Centrafrique : le CPMEC dénonce la mainmise de quatre entreprises sur les marchés d’état et crie au scandale

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Dans un article intitulé « Dondra accusé par les membres du CPMEC d’avoir détourné l’enveloppe de 2 milliards de Fcfa destinée au règlement de leurs arriérés de créances », publié le 2 décembre 2019, nous avons fait de fracassantes révélations sur les pratiques irrégulières de siphonnages des crédits et détournements des fonds publics, érigées en mode de gouvernance par un certain Henri Marie Dondra. Afin que nul n’en ignore, voici ce que nous avons révélé :

« Le ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra, ci – devant directeur général du Fagace, chef d’entreprises, partenaire financier privilégié de plusieurs sociétés privées et le plus grand siphonneur des crédits de l’Etat, ouverts dans les lois de finances 2017, 2018 et 2018, que la République n’ait jamais connu depuis son accession à l’indépendance, est accusé par les membres du Collectif des Petites et Moyennes Entreprises de Centrafrique en abrégé CPMEC dont certains comme Hyacinthe Payombo ne sont plus de ce monde, d’avoir détourné à son profit l’enveloppe de 2 milliards de Fcfa, destinée au paiement de leurs arriérés de créances nettes et exigibles sur le Trésor Public centrafricain.

Ces révélations font suite à son refus catégorique de recevoir, en sa qualité d’ordonnateur principal du budget général de l’Etat leurs représentants, en réponse à leur demande à lui personnellement adressée en date du 25 novembre 2019, sous le seing de leur président en la personne de M. Jean Lebrun. Selon ces sources, c’est dans le cadre de la IVème revue du FMI et sur instructions du président de la République, lors d’un conseil des ministres, que cette décision a été prise, après plusieurs missions de contrôle, de vérification et de validation des montants dûment reversés sur leurs fiches au service de dépôts et consignations. Initialement arrêté à plus de 5 milliards de Fcfa, le montant de cette enveloppe a été revu en baisse du fait d’invalidation de certaines fiches qui n’étaient pas régulièrement alimentées en avis de crédits communément appelés « ordonnances ».

Mais au lieu d’ordonner au directeur général de la comptabilité publique et du trésor de procéder à l’apurement de ces titres, le ministre des finances et du budget traîne les pieds ou ne fait payer hebdomadairement que les créances de ses nombreuses entreprises déclarées ou fictives, celles de ses parents, amis et connaissances et celles pour lesquelles d’alléchantes propositions de rétro-commissions lui sont faites. Au point où ils en sont arrivés à la conclusion selon laquelle cette enveloppe aurait déjà été totalement dilapidée et c’est l’une des raisons pour lesquelles l’homme n’a pas daigné ouvrir ses portes à leurs représentants ».

Si, faisant suite à cette publication, il nous avait été rapporté que le mis en cause avait reçu par deux fois une délégation du CPMEC pour écouter les revendications des fournisseurs de l’Etat et y faire des propositions de solutions, aucune mesure concrète, cependant, n’a été prise depuis lors pour des paiements réguliers et transparents de leurs créances. Pour y parvenir, ces chefs de familles et ces chefs d’entreprises qui doivent faire face quotidiennement et mensuellement à des charges de fonctionnement, sont contraints de monnayer les règlements de leurs titres, contre versements des rétrocommissions à hauteur de 50%. A cette fin, ils sont tenus de se rapprocher des membres de cabinet du ministre des finances et du budget ou de certains entrepreneurs qui sont en réalité les hommes de main de ce dernier. Il s’agit de : Célio Dagbiatimo, Tierry Ouambéti, Roger Sérédouma et un certain Nakombo. Bénéficiaires de tous les marchés d’état, de 2016 à 2021, leurs entreprises qui ont pour noms Likoda Exploitation, Nak – Service, Dauphin Royal, Elégance et Groupe Be Africa City, constituent en fait de véritables sociétés – écrans pour le compte de Dondra et dont il s’est servi et continue de se servir pour la mise en œuvre de ses opérations de siphonnages de crédits, d’extractions frauduleuses des fonds publics, de détournements et d’enrichissements illicites.

Déçus de l’inaction de l’assemblée nationale suite à leurs nombreuses plaintes, et fatigués d’être traités comme de vaches à lait, et en réaction au refus de l’ancien ministre des finances et du budget devenu entretemps premier ministre de répondre à leur demande d’audience, ces derniers qui observent depuis quelques jours un préavis de grève, dénoncent ces méthodes manifestement illégales, prévues et condamnées par le code pénal centrafricain et menacent de saisir la justice, sans préjudice d’alerter les institutions internationales financières de Bretton – Woods pour un audit de la gestion de nos finances publiques par Dondra, de 2016 à ce jour.

La rédaction

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