Centrafrique : Fidèle Gouandjika limogé à la demande des mercenaires russes du Groupe Wagner ?

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Tel un éclat de tonnerre dans un ciel nuageux et très sombre annonçant l’arrivée imminente d’une tornade, nous avons été réveillés ce jeudi 13 mai 2021 par la nouvelle du départ du  Fou du Gangster de Bangui du pays. En effet, sur sa page Facebook, depuis la ville de Bucarest en Roumanie, l’on pouvait lire ce qui suit : « Fidèle Gouandjika, votre professeur émérite docteur ingénieur docteur d’état sur le tas en science politique et économique s’accorde une année sabbatique pour se ressourcer. Vous avez plusieurs mois devant vous pour réviser vos cours magistraux. Merci pour tout. Je vous aime tels que vous êtes. Compatriotiquement Fidèle. » Un post tout naturellement abondamment commenté. Mais, un post qui a suscité des interrogations dans l’opinion nationale et internationale, venant de la part du ministre – conseiller à la présidence centrafricaine, en charge des organisations, l’un des caciques du régime, le fidèle des plus fidèles, et l’éminence grise de tout le royaume de Boy – Rabé.

Si des sources proches des différents états – major de certains partis politiques murmurent et soutiennent l’idée d’une mise à l’abri du pit – bull, sentant le vent tourner et des jours difficiles à venir pour Bangui, d’autres par contre bien introduites dans le Manoir du Graal et à la présidence affirment sans ambages que l’homme aurait tout simplement été viré par son très cher cadet de valeur par un décret muet, à la demande et sous de très fortes pressions des mercenaires russes du groupe Wagner, plus singulièrement Valeri Zakharov. Ces derniers lui reprocheraient ses sorties médiatiques à caractère sensationnel, ses propos sans retenue et ses divagations lyriques sur les réseaux sociaux. Et c’est le directeur général de la garde présidentielle Alfred Service alias « Lapajo », en compagnie d’un certain Valeri Zakharov, qui était chargé de lui notifier cette décision. Dès lors, l’homme qui se croyait intouchable, le plus puissant et le dieu du règne de Touadéra, est devenu un « minus habens ». Réduit à sa plus simple et juste expression, il se devait donc de partir, avant qu’il ne fût tard pour lui ou qu’il ne fût empoisonné par ces « affreux blancs ». Mais, par où est – il donc passé ? Par Zongo où il y aurait un pied – à – terre ou par l’aéroport international Bangui – M’Poko ? Une vraie énigme que nous tenterons de résoudre dans les prochaines heures.

Ainsi donc, Fidèle Gouandjika vient de payer le prix de ses indiscrétions, en voulant régler ses comptes avec l’ancien président François Bozizé et en révélant sans y prendre garde la présence massive des forces paramilitaires de Evgueni Prigojine en République centrafricaine, comme nous l’avons annoncé dans notre article intitulé « Centrafrique : les mercenaires russes arrivent comme des termites ailés, selon le Fou du Roi », publié le 24 mars 2021. Une révélation faite par l’un des confidents des plus confidents du Gangster de Bangui qui visiblement ne pouvait que mettre mal à l’aise son conseiller en sécurité Valeri Zakharov, après la publication du rapport des experts de l’Onu sur les graves violations des droits de l’homme dont se seraient rendus coupables les Faca et ces supplétifs constitués de Tchétchènes, de Syriens, de Libyens, de Roumains et d’Albanais, de décembre 2020 à avril 2021.

« Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair, moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit, moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas », selon Gal 6. 7 -9. Pour avoir méconnu cette parole biblique, se sachant Ngbaka – Mandja et se croyant tout permis, la pauvre moisissure de la Terre qu’il est, vient d’en apprendre à ses dépens, abandonnant ses troupes sur le terrain, alors que la guerre dont il était l’un des apologistes, est loin de s’achever. Il en serait très certainement ainsi pour un certain Firmin Ngrébada qui, parce que gendre de Gahoro, le cousin germain du Gangster de Bangui, et artisan des relations avec la Russie et les mafiosi du Groupe Wagner, refuse de démissionner. Tout comme Simplice Mathieu Sarandji qui voulait se cramponner à son poste de premier ministre, pour avoir été l’orfèvre de la victoire de l’autre en 2016, avait fini par être contraint à la démission. C’est cela, la politique. Un chef d’état, même médiocre ou faiblard, n’a point d’amis. Quelle humiliation !

La rédaction

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