya Adamou Daouda

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Alors que de nombreux Centrafricaines et Centrafricains, résidant en Europe, se sont  massivement regroupés ce samedi 12 juin 2021 dans la capitale française, 37 Boulevard Lannes, 75116 Paris, non loin de l’ambassade de la Fédération de Russie, pour d’abord dénoncer la présence des mercenaires du Groupe Wagner en Centrafrique, en application d’opaques contrats non préalablement autorisés par la représentation nationale, comme l’exigent les dispiostions de l’article 60 de la constitution, suivis d’une mainmise totale sur les mines et les ressources financières, par leur implication directe dans la gestion des douanes, ensuite exiger leur départ du fait de graves allégations d’abus des droits humains, de multiples exactions, de viols, de vols, d’enlèvements, de tortures, d’assassinats, d’exécutions sommaires et extra – judiciaires, d’incendies des habitations, de destructions des biens publics et privés et de dispartions forcées, dans les différentes villes passées sous le contrôle, après les événements du 13 janvier 2021, et enfin pour saisir les juridictions internationales d’une demande aux fins de l’ouverture d’une enquête indépendante contre les auteurs de ces crimes et leurs complices, ces « Affreux Blancs » se faisaient parler d’eux, à plus de 6.000 Km de là, en horreurs, dans la préfecture de l’Ouham – Pendé.

En effet, selon des informations constantes et concordantes, soutenues par des témoignages probants, parvenues à la rédaction, au même moment, ils assassinaient froidement le maire de la commune de De Gaulle, située dans la préfecture de Koui, son adjoint et un commerçant. Son seul crime a été le fait de s’être farouchement opposé aux actes de spoliations des commerçants de sa localité et aux pillages systématiques de leurs biens et ceux de sa populaion tant à Koui qu’à De Gaulle. Autorité civile et sultan de la communauté des peulhs, il a usé de toutes les voies de communication en sa possession pour tenir informé le Gangster de Bangui, par l’entremise du président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, des exactions commises par les Faca et leurs alliés russes. En réponse, ce dernier a instruit le chef d’état – major Mamadou Zéphirin aux fins d’une mission de rappel à l’ordre et de restitution de tous les biens des populations emportés. Malheureusement, arrivé sur les lieux, après avoir fait restituer quelques effets domestiques de moindre importance au maire, ce dernier a préféré se servir à son tour avant de s’envoler pour Bangui.

Devant cette situation, totalement désemparé, humilié par les viols répétés de ses épouses, des femmes et des petites filles de sa communauté par les Faca et les mercenaires russes, ne sachant plus à quel saint se vouer, et ne pouvant supporter un tel affront fait directement à sa personne et à toute son autorité civile et morale, il a décidé d’interpeller l’opinion nationale et internationale sur les persécutions réservées à la communauté musulmane et des peulhs de Koui et De Gaulle, par la publication des bandes sonores. Dans ces audios qui ont été partagés comme des morceaux de pain sur les réseaux sociaux, l’homme s’en est pris violemment au Gangster de Bangui et a su trouver les mots justes pour expliquer sa profonde douleur et les humiliations subies par sa poulation ; c’est pour cette raison qu’il a été, en retour, lâchement assassiné, selon des sources locales indépendantes.

Mais, si ces sérieuses allégations ont été confirmées à demi – mots par des milieux de sources policières et militaires proches de la présidence centrafricaine et de la primature, certains renseignements d’origine diplomatique et consulaire ont plutôt évoqué un acte de règlement de comptes entre anciens partenaires. « Acculé par la communauté internationale qui lui demande des justificatifs sur les fort soupçons de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité relevés par le Rapport du Groupe des experts de l’Onu, dont sont accusés les Faca et les mercenaires russes, le régime de Bangui a intérêt à effacer toutes traces d’une quelconque collaboration avec les groupes armés. Or, il est connu de tous que le Mouvement 3R de feu Abbas Siddiki, l’UPC de Ali Darass, et le PRNC de Nourd Grégaza ont été ses créations dans le but de réduire la puissance militaire du FPRC de Noureidine Adam. Ayant été associé à tous les contacts entre le pouvoir et le 3R, du vivant de Abbas Siddiki jusqu’à ce jour, et détenant des dossiers hautement secrets sur les termes des contrats qui les lient, en ce qui concerne notamment les transactions dans les domaines d’exploitation minière et de juteux trafics de bétails, et sur le massacre des villages Koundjili, Djoum – Djoum, Lémouna et Bohong en mai 2019, qui en a découlé, toutes les conditions de son élimination physique sont donc réunies », ont – ils révélé.

Seulement, cet assassinat est perçu dans toute la communauté musulmane et celle des peulhs de Centrafrique comme un assassinat de trop, un acharnement voire une véritable persécution contre une partie intégrante et intégrale de la population, tout simplement du fait de son appartenance confessionnelle. Ce qui a provoqué de manière instantanée un tollé généralisé de contestation, d’appel à tous les musulmans pour aller secourir leurs coreligionnaires centrafricains et de lancement d’une « Fatwa » contre le Gangster de Bangui. Une goutte de trop qui va faire déborder le vase, avec des conséquences plus que dévastatrices !

La rédaction

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