Centrafrique : la collusion entre le MCU et le MPC à Kabo, preuve de la haute trahison de Touadéra

0
1040

Il est inadmissible et condamnable en toute démocratie digne de ce nom pour toute autorité légale de puiser son énergie de légitimité dans des alliances marchandes et intéressées avec des mercenaires, des groupes armés, des liquidateurs de la République et des égorgeurs de tout un peuple.

Malheureusement, outre Ali Darassa, enfant chéri et partenaire du régime de Bangui, selon les dernières sorties médiatiques du premier ministre Firmin Ngrébada, sur RFI, le Mouvement Cœurs Unis entretient et soutient le MPC du général d’opérette Mahamat Al – Katim pour semer le trouble et le chaos lors de la consultation populaire à venir. Son candidat à Kabo, Nicolas Kouma, caissier principal de Trésor s’est fait escorté à Kabo par les hommes de l’UPC de Ali Darassa sur frais du contribuable centrafricain. Après une allégeance au leader de ce groupe à Sido et un versement de quote-parts, la précampagne du candidat du MCU soutenu par le MPC s’est très vite tourné en drame. Les éléments de Alkhatim n’ayant pas eu leur part du butin, ont tout simplement décidé de se faire  payer sur la bête, au moyen de leurs armes, en molestant une partie de l’équipe.

Informé de ce qui s’est passé et non content de l’attitude du partenaire du MCU, Simplice Mathieu Sarandji a choisi de discuter de la question avec le chef de l’UPC et  a donné des instructions pour que l’affaire soit gérée en toute discrétion. Une collusion qui ne cesse de s’accentuer et qui finalement met mal à l’aise  certains cadres qui hier se contentaient du bout des lèvres  du deal connu de tous entre le parti – Etat dénommé « MCU » avec les groupes armés. « Il est inadmissible de continuer avec les groupes rebelles. Nous avons dépensé des fortunes et après ils nous braquent », a lâché un membre de l’équipe de Nicolas Kouma très remonté face au silence du parti MCU. Selon ces sources, le MPC a sommé tous les notables et la population de Kabo de voter que les candidats MCU à Kabo sous peine d’action punitive.

C’est pourquoi, le gouvernement qui a tout ce qu’il faut pour désarmer les groupes armés ne trouve pas nécessaire le désarmement avant les élections. Dans la foulée, le ministre conseiller à la primature et proche collaborateur de Firmin Ngrébada, le mercenaire nigérien Ali Darass, s’est fait parler de lui au travers le Huis – Clos  en présence de la communauté internationale. Le comble dans ce marché des dupes,  c’est que, si pression il devrait avoir, Firmin Ngrébada et le Gangster de Boy-Rabe finiraient naturellement par abroger le décret nommant Ali Darassa ministre conseiller à la primature et ses représentants dans toutes les hautes fonctions de l’Etat limogés, arrêtés et jugés. Ce qui n’en est pas, fort étonnement.

De qui se moque – t – on tant, alors ? En rentrant de Bangui, Ali Darassa a touché son pactole et peut aisément narguer ses victimes que sont les prêtres du diocèse de Bambari et d’Alindao, ses centaines de morts, blessés, des handicapés à vie, de femmes violées, de corps sans sépulture et à la merci des chiens errants, des populations civiles contraintes « in dies singulos » à vivre sur le site des déplacés, dans la Ouaka, la Haute – Kotto, la Basse – Kotto, le Mboumou et le Haut – Mboumou, et l’armée qui a été attaquée à Obo et Alindao et qui a enregistré des hommes tombés au front sous les balles des éléments de l’UPC, sans oublier de parler des biens privés et publics pillés, et des édifices publics détruits ou occupés illégalement par des hordes de voyous et autres bandits de grand chemin, comme la résidence du sous – préfet de Mingala habitée un commandant d’Ali Darass, après en avoir chassé l’occupant légal et investi de l’autorité publique.

De ce qui précède, Touadéra est un vrai Gangster, un traître à la patrie, l’incarnation du déshonneur et d’humiliation la plus abjecte qui doit être arrêté et  traduit devant la haute cour de justice pour crime de haute trahison.

La rédaction

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here