Centrafrique : l’agent central comptable Albert Djinalbé accusé de pratiques de corruption par les fournisseurs de l’Etat

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Dans un article intitulé « Centrafrique : Gros mensonge du ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra devant les élus de nation », publié le 4 novembre 2020, nous avons révélé que le ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra était accusé par les fournisseurs de l’Etat regroupés au sein du Collectif des Petites et Moyennes Entreprises de Centrafrique « CPMEC », d’avoir menti aux élus de la nation, du haut de la tribune de l’hémicycle de l’assemblée nationale, lors du débat relatif au vote du projet de la loi de finances 2021. Ces opérateurs économiques lui avaient reproché ses propos d’après lesquels toutes leurs créances nettes et exigibles, consolidées au titre de l’exercice budgétaire 2020, avaient déjà fait de paiements, suite à des instructions qu’il avait données au directeur général de la comptabilité publique et du trésor. Pour ces derniers, l’ordonnateur principal du budget général de l’état n’avait en réalité fait payer que neuf fournisseurs, membres du MCU, et que le montant de leurs factures impayées s’élevaient à plus de 4 milliards de Fcfa.

A l’annonce de cette information, Henri Marie Dondra avait immédiatement convoqué une réunion de cabinet, et après avoir copieusement sermonné ses collaborateurs, en général, et les responsables du trésor public, en particulier, avait instruit l’agent central comptable, l’inspecteur du trésor Albert Djinalbé, de vider du porte – feuille de la dette dans les plus brefs délais ces factures restant dues. Seulement, plus de trois semaines plus tard, cet ordre n’a pas encore fait l’objet d’une diligente exécution. Une attitude que dénoncent les fournisseurs de l’Etat et qui en rajoute un peu plus à leurs difficultés de faire face à leurs dépenses de fonctionnement et de subsistance quotidienne. Pis, non seulement, l’homme qui dit à qui veut l’entendre qu’il est sur le point de jouir de son droit à la retraite, qu’il n’a d’ordre à recevoir de personne et qu’il a besoin d’argent comme les autres, refuse d’obtempérer aux instructions à lui données par le plus haut responsable politique et administratif ayant rang et prérogatives d’un ministre de la République auquel il est assujetti – ce qui est un acte d’insubordination  manifestement caractérisée et de rébellion contre la décision d’un agent dépositaire de l’autorité publique – mais surtout il fait monnayer le règlement de ces factures contre les promesses de fortes rétro-commissions. Ne peuvent alors être payés que ceux qui consentent à graisser ses pattes. Une pratique qui n’est rien d’autre que de la corruption active pour ces fournisseurs qui ne savent plus à quel saint se vouer afin de rentrer en possession de leurs sous.

Aux dernières nouvelles, en sus d’une manifestation à venir de vives protestations dans l’enceinte du trésor public, le CPMEC entend saisir, dans les tout prochains jours, tous les partenaires financiers internationaux de la République centrafricaine pour se plaindre du traitement qui est réservé à ses membres dont la contribution au budget de l’Etat et au développement socio – économique du pays n’est pas à démontrer et demander  par la même occasion que des sanctions économiques y relatives soient envisagées vis – à – vis de l’Etat centrafricain.

La rédaction

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