Centrafrique : la CBCA enfin dotée d’un nouveau siège

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Dans un article intitulé « Centrafrique : M. le directeur général, à quand la finition et la cérémonie de réception des travaux de construction du nouveau siège de la CBCA ? » publié le 25 février 2021, le journal en ligne Le Tsunami (www.letsunami.net) s’est interrogé sur les raisons du retard intervenu dans l’exécution du marché d’édification du nouveau bâtiment dont les délais étaient initialement fixés à neuf (9) mois. « Comment ce retard a – t – il été rendu possible ? Y a – t – il eu des cas de force majeure qui expliqueraient l’impossibilité pour l’entreprise Honda Constructeur de tenir à ses engagements scrupuleusement dans les délais qui lui étaient prescrits  par les clauses de son contrat ? Ou tout simplement ce retard serait – il lié à l’exécution desdits travaux selon les clauses d’éventuels avenants ? Alors, pour couper court à toute polémique justifiée ou injustifiée, M. le directeur général, à quand la finition et la cérémonie de réception des travaux de construction du nouveau siège de la CBCA ? », pouvait – on lire dans l’article.

Aujourd’hui, cette inquiétude est définitivement levée. En effet, le 30 avril 2021, en la présence du président de la République Faustin Archange Touadéra, du président de l’assemblée nationale Laurent Ngon Baba, du premier ministre Firmin Ngrébada, des membres du gouvernement parmi lesquels le ministre des finances et du budget, et devant les représentants des différents corps constitués de l’état, des institutions internationales, des chancelleries, des diverses personnalités et invités, il a été enfin organisé la cérémonie d’inauguration du nouveau siège de la Commercial Bank de Centrafrique. Le discours qui a marqué d’un sceau indélébile et historique cette festivité et retenu l’attention de toute l’assistance, a été prononcé par le directeur général Hervé Kogboma – Yogo. Après les formules de civilité, « Wait and see ! Attendons voir ! » étaient ses premiers mots. Des mots qui traduisaient mieux que toute autre chose le sentiment de doute qui prévalait dans l’opinion nationale, au moment de la cérémonie de pose de la première pose et du lancement de ces travaux, le 7 février 2020. Et il n’avait pas tort de le mentionner tant plusieurs cérémonies de ce genre ont été organisées en grande pompe dans ce pays et tant leurs réalisations n’ont jamais vu le jour. Le cas de la CBCA en est fort malheureusement un !

Effectivement, comme l’avait dit l’autre, « en 2002, sur un site situé à presque 100 mètres de la présidence de la République centrafricaine, a été organisée en grande pompe, en présence de MM. Patassé et Fotso, la cérémonie de pose de la première pierre du futur siège de la CBCA. Pendant plusieurs jours, la télévision nationale centrafricaine a diffusé en boucle des émissions vantant la fortune du groupe Fotso. Le contrôle technique des travaux de construction du nouvel édifice de sept étages, d’un coût évalué entre quatre et sept milliards de F CFA, devait être assuré par le cabinet Apave, la climatisation par une entreprise camerounaise, le génie civil par une société ivoirienne et l’électricité par une entreprise tchadienne. » L’article du journal Le Tsunami du 25 février avait tout le mérite de rappeler cette drôle anecdote et d’être justement un appel de pied au directeur général de la CBCA, dans la mesure où les délais de réception desdits travaux étaient largement dépassés.

 

Mais à la différence du projet mort – né de 2002 du fait de la mauvaise foi, d’absence totale de volonté et du goût immodéré des uns et des autres à la gabegie, le retard intervenu dans l’exécution de ces travaux cette fois – ci était plutôt d’ordre conjoncturel et technique. C’est ce que M. Hervé Kogboma a souligné dans son allocution en ces termes : « Sauver l’image de marque de la banque pour démentir cette mauvaise réputation en réalisant au sortir d’une période de restructuration et dans un temps relativement bref, devenait un défi majeur. Mais, ce que savait le moins, en toute vraisemblance en cette période, ce sont les conséquences de la pandémie du Covid – 19 sur l’économie mondiale dont le secteur bancaire en a particulièrement souffert. C’est pour dire que son incidence sur la faisabilité du projet était suffisamment grave. Dans un tel contexte, redimensionner le projet paraissait une tentation compréhensible à laquelle inclinaient d’ailleurs les aléas financiers ». Sur le plan technique, au cours de l’exécution des travaux, il était devenu plus que nécessaire de réhabiliter la principale voie d’accès à l’immeuble. « L’ouvrage qui ne s’arrête pas à l’immeuble inclut également les paramètres d’accessibilité. C’est ainsi que la voie longue de 700 mètres transversale aux rues de Brazza et Navarre qui passe côté sud de l’immeuble a été entièrement refaite en béton armé facilitant ainsi la circulation », a – t – il déclaré.

Ceci étant dit, le nouvel immeuble dont le marché de construction a été attribué à l’entreprise ANDA CONSTRUCTION sous la supervision de l’entreprise LEGE INGINEERING CENTRAFRIQUE pour un coût global de 1,400 millions de FCFA, s’étend sur une superficie de 464, 71 mètres carrés, comporte quatre niveaux et est doté d’un ascenseur. Le bâtiment comprend un rez – de – jardin avec un parking et un poste de garde, soixante et sept bureaux, une salle de réunion, une salle d’informatique respectant les normes standard de sécurité. Un local pour groupe électrogène est construit à l’arrière du bâtiment. Né de la décision du conseil d’administration de la CBCA du 12 décembre 2019, le projet de réalisation de cet immeuble non seulement vise à répondre favorablement aux exigences de croissance de volume d’activités de la banque et de l’impérieuse nécessité de modernisation de ses outils de production, mais surtout s’inscrit dans la volonté de son équipe dirigeante d’accompagner l’Etat centrafricain dans sa politique de développement et de lutte contre la pauvreté, et ce, « conformément aux efforts consentis par ce dernier dans la recapitalisation de ses ressources financières, par vocation professionnelle et par patriotisme », comme l’a souligné M.Hervé Kogboma – Yogo.

Et c’est justement dans ce contexte que le directeur général, en terminant son discours, avait annoncé le démarrage des travaux d’extensions des agences de la CBCA en provinces, notamment celle de Bossangoa attendue avant la fin d’année, en réponse à la sollicitude du ministre des finances et du budget, formulée lors de la cérémonie de pose de la première pierre, le 7 février 2020.

La rédaction

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