Centrafrique : la guerre de libération, unique voie pour mettre fin à l’invasion du pays par les mercenaires étrangers

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Des pays comme la Namibie, le Zimbabwé, la Zambie, l’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo, l’Angola, l’Algérie, la Chine, le Vietnam et bien de pays d’Amérique, d’Asie et d’Afrique l’ont vécu: ils se sont organisés sous la direction des leaders patriotes et nationalistes pour libérer leurs pays des étrangers qui les ont envahis et traités en sous-hommes, en esclaves, en moins-que-rien. Ils ont utilisé les moyens létaux et les armes traditionnelles visibles et invisibles pour chasser de leurs territoires des étrangers qui ont maltraité leurs pères, grands-pères et ancêtres et qui les maltraitent.
Savoir s’inspirer des autres
A côté de nous en République démocratique du Congo (RDC, l’ex Zaïre), des régions entières du Sud et de l’Est étaient envahies, et leurs richesses naturelles et humaines pillées par des mercenaires venus des pays voisins comme le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda et la Tanzanie, souvent avec la complicité sinon l’air «bienveillant» des Nations Unies représentées par les forces internationales appelées casques bleus de la Monuc et de la Monusco (l’équivalent de la Minusca en Centrafrique). Malgré les multiples dénonciations faites par les populations victimes, les ONG nationales et internationales des droits de l’homme et les autorités locales, les troupes onusiennes ont refusé de protéger les populations civiles et les ressources naturelles du pays, objet de toutes les convoitises.
Face à cette situation, le gouvernement central de Kinshasa a pris ses responsabilités en envoyant des troupes gouvernementales dans les provinces pillées et massacrées par les mercenaires étrangers. Avec le concours des populations locales, les soldats des Forces armées républicaines de la RDC (FAR-RDC) ont réussi à chasser les mercenaires étrangers et à rétablir l’intégrité du territoire et l’autorité de l’Etat là où les forces onusiennes s’étaient montrées impuissantes.
Il est temps que le gouvernement centrafricain s’inspire de l’exemple RD-Congolais pour libérer les ¾ du territoire national de l’ouest à l’est, en passant par le nord et le centre, des forces négatives diaboliques payées et équipées par la France, et soutenues et mises en mouvement par le Tchad.
Urgence et nécessité de tuer Ali Darass, Al-Khatim et Abass Sidiki
Aucun pays au monde, aucune organisation internationale, ni les Nations Unies, et encore moins l’Union Africaine, la CEEAC, la CEMAC, ne peuvent refuser au peuple et au gouvernement centrafricain leur droit de se battre pour se libérer de cette nouvelle forme d’esclavage et de barbarie anachronique que leur imposent des Etats et hommes d’Etat misanthropes. Le droit des peuples à l’autodétermination, à la paix, à l’unité et à la protection de l’intégrité du territoire étant inscrits en lettre d’or dans la Charte de l’ONU et de l’Union africaine, aucun procès ne sera intenté contre le peuple centrafricain ou son gouvernement d’avoir agi pour la libération du pays de l’invasion étrangère mercenaire
Les chefs des groupes armés comme Ali Darass de l’UPC, Mahamat Al-Kathim du MPC, Abbas Sidiki du groupe 3R n’ont pas de revendications politiques à faire en faveur de la RCA qui n’est d’ailleurs pas leur pays. Ils ne peuvent pas être candidats à l’élection présidentielle ni à des élections locales (municipales, législatives ou régionales). Non seulement parce qu’ils n’ont pas d’offre politique à faire, mais le défaut de nationalité les disqualifie d’office. Ceux qui les avaient importés les ont lâchés et ils travaillent pour leurs propres comptes et ceux de leurs amis, parents et alliés de la Minusca, de la France et du Tchad. Même s’ils étaient tués, qui va déposer plainte contre x pour demander que justice soit rendue?
Certes, même les plus grands criminels du monde ont droit à la justice, c’est-à-dire à un procès juste et équitable. Mais ce ne sont pas des mercenaires étrangers comme Ali Darass, Dogo Ousmane, Mahamat Al-Kathim et Abbas Sidiki, qui ont trop de sang sur la main et la conscience, qui sont défendables par rapport aux crimes précis dont ils sont pénalement auteurs, co-auteurs et complices.
Savoir compter sur soi-même
Si les Sud-Africains n’avaient pas pris les armes contre les colons blancs, l’apartheid n’aurait pas pris fin et la domination de la race blanche sur la race noire aurait persisté au pays de Mandela. Idem pour le Zimbabwé de Rogert Gabriel Mugabé, le héros de la lutte pour la libération des nègres zimbabwéens de la domination des blancs britanniques.
Si les Namibiens n’avaient pas pris les armes et les moyens mystiques africains (plus puissants que les missiles Scud, sol-sol, tomawak et patriotes des Américains pendant la guerre du Golfe de 1991), les Allemands et les Britanniques n’auraient pas dû battre en retraite pour accepter l’indépendance de la Namibie en 1990. Très tardivement, comme on le voit, mais inévitable.
Réagissant à un post lancé sur l’annonce de la chute de Touadéra faite la semaine surpassée par Ali Darass, le compatriote Rodrigue Yangandia a dit ceci:
«(…) je vous renvoie la question: ‘’Qu’attendez vous du peuple’’, si tant est qu’il y ait un peuple en Centrafrique? Un bateau n’est dirigé que par un capitaine à l’aide d’un gouvernail. La plupart de nos compatriotes de l’intérieur se battent pour survivre dans un contexte apocalyptique, ceux qui sont à Bangui pensent qu’ils sont à l’abri, festoient et prient pour que les anges descendent du ciel combattre pour nous.
Ceux qui sont des leaders, ceux-là qui dirigent le pays doivent mobiliser le peuple si tant t’est qu’il en est, pour la défense du pays. En restant silencieux sans stratégie ni vision, les pauvres Centrafricains qui se débattent dans les difficultés quotidiennes n’auront pas la force ni la volonté de se dresser contre ces agissements.
Enfin, la communication à laquelle nous assistons n’est pas de nature à prémunir le pays des dangers qui le guettent. Qu’est-ce qu’il y a lieu de faire pour parer à ces manipulations, tant au niveau diplomatique dans la sous-région et aux Nations Unies, qu’au niveau politique avec les forces vives de la nation? On aura beau échangé sur les réseaux sociaux, cela n’arrêtera pas grand chose s’il y a des événements qui se préparent et que nous nous contentons de brasser de l’air, surtout nos compatriotes à qui nous avons confié les rênes du pays». Voilà qui est bien vu et bien dit.
Cela dit, les Centrafricains doivent abandonner la peur et s’organiser avec les moyens de bord pour résister à l’occupation étrangère subie à Paoua, Ngaoundaye, Bocaranga, Koui, NiemYelowa, Gamboula, Zémio, Bakouma, Alindao, Obo, Mobaye, Gbokolobo, Mingala, Ngakobo, Kouango, Ippy, Bria, Bambari, Bakala, Mbrés, Markounda, Nanga-Boguila, Batangafo, Kabo, Sido, Ouango, Kaga-Bandoro, et libérer ces régions des mercenaires étrangers instrumentés par les Nations Unies et surtout la France.
L’œuvre de libération et de pacification de la RCA ne viendra pas de la France ni l’ONU à travers la force Minusca qui a assez montré ses limites, son inefficacité, et surtout sa compromission avec les groupes armés terroristes. Sans quoi, la RCA ne sera qu’un vaste cimetière qui va avaler ses propres fils et filles.
A bon entendeur, salut !
Mesmin Madidé-Aladila

Source : MEDIAS+

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