Centrafrique : Ils mentent au peuple : les relations françaises de Simplice Mathieu Sarandji

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Depuis un certain temps, les thuriféraires du régime de Bangui et leurs communicants ne cessent d’exceller dans une guerre de communication dont le but ne vise qu’à opposer la France, pourtant partenaire privilégié de la République centrafricaine, à la Fédération de la Russie, nouvel allié du pouvoir. Responsable de tous nos malheurs, nos errements et nos imbécilités politiques, selon eux, la Patrie des Droits de l’Homme n’est plus notre incontournable soutien près l’Ue, notre porte – parole devant le conseil de sécurité et notre précieux conseiller auprès des institutions financières internationales de Bretton Woods. Du fait des accointances avérées entre les autorités nationales et les mercenaires russes du Groupe Wagner, une organisation criminelle internationale dont les principaux responsables sont sous sanctions de l’Onu et de l’Ue, elle, qui revendique plus de transparence, de visibilité et de lisibilité dans cette coopération, est par conséquent devenue la répugnante.

Et pourtant, la plupart de ceux qui président actuellement à la destinée de notre pays, ont étudié en France où sont aujourd’hui scolarisées leurs progénitures, y ont un pied – à – terre, jouissent parfois de la nationalité ou bénéficient d’une carte de séjour et y séjournent régulièrement pour raisons de santé. C’est le cas de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, ministre – état à la présidence centrafricaine et secrétaire exécutif du parti – Etat dénommé Mouvement des Cœurs Unis, « MCU ». Né le 04 avril 1955 à Baoro, il décroche son Baccalauréat au lycée moderne de Bouar en 1976. Il obtient ensuite une maîtrise de géographie à l’Université Michel – de-Montaigne à Bordeaux en 1983. Sous la direction de Yves Péhaut, il soutient une thèse de doctorat en géographie, à Bordeaux 3, sur « Les Mbororo de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Pendé en République Centrafricaine : organisations pastorales et civilisations rurales », en 1995.

Intégré dans la fonction publique centrafricaine en 1997, sous le règne du président Ange Félix Patassé, il assume les fonctions de professeur de lettres modernes à l’Université de Bangui où il est chef de département d’histoire – géographie, avant d’être nommé doyen de la faculté des lettres et sciences humaines. Grâce à ses relations personnelles avec Faustin Archange Touadéra, recteur de 2005 à 2008, il fut secrétaire général de l’Université de Bangui. Nommé premier ministre par l’ancien président François Bozizé, ce dernier fera de lui son directeur de cabinet de 2008 à 2013. Mais, après le coup d’état de la Séléka, le 23 mars 2013, il passera plusieurs mois à Bonuca et M’Poko, chez le contingent gabonais, avant de regagner son domicile clandestinement, alors qu’au même moment son très cher cadet, quant à lui, bénéficiera d’une évacuation sanitaire en France à Lille.

Ceci étant dit, ce Monsieur qui passe pour l’éminence grise de toutes les éminences grises du régime de Bangui, le faucon de tous les faucons et l’oligarque de tous les oligarques, a  bel et bien  la nationalité française, comme tous les étudiants bordelais de son époque et sa génération. Ayant vécu dans cette ville pendant longtemps jusqu’à la mort tragique de sa première épouse de nationalité centrafricaine, il y a fait des enfants qui continuent de vivre sur le territoire français , avec tout naturellement des petits – fils qui y sont scolarisés. Et pourtant, il est le théoricien le plus zélé mais trop  officieux de la campagne de désinformation, de manipulation, de grossiers mensonges et de toutes les manifestations des jeunes acquis à la cause du pouvoir de Bangui, contre la France et ses intérêts en République centrafricaine.

Quand, le 28 janvier 2019, plusieurs milliers de personnes se sont ainsi rassemblées au rond-point des Martyrs à Bangui, pour revendiquer la levée de l’embargo sur les armes à destination de la RCA, c’est lui en sa qualité de premier ministre qui était là pour  récupérer  les créances des manifestants et a affirmé son soutien à leurs revendications, en ces termes : « Le gouvernement respecte les principes de l’embargo, alors que les groupes armés, au jour le jour, reçoivent des armes ! La communauté internationale est-elle complice des viols, des assassinats, des tueries qui se pratiquent dans notre pays ? Je ne crois pas mais voilà, aujourd’hui, les Centrafricains réclament les armes pour leurs forces de défense et de sécurité », a-t-il déclaré.

Comme quoi, ces gens, à l’exemple de celui qui veut devenir le président de l’assemblée nationale de la 7ème législature, mentent au peuple centrafricain et entretiennent des relations intéressantes et très intéressées avec la France !

Affaire à suivre…..

La rédaction

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