Centrafrique : la résidence du président du COFAC Ferdinand Alexandre Nguendet perquisitionnée et pillée par le colonel Patassé

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Alerte info
La résidence privée de l’ancien chef d’état de la transition, monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet de nouveau perquisitionnée par le colonel Patassé.
Située à Miskine dans le 5e arrondissement de Bangui précisément dans la ruelle du bar dancing Tanga-Wissy, la résidence privée de monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet vient, une fois de plus, de faire l’objet de perquisition, vers 21 heures 15 minutes, probablement sur la base de fausses rumeurs.
D’après le récit d’une de nos sources locales, il s’avère que le lieutenant colonel, de son vrai grade dans l’armée, Ange Ngakoutou Patassé à bord d’un pick-up BJ80 à la tête d’une forte escorte d’hommes armés jusqu’aux dents, a fait irruption au domicile privé de monsieur Alexandre Nguendet, pour soi-disant l’interpeller, dit-on. Une fois, arrivé sur les lieux, naturellement il s’est trouvé que le lieutenant colonel et ses hommes armés se sont butés à une petite résistance des jeunes dudit quartier qui ont installé leur QG dans les locaux du domicile privé de monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet. Histoire de connaître les raisons réelles de cette présence anodine de Patassé et ses sbires.
Mais, mal en a pris, le lieutenant colonel Patassé bande les muscles et les jeunes, occupants des lieux, ont dû lui laisser le passage pour exécuter sa mission. A l’occasion, plus de quatre jeunes, d’après une source ayant requis l’anonymat, trois selon une autre, seraient interpellés et conduits au Camp de Roux à l’heure où nous mettons sous presse.
A la question de savoir ce que faisaient ces jeunes à cet endroit précis ?
Selon toute vraisemblance, monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet en maquis depuis juin passé, par précaution a mis à l’abri sa petite famille au lendemain de sa déclaration d’hostilité au régime de Bangui. Ainsi, tout ce qui est biens matériels, véhicules et autres sont et demeurent toujours dans sa luxueuse résidence, R+1. Justement c’est pour protéger les biens d’un voisin très sociable pour les uns et un grand frère du quartier pour les autres que ces jeunes se sont organisés, sans doute pour dissuader les supposés cambrioleurs ou autres bandits malintentionnés de leur contrée.
La problématique de l’interpellation de ces jeunes du point de vue de droit soulève un certain nombre de principes juridico judiciaires apparemment imparables. Il y a l’inviolabilité de la cour familiale privée de tout citoyen à partir de 18 heures 30 minutes. Ont-ils fait obstruction à une enquête judiciaire ? Leur perquisition avait-elle été instruite par le procureur de la république ? L’interpellation de ces pauvres veilleurs n’est pas une sorte de d’abus, kidnapping et déportation ?
Autant de questionnements pour peu de réponses. Sans coup férir.
Selon certaines indiscrétions, une folle rumeur circulant sous les bras de certains agents de renseignements made MCU qui fait état de ce que mister Ferdinand Alexandre Nguendet serait vu chez lui cet après-midi. C’est cette supposée présence signalée qui aurait déclenché le déploiement de ces éléments sous la botte du lieutenant colonel Patassé. Encore faut-il que l’ordre vient d’en haut !
N’est-ce pas là, des preuves tangibles et irréfutables de persécution et harcèlement politico judiciaire ?
Sinon, qu’est-ce qui explique toutes ces agitations constatées, durant ces deux mois, avec au compteur quatre perquisitions successives dont deux assorties d’interpellation en cascade des proches et connaissances, manu militari sans oublier des véhicules saisis ainsi que les saccages d’une bonne partie du patrimoine personnel de la cinquantaine Ferdinand Alexandre Nguendet qui a pensé mieux de déconseiller au président Touadéra de ne pas franchir le Rubicon avec son maudit et cynique projet de révision constitutionnelle ?
Affaire à suivre.
Le Quotidien de Bangui
Lu Pour Vous

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