Centrafrique : le chef du Guichet unique de Douala Yambouka Wamata éclaboussé par des affaires de quittances parallèles

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Le chef du Guichet unique de transit de Douala Yambouka Wamata qui se dit proche de l’Imposteur de Bangui, est éclaboussé par des affaire de quittances parallèles, a – t – on appris des sources proches du ministère des finances et du budget.

C’est lors des travaux de restitution des sous comités, mis en place, le 16 août dernier, à l’issue de la réunion extraordinaire du comité de mobilisation des ressources, présidés par le ministre chargé des finances et du budget Hervé Ndoba, le vendredi 20 août 2021, dans la salle de conférences de son département, que les éléments de preuve relatifs à ces pratiques irrégulières de détention de carnets de quittances parallèles, de maniements de recettes douanières et d’extractions frauduleuses des fonds publics par des personnes qui n’en ont pas le droit, ont été rapportés. Les montants figurant sur les pièces comptables en sa possession ne sont pas concordants avec ceux qui figurent sur les relevés bancaires, produits par les banques de la place dans les livres – journaux desquels des comptes de l’Etat ont été ouverts.

Sommé par ses supérieurs hiérarchiques de faire toute la lumière sur ces loufoqueries institutionnalisées sous sa gouvernance, en flagrante violation des règles comptables en la matière, de son retour à Douala, le nommé Yambouka Wamata qui s’est littéralement substitué au percepteur, a décidé de faire endosser la responsabilité de ces actes de faux et usage de faux et de détournements de deniers publics dont les montants avoisineraient plusieurs millions de Fcfa, à ses proches collaborateurs et aux déclarants de douane. Au moment où nous mettons sous presse, il nous a été rapporté que certains ont été arrêtés par la gendarmerie camerounaise, auditionnés et ont signé des engagements en vue de rembourser les montants non versés, d’autres, par contre, reconnus comme des hommes de main du chef du corridor ne sont pas du tout inquiétés et continuent de vaquer tranquillement à leurs occupations journalières.

Voilà une affaire qui doit intéresser à un plus haut niveau l’inspection générale des finances, en sa qualité d’organe de contrôle a posteriori, d’audit, d’études, de conseils et d’évaluations en matière administrative et financière. Son opérationnalité en temps réel permet de déceler les anomalies, de lutter contre la fraude et de contribuer non seulement, à l’amélioration des recettes publiques, mais aussi au fonctionnement normal des différents services par la qualité de ses recommandations. En effet, placée sous l’autorité directe du ministre chargé des finances et du budget, et dirigée par un inspecteur général, l’I.G.F est habilitée à procéder à toutes missions de contrôle, de vérification ou contre-vérification, de toutes les situations douanières, fiscales ou non fiscales sur instructions des autorités compétentes et de l’ordonnateur principal du budget général de l’Etat. A ce titre, les inspecteurs de finances jouent le rôle des gendarmes en matière du contrôle de la gestion des finances publiques et participent aux travaux d’encadrement, d’expertise et de conception pour les missions qui leur sont régulièrement confiées, dans le champ d’actions du gouvernement.

Ceci étant dit, rappelons que la rencontre sus-évoquée a été pensée et convoquée par le nouveau ministre des finances et du budget. Y ont pris part les directeurs généraux des régies financières, les représentants des régies financières de toutes les villes de provinces, le responsable du guichet centrafricain de Douala, ainsi que les membres du cabinet du ministre chargé des finances et du budget. Elle visait à faire un recadrage par rapport à la procédure des collectes et du reversement des recettes intérieures sur le compte unique du trésor public, conformément aux textes en vigueur. A l’issue de la restitution des travaux, il a été constaté, de manière globale, le non respect des procédures encadrées par les textes, des instructions fermes, données par le ministre chargé des finances et du budget, dans le but d’un retour rapide à l’orthodoxie financière et budgétaire. « j’estime que dans cette salle, nous avons des responsables à des différents niveaux, et je n’arrive pas à expliquer, comment on a pu laisser la situation se dégénérer à ce point, à telle enseigne que des problèmes de communication existent entre des entités et qu’on n’arrive même pas à solutionner des choses qui sont relativement faciles à mettre en œuvre. Ce qui sous entend qu’il y a un véritable problème d’exercice du pouvoir à différent niveau de la chaîne budgétaire. Il faut que cela cesse impérativement. La seule chose qui nous unit, c’est la patrie, et nous nous sommes tous réunis ici pour le bien commun », a déploré le ministre.

Selon la presse du ministère des finances et du budget, en conclusion, il a été retenu qu’ « avant de lever la séance, le ministre chargé des finances et du budget a déclaré à ses interlocuteurs, que les conclusions des travaux de cette réunion extraordinaire seront transformées en matrice et déclinées en feuille de route pour suivi et application. Dorénavant, le denier public sera collecté par des personnes autorisées, notamment, les comptables publics et sera versé sur le compte unique du trésor. L’agent comptable central du trésor est le responsable de la gestion de ce compte. Il en sera ainsi partout sur toute l’étendue du territoire national ».

Affaire à suivre…. !!!

La rédaction

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