Centrafrique : « Je suis de l’Ecole Benz – VI », ou la misère de l’éducation

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LA PAROLE AUX CITOYENS

« Je suis de l’École BenzVi », ou la misère de l’éducation

PAR ELVIS MATTADOR

« Je veux bien étudier, mais je ne peux pas. On est tellement serrés dans la classe que je ne peux pas écrire. Et puis il y a trop de bruit. Le maître aussi vient seulement de temps en temps » nous dit Fatou, élève à l’école BenzVi Filles.

« J’ai trois enfants inscrits à l’école BenzVi Filles. En tant que parent, je suis vraiment
coincé. Je dois payer tout le temps et je n’ai pas les moyens. Un de mes enfants n’a même pas un vrai professeur. C’est un maîtreparent qui est là, quand il est là, et nous devons donner aussi l’argent pour son salaire. Attention, je ne refuse pas hein. Je comprends les professeurs. Ils sont très très peu pour beaucoup beaucoup d’enfants et ils n’ont pas les moyens, comme moi. Mais nos enfants dans tout ça, qu’estce qu’ils vont devenir ? », s’interroge Dieudonné Philibert, parent d’élève de l’école BenzVi Filles.

Ainsi va l’école BenzVi Filles, en pleine capitale Bangui, dans le 5e arrondissement. Des
bâtiments vieillots qui datent des années d’indépendance, 1496 élèves, pour 32 classes et
6 enseignants titulaires et 2 maîtres parents bénévoles. Des classes dont certaines sont sans banc, et où les élèves s’assoient à qui mieux mieux, par terre ou sur des bouts de bois ou de cailloux ramassés.

Ainsi va l’école en général et l’éducation de celles et ceux qui sont l’avenir du Centrafrique,
jusque dans la capitale !

Pendant ce temps, devinez à quoi Touadéra et les siens dépensent leur énergie…

Source : Bulletin citoyen d’information, d’éducation et de mobilisation du lundi 30 janvier 2023 – Numéro 03

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