Centrafrique: inquiétudes face aux dégâts de l’exploitation minière sur la rivière Sangha à Nola

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Centrafrique: inquiétudes face aux dégâts de l’exploitation minière sur la rivière Sangha à Nola

En Centrafrique, les habitants de Nola, ville située au sud-ouest du pays dans la Sangha-Mbaéré, dénoncent la surexploitation de la rivière Sangha par l’entreprise chinoise Développement Scientifique de la Technologie Minière (DSTM). Dans cette localité où l’économie repose sur la pêche et l’agriculture, la société civile et les habitants pointent les importants dégâts écologiques causés par ces activités. Les précisions avec Rolf Stève Domia-leu.

Avec notre correspondant à Bangui, Rolf Steve Domia-Leu

Sur la rivière Sangha, les exploitants miniers de l’entreprise DSTM, ont laissé derrière eux des fosses béantes qui défigurent le paysage. Selon Michel Gondjé, un habitant de Nola, la rivière s’est rétrécie, rendant difficiles la pêche et l’agriculture dans les environs. « Ce n’est pas un endroit approprié pour l’exploitation minière parce que, c’est le principal lieu d’activité de la population. C’est ici que nous pratiquons la pêche et l’agriculture. Ils ont détruit l’environnement et rétrécie le cours d’eau. Aujourd’hui, la traversée pose problème. Les produits qu’ils utilisent tuent les poissons et les autres espèces aquatiques. L’impact est terrible sur nos activités agricoles et socio-économiques. »

« Ce qu’ils sont en train de faire est vraiment irréversible »

Face à cette situation, des acteurs de la société civile montent au créneau et exigent des autorités une solution rapide. Élysée Nguemale est le coordonnateur de l’observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC). « La responsabilité incombe d’abord au gouvernement. Avant d’octroyer un permis d’exploitation à une société, il faut d’abord faire les études d’impact environnemental. Le gouvernement n’a pas respecté ce principe. Voilà, aujourd’hui, ça cause un dommage à la population et sur l’environnement. Ce qu’ils sont en train de faire est vraiment irréversible. Je demande à ce que l’exploitation soit arrêtée pour remédier au dommage. »

Pour les défenseurs de l’environnement, de telles pratiques vont accélérer le changement climatique déjà visible dans le pays. Contactés, l’entreprise DSTM et les autorités locales n’ont pas souhaité réagir.

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