Centrafrique : la BM pose ses conditionnalités pour l’octroi de l’enveloppe de plus de 400 milliards Fcfa : bonne gouvernance, transparence, amélioration de la fiscalité, emploi des jeunes et respect des droits de l’homme

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Lors d’une réunion d’évaluation, le 28 février 2022 à Bangui, la Banque mondiale a décidé d’augmenter son investissement au profit de la République centrafricaine. Toutefois, l’institution insiste sur la mise en place de réformes dans plusieurs secteurs de son intervention.

Le montant global investi actuellement par la Banque mondiale dans des projets en République centrafricaine, s’élève à 660 millions de dollars américains, soit plus de 360 milliards de francs CFA. Si le budget de l’Etat est pauvre en investissements, l’appui de la Banque mondiale est un supplément indispensable. Cependant dans la mise en œuvre, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. Notamment, l’incompréhension autour des procédures de la Banque mondiale, source de tension entre les coordonnateurs des projets et les ministres ainsi que le facteur risque dans la conduite de certains projets. Mais la bonne nouvelle, demeure la capacité du gouvernement centrafricain à profiter de ces investissements.

Garantir les résultats au niveau de la population

« Nous avons eu une discussion riche avec plusieurs collègues ministres. Notamment ceux qui ont des projets financés par la Banque mondiale. Nous avons ainsi relevé des problèmes sur certains projets, surtout, dans le cadre de leur mise en œuvre. L’idée principale consiste à se réorganiser et mobiliser l’ensemble du gouvernement afin de garantir les résultats au niveau de la population » a précisé Hervé Ndoba, ministre des Finances et du Budget.

Au regard de cette analyse, la Banque mondiale annonce une enveloppe de 830 millions de dollars américain, soit plus de 400 milliards de francs CFA, couvrant environ 20 projets. Toutefois, cet appui est conditionné par l’institution. Par exemple, des réformes dans le secteur minier, tant attendues par la Banque mondiale.

Promouvoir la bonne gouvernance

« Nous attendons de la gouvernance des ressources naturelles et du Code minier de la transparence pour l’amélioration de la fiscalité afin d’améliorer les conditions d’emploi des jeunes centrafricains. C’est un point important. On a beaucoup discuté des réformes. Singulièrement, les questions autour des droits de l’Homme, » souligne Abdoulaye Seck, directeur des opérations de la Banque mondiale pour l’Afrique centrale.

Désormais, les résultats appellent les financements. Un nouveau défi pour le gouvernement centrafricain qui doit adapter les activités liées aux investissements aux réformes tant souhaitées.

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