Centrafrique : « Hausse des prix de carburants » : M. Gervais Lakosso, peut – on vraiment faire confiance à un Grand Voleur ?

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Dans un communiqué de presse dûment signé et publié ce jour, le mercredi 11 janvier 2023, le coordonnateur du GTSC a bien voulu informer le grand public de ce qui suit :

«  Les leaders des organisations de la société civile centrafricaine portent à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’ils se sont réunis le lundi 9 janvier 2023 au siège du GSTC pour analyser la situation du pays suite à la hausse des prix des hydrocarbures à la pompe. Ils ont, ce jour mercredi 11 janvier 2023 introduit une demande d’audience auprès du Premier Ministre Chef du Gouvernement afin de lui soumettre les propositions de la société civile afin de juguler cette crise socioéconomique qui s’ajoute à un contexte politique déjà complexe. Nous attendons donc la suite que donnera le Gouvernement à nos propositions qui découlent des recommandations de toutes les couches sociales du pays que nous avons consulté avant d’émettre ces propositions, pour donner des mots d’ordre. En attendant, nous invitons les centrafricains au calme et à se tenir prêts pour défendre nos droits fondamentaux ».

S’il nous est très difficile de reprocher, au coordonnateur du GTSC Gervais Lakosso, le respect scrupuleux de toute procédure de saisine administrative qui voudrait bien que toute autorité en charge d’un dossier doit préalablement être saisie d’une correspondance, pendant un certain délai, avant l’enclenchement de toute procédure contentieuse, dans toute société qui se dit et se veut démocratique, comme la nôtre, il sera par contre très difficile à ce dernier de faire entendre raison au destinataire de sa lettre qui se trouve être un certain Félix Moloua, en sa qualité de premier ministre, chef du gouvernement.

Pour deux raisons : l’homme est le plus Grand Voleur du régime de l’imposture qui s’est accaparée de la gouvernance de ce pays, d’abord, au lendemain des catastrophiques élections de 2015, et ensuite, après le coup d’état électoral du 27 décembre 2020, marqué singulièrement par des actes de graves irrégularités dont l’incontestabilité a fini par lui ôter tout critère de crédibilité, de sincérité, de transparence, d’inclusivité, de liberté et de pluralisme, à l’issue duquel le candidat Touadéra a été déclaré élu par l’ANE par seulement 17% du corps électoral et duquel ont été délibérément exclus plus de 300.000 Centrafricains. Nommé ministre de l’économie, du plan et de la coopération, en avril 2016, l’homme a occupé ce juteux poste de responsabilité sans discontinuité jusqu’au moment où nous mettons sous presse.

En effet, bénéficiaire et gestionnaire de l’aide allouée à la République centrafricaine par les donateurs internationaux , suite à la rencontre de Bruxelles du 17 novembre 2016, cet individu n’a jamais daigné accepter de se soumettre au respect strict du noble principe de la bonne gouvernance et de la transparence. En dépit de nos maints articles à ce propos, il a toujours refusé de rendre compte de la gestion de ces fonds, par activités sectorielles, titre par titre, chapitre par chapitre et ligne de crédits par ligne de crédits. Ni devant l’assemblée nationale, ni pendant l’une de ses nombreuses sorties médiatiques, il n’ a jamais compris que la reddition des comptes est une obligation à laquelle est astreinte toute autorité publique.

A ce titre, comme tout éditeur, il est tenu en tant que ministre de l’économie, du plan et de la coopération internationale, de rendre compte de sa gestion et de fournir à la population, aux journalistes que nous sommes, aux organisations de défense des droits de l’homme et à la société civile que vous représentez, toutes justifications propres à établir l’exactitude de ses comptes. Du coup, le défaut de reddition des comptes peut être sanctionné par la résiliation du contrat à ses torts. Et il va de soi qu’une reddition des comptes frauduleuse a de graves conséquences, non seulement civiles – telles que, là encore, la résiliation du contrat à ses torts en tant que ministre de l’économie – mais également pénales.

Fort de ce qui précède, M. Gervais Lakosso, que pouvez – vous attendre d’un tel individu ? Saviez – vous qu’en sus des fonds de Bruxelles, l’homme a été et reste totalement taiseux sur la gestion des fonds saoudiens destinés aux réalisations de plusieurs projets de réhabilitation et de construction de certains édifices et infrastructures nationaux ? Pourquoi, par exemple, les travaux de bitumage de l’axe PK0 jusqu’à l’aéroport international Bangui M’Poko sont – ils restés inachevés à ce jour, alors que les fonds étaient disponibles depuis l’exercice budgétaire 2015 ? Ces fonds ont été détournés de leurs destinations initiales ; ils ont été détournés tout simplement.

La deuxième raison pour laquelle M. Félix Moloua ne répondra pas positivement à votre correspondance, est bel et bien le fait que non seulement il passe pour le plus Grand Voleur du régime de l’imposture, mais surtout il est un importateur des produits pétroliers. Alors comment voudriez – vous, M. Gervais Lakosso, que cet individu pût accepter de scier la branche d’arbre sur laquelle lui et toute sa bande sont assis pour donner suite à votre correspondance ? Y réserver une réponse positive, ne serait – il pas allé à l’encontre des intérêts de tous les importateurs ?

En effet, ayant su que l’un des conseillers de l’Imposteur de Bangui a vraiment fortune dans le pétrole, depuis plus d’une vingtaine d’années, cet individu a décidé de faire comme lui et de devenir comme lui. Alors, il a demandé à un certain Bertrand Arthur Piri de mettre en place les mécanismes d’usage des autorisations exceptionnelles d’importations des hydrocarbures. Une semaine plus tard, l’homme va célébrer ses milliards. Plus de 7 milliards de Fcfa. Il fait des accolades à son ministron, lui fait « le Gboro » en signe de reconnaissance, de fidélité et de loyauté dont l’autre a fait montre vis – à – vis de lui, et lui enjoint de continuer. Pour d’autres dizaines de milliards de Fcfa à empocher en quelques jours à venir.

C’est pourquoi, après l’augmentation des prix des produits pétroliers, aucune mesure vigoureuse n’a été prise à l’encontre des importateurs. Car, si la procédure des autorisations exceptionnelles des importations est suspendue de manière officielle, aucune action n’a été dictée contre les vendeurs de carburants à la sauvette dont les prix de vente par litre sont en – deçà des prix officiels affichés dans les stations. Gervais Lakosso, qui alimente ces vendeurs à la sauvette présents devant toutes les stations et au bord de toutes les artères, tant à Bangui que dans nos provinces ? Ce sont ces importateurs. C’est Félix Moloua, Bertrand Arthur Piri et Autres. Car, ils veulent tous devenir comme Sani Yalo qui a fait réellement fortune dans le « Pétrole », depuis l’affaire Zongo Oil à ce jour. Seulement Sani Yalo est un opérateur économique, mais eux, ils sont des fonctionnaires, c’est – à – dire des gens qui émargent sur le budget de l’état et qui sont interdits de mener des activités à buts lucratifs. Cependant, en toute illégalité, ils le font. Pour devenir comme Sani Yalo. Alors, que pouvez – vous compter sur de tels individus ?

Félix Moloua ne répondra jamais de manière positive à votre correspondance, M. Gervais Lakosso. De ce fait, préparez – vous à lui livrer une vraie bataille ! Une bataille de rues, digne de tous les combattants de la liberté.

La rédaction

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