Centrafrique : « Journée internationale de la douane » : Touadéra rassure les douaniers suite à leurs engagements sur le chemin des grandes réformes

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On sait que les services douaniers jouent un rôle prépondérant dans la mobilisation des recettes domestiques indispensables à la bonne vitalité du trésor public. C’est dans cet élan que la douane centrafricaine ne cesse de montrer sa disponibilité à accompagner le gouvernement dans sa marche pour le relèvement socioéconomique de la République Centrafricaine sous la houlette du compatriote le Colonel Fréderic Isidore INAMO.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, la Journée internationale de la douane est parrainée par l’Organisation mondiale des douanes. Celle-ci compte 183 états membres et a son siège social à Bruxelles. Son but est de faciliter le commerce et les voyages pour tous les citoyens du monde. Célébrée chaque année le 26 janvier, cette journée spéciale souligne les efforts des hommes et des femmes qui travaillent dans les administrations douanières du monde entier. C’est l’occasion de rappeler comment les douanes contribuent à assurer la sécurité et la prospérité de nos collectivités comme par exemple en luttant contre les trafics de drogue ou de contrefaçons.

Traditionnellement, les pays participants organisent pour l’occasion des événements à l’échelle nationale. Mais tout aussi importantes sont les activités plus modestes qui ont cours dans les bureaux locaux ou régionaux. Il peut s’agir d’événements publics ou, plus simplement, les directeurs locaux peuvent réunir leurs employés pour les féliciter de leur bon travail à l’occasion d’une pause-café-gâteau. Ainsi, pour cette année 2022, les douaniers centrafricains ont donné de la valeur comme leurs homologues du monde entier dans une célébration qui s’est déroulée à la Direction Générale des Douanes en la présence des autorités politiques, civiles et militaires du pays, avec la participation du président de la République.

Pour donner une valeur ajoutée à cette cérémonie, le thème de l’année qui vise à « Accélérer la transformation numérique de la douane en développant une culture de la donnée et un écosystème performant » n’est en réalité que la matérialisation de la politique du développement de la douane centrafricaine, initiée par son directeur général et soutenue par le ministère des finances et du budget.

Pour le ministre de l’économie et de la coopération internationale Felix Moloua, cette journée est l’occasion d’engager d’importantes réformes visant à la transformation numérique de la Douane Centrafricaine, conformément à « l’amélioration des coopérations numériques face aux trafics en nette augmentation, à l’image de la contrefaçon », qui est le thème principal de cette nouvelle édition.  Selon le membre du gouvernement ces réformes qui pourraient être effectives avec l’appui de la Communauté Économique et Monétaire des États de l’Afrique Centrales (CEMAC)  et des partenaires financiers et techniques de la RCA, dit-il,  sont entre autres:

1 – L’adoption d’un nouveau code des douanes de la CEMAC

En effet, bien que le code précèdent reprend certaines normes de la Convention de Kyoto Révisé(CKR) de l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), adoptée en 1999, les éléments essentiels de cette convention, tels que les procédures simplifiées et l’informatisation des procédures douanières, n’ont pas été intégrés. Parmi les objectifs visés par le nouveau code figurent en bonne partie les procédures informatisées et les déclarations électroniques érigées en normes ;

2 – Le projet Dorsale- Fibre Optique d’Afrique Centrale – Composante RCA

Ce projet financé par la Banque Africaine de Développement (BAD) et  l’Union Européenne, dont l’achèvement a été retardé par les crises militaro – politiques qu’a connues notre pays, vise à améliorer le débit de la connexion internet et de la communication en République Centrafricaine ;

3 – La migration du Système Douanier Automatisé (SYDONIA++)

Le système informatique de la Douane, dont les fonctionnalités ne répondent plus aux standards internationaux, va connaitre une migration du logiciel Sydonia++ vers le logiciel Sydonia Word.

Il n’a pas manqué d’ajouter que ces avantages auront la particularité d’avoir un accès sur internet, permettant aux opérateurs économiques, d’établir leurs manifestes et leurs déclarations en ligne et de les transmettre en version électronique, c’est-à-dire de manière totalement dématérialisée. Pour ce faire, le membre du gouvernement a exhorté les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre de ces réformes «  à se conformer aux prescriptions de l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) sur le traitement des données informatiques, notamment en ce qui concerne », à savoir :

– La construction d’un écosystème de données douanières basé sur la confiance, précisément envers les citoyens, les institutions du gouvernement, les entreprises locales et transnationales ;

– La mise en place d’une culture de la donnée en comblant les lacunes en matière de ressources humaines par un système dynamique, de mise à niveau permanente, mais également par un programme de formation destiné aux nouvelles recrues ;

– La promotion d’une culture de la collaboration entre les administrations des douanes, de tous les intervenants de la chaîne logistique, ainsi que les partenaires techniques et financiers.

Le président TOUADERA qui a honoré de sa présence cette cérémonie a félicité et encouragé les douaniers pour tous les efforts consentis visant à soutenir le développement de la République Centrafricaine à travers les performances enregistrées en termes de recette depuis plusieurs années. Pour le locataire du palais de la Renaissance, la situation sécuritaire et sanitaire, greffée des restrictions budgétaires de certains partenaires financiers de la RCA, oblige les douaniers Centrafricains à doubler d’efforts pour soutenir le pays à faire face à certains problèmes auxquels il est confronté. Le président TOUADERA a profité de l’occasion pour appeler  certains douaniers, réputés dans les multiples manœuvres opaques de corruption, de fraudes et de contrebandes à se détourner de cette mauvaise pratique qui met à mal la prospérité de la recette douanière.

KassaMongonga

 

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