Centrafrique : l’aviation aérienne de la CPC rentre en action à Bossangoa

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Comme l’a formellement consacré un proverbe, « Chose promise, chose due », le général Noureidine Adam du FPRC vient de traduire en actes le message qu’il avait lancé à un certain Touadéra et au peuple centrafricain dans sa dernière sortie médiatique dans un live organisé par le « célèbre liveur » centrafricain Rodrigue Joseph Prudence Mayté. Ce jour – là, il avait promis sans fioritures de lancer plus de 20.000 combattants de la CPC à l’assaut de Bangui, suite à l’entêtement de l’Imposteur de Bangui, son refus catégorique de dialoguer avec toutes les forces vives de la nation et du fait du limogeage de la présidente de la cour constitutionnelle Pr Danièle Darlan, en flagrante violation de la constitution, réalisant du coup un véritable coup d’état constitutionnel et créant ainsi une vacance du pouvoir.

Cette promesse est devenue une réalité, depuis les premières heures du lundi 28 novembre 2022 vers 2 heures du matin, à Bossangoa, chef – lieu de la préfecture de l’Ouham, située à 305 Km de la ville de Bangui, ville martyre, pillée, massacrée, incendiée et vidée de sa population, suite à des actes de graves exactions perpétrées par les Faca et leurs mercenaires russes du Groupe Wagner, et terroir dont est originaire l’ancien président de la République, le général d’armée François Bozizé Yangouvonda. Après avoir survolé quelques heures plus tôt toutes les zones frontalières entre la République centrafricaine et le Tchad, le Soudan et le Cameroun par des moyens aériens sophistiqués, afin de disposer d’une cartographie sur les positions exactes des forces ennemies, le général Noureidine Adam a ordonné à l’aviation de la CPC de faire quelques tirs de semonce sur la ville de Bossangoa et les postes stratégiques tenus par les Faca et les mercenaires russes. Aussitôt dit, aussitôt fait avec bons soins.

C’est ce qui est confirmé par Michel Dolaoko sur sa page Facebook, en ces termes : « Trois bombes artisanales à bord d’un avion Transall auraient été larguées dans la nuit du 27 au 28 Novembre 2022 sur la base des forces Russes installées au sein de l’Office National de Coton (ONC) à Bossangoa dans la préfecture de l’Ouham. Selon les habitants de cette localité, aucune perte en vie humaine n’a été signalée. Les forces Russes présentes dans la ville ont aussitôt riposté avec des armes lourdes et légères à partir de 02h45 jusqu’à 06h. Précisons que le domicile du Directeur Régional des Eaux et Forêts a été aussi touché, pour l’heure la ville est calme et quelques habitants vaquent à leurs activités ».

Au même moment, des instructions ont été données à tous les comzones de la CPC de renforcer leurs positions autour de certaines importantes cibles à neutraliser ; c’est l’exécution de ces consignes qui a été accompagnée par des nombreuses détonations et des tirs d’armes, entendus, dans la nuit, dans plusieurs villes du pays et Bangui intra – muros dans certains quartiers populaires, où il a été signalé, cette même nuit, un cas de braquage à Fouh qui s’est soldé par deux morts et un blessé admis au service des soins intensifs chez les Médecins Sans Frontières. Une information corroborée par Petit Delphin Kotto de la COSCIPAC dans une bande sonore qui circule actuellement sur les réseaux sociaux et qui annonce une vague de peur bleue qui s’est emparée de plusieurs villes comme Sido, Ouandango, Mongoumba et sur l’axe M’Baïki à quelques encablures de la capitale. Alors, la marche vers Bangui vient – elle d’être ordonnée par ces tirs de semonce réalisés à Bossangoa ? Dans l’affirmative, d’où sortent ces éléments de la CPC ? N’ont – ils pas donc été entièrement neutralisés, comme le clamaient les communicants du pouvoir de Bangui ? Ou bien disposeraient – ils tout simplement de pouvoirs de résurrection ?

A entendre les communicateurs de la CPC, notamment Bérenger Igor Lamaka des Anti – Balaka de l’aile Ngaïssona, qui a partagé sur les réseaux sociaux un appel à tous les Résistants, tous les Démocrates, et au peuple centrafricain, les nouvelles qui viennent de Bossangoa ne sont pas du tout bonnes, selon des renseignements généraux et militaires. D’après ces sources, nous allons effectivement vers un embrasement général et les heures à venir vont être très difficiles. « Bossangoa n’est que la suite logique de notre plan d’encerclement de toutes les zones d’où nous nous sommes délibérément retirés, il y a quelques mois, et plus ou moins occupées actuellement par l’ennemi. Après Bria, Ippy, Gbokologbo, Ngaoundaye, Obo, et tout récemment l’attaque de la sous – préfecture de Kouango qui a permis à nos forces – éclairs d’avancer en toute sécurité vers Bangui, ce qui s’est passé ce matin à Bossangoa est non seulement un mot d’ordre à tous nos comzones, mais surtout un message de vérité à l’ennemi », nous a affirmé Ali Aboubakar Siddick.

Ainsi donc, la détermination de l’Imposteur de Bangui à vouloir obtenir coûte que coûte un troisième mandat, et donc une présidence « ad aeternam vitam », par le limogeage de la présidente de la cour constitutionnelle, a fini par fédérer toutes les énergies de ses ennemis contre lui, au premier rang desquels le BRDC, le CRT et les 12 apôtres, et raviver les ardeurs guerrières de la CPC qui s’est suffisamment réarmée et qui désormais dispose de puissants moyens aériens et même des drones, pour faire très mal et atteindre ses objectifs. Dans l’un de ses derniers messages, le pitbull du régime de Bangui Blaise Didacien Kossimatchi n’a – t –  il pas annoncé la dotation de la CPC de drones et une probable attaque des centres névralgiques du pouvoir, à savoir le Palais de la Renaissance et le Camp de Roux ?

La rédaction

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