Centrafrique : la débâcle du régime Touadéra, dernière ligne droite

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LA DÉBÂCLE DU RÉGIME TOUADÉRA, DERNIÈRE LIGNE DROITE
1. Lors de l’adoption du Code Électoral modifié en début octobre (2020), j’ai annoncé ici que désormais le combat quitterait l’arène nationale pour se jouer désormais sur la scène internationale. Or, nous savons qu’au niveau diplomatique TOUADÉRA est complètement isolé, uniquement soutenu et du bout des lèvres par un État paria et sa meute de mercenaires de Wagner.
2. C’était là la plus grosse erreur de TOUADÉRA, car sur le terrain national il avait une meilleure main mise sur l’échiquier politique que sur le tableau international où il est pieds et poings liés à cause notamment de son compagnonnage mal vu avec Poutine.
Du coup, ses adversaires politiques les plus retors et aux réseaux les plus souterrains en ont profité pour lancer des offensives diplomatiques dans toutes les capitales africaines et occidentales les plus influentes : COD 2020 au niveau des pays des grands lacs, MECKASSOUA tout azimut, CSP au Vatican notamment, Marie-Reine HASSEN à Bruxelles, etc.
3. De plus, les bourdes diplomatiques de TOUADÉRA (arrestation du futur ambassadeur libyen, défilé outrancier en l’honneur des épaves russes…) n’ont rien fait pour arranger les choses, bien au contraire. Cela n’a fait que précipiter le lâchage en règle de TOUADÉRA par ceux qui maintiennent artificiellement son régime en vie.
4. Et force est de reconnaître que le précipice s’appelle OYO, ville natale du Président SASSOU, Médiateur International de la crise centrafricaine et Président en exercice de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC). C’est à OYO que le lundi 26 Octobre 2020 le rêve éveillé de TOUADÉRA s’est fracassé contre le mur de la réalité.
5. Du coup, plus d’élections bâclées pour le 27 décembre 2020, inclusivité des électeurs et candidats, audit du fichier électoral, et surtout concertation nationale sont remis au goût du jour. Retour à la case départ.
6. Les Groupes Armés signataires de l’Accord de Khartoum dans une déclaration officielle rendue publique le 27 Octobre 2020 réclament sans délai une concertation nationale entre le pouvoir de Bangui et toutes les forces vives de la nation et poussent dans le même temps la communauté internationale à organiser une rencontre urgente entre le pouvoir de Bangui et eux.
7. L’inéquation se corse davantage pour le locataire du Palais de la Renaissance, d’autant plus que nous venons d’être informés de la destruction d’une bonne partie des données de l’ANE. Une catastrophe de plus à gérer par le matheux de Boy-Rabé qui est littéralement au bout du rouleau.
8. Vu le profil psychologique du Chef de l’État, Faustin Archange TOUADÉRA, l’on peut très raisonnablement penser qu’il tentera une dernière sortie pathétique de type kamikaze politique pour ne pas s’avouer vaincu.
Erreur grave, car c’est là que très stratégiquement, conformément à ses habitudes, Poutine va le lâcher comme il l’avait fait auparavant avec Kadhafi (Libye), Boutéflika (Algérie) ou encore Al-Béchir(Soudan) quand ces derniers étaient en fin de parcours, mis échec et mat.
Pleuvront, alors aussitôt, les sanctions américaines et européennes sur l’entourage de TOUADÉRA : ses généraux FACA, de la gendarmerie et de la police (à commencer par le Chef d’État-major des armées), ses proches parents (Piri, Inamo et compagnie), les faucons de son parti, les établissements bancaires participant dans les opérations de blanchiment d’argent du crime organisé transnational, etc.
8. Une fin pitoyable, mais qui nous évite l’embrasement du pays.
Fari Tahéruka SHABAZZ

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