Centrafrique : encore des actes de mal – gouvernance administrative et financière et de détournements de fonds à l’INJS

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Des informations dignes de foi en provenance du ministère de la promotion de la jeunesse et des sports, d’une part, et de sources très proches des milieux judiciaires, d’autre part, ont rapporté à notre rédaction que Dame Agouh Emilie, intendante à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports en abrégé INJS, aurait saisi, par une lettre en  date du 10 juillet 2019, le tribunal administratif, aux fins d’obtenir l’annulation de la décision n°001 du 14 février 2019, dûment signée par le ministre Lionel Dounda, et régulièrement notifiée à qui de droit.

Cette décision qui l’a relevée de ses fonctions de gestionnaire au profit d’une certaine Dame dénommée Tovou Yoga Barbara Pegguy, en charge dorénavant de toutes les opérations de décaissements et de paiements des bourses, vacations et autres dépenses de fonctionnement de cet institut, violerait, d’abord, selon l’intéressée,  les dispositions du décret n°17.062 du 09 février 2019, portant sa nomination au poste d’intendante de l’INJS et lui confiant  les tâches administratives et financières ci – dessus mentionnées. Ensuite, ses termes seraient contraires aux dispositions du décret créant l’INJS et de la loi relative aux entreprises publiques, laquelle a formellement fait interdiction aux ministres de tutelle de s’ingérer dans la gestion des entreprises placées sous leur autorité.

Statuant en premier ressort, par conséquent, sur ce recours formulé, contre un acte administratif, par l’intéressée dans le délai prescrit par la loi et se fondant essentiellement sur les dispositions du décret n°08.050 du 13 février 2008 portant création de l’Institut National de la Jeunesse et des Sports placé sous tutelle du ministère en charge de la jeunesse et des sports et définissant les attributions exclusives du directeur de l’INJS, en matière de gestion des ressources humaines, matérielles et financières, le tribunal administratif aurait tout simplement décidé d’ordonner le sursis à exécution de la décision n°001 du 14 février 2014 du ministre de la promotion de la jeunesse et des sports.

Si les faits révélés ci – dessus venaient à être confirmés dans les tout prochains jours, alors, nous serions devant une énième série d’actes de mal – gouvernance administrative et financière et de malversations financières, sur fond de détournement de pouvoirs à des fins personnelles dont se serait une fois de plus rendu coupable un membre du gouvernement Ngrébada et du régime du mathématicien de Boy – Rabé. Et ce, sans que le premier ne daigne se résoudre à en parler et que le président Touadéra lui – même, communément appelé « l’homme de la rupture, » ne puisse s’en émouvoir officiellement afin d’y mettre un terme. Et cela est d’autant plus scandaleux que les faits et gestes qui conduisent à la commission de ces forfaitures d’Etat, trouvent  fort étonnement leurs origines le plus souvent dans des affaires du bas de la ceinture. Tel en serait  le cas dans ce dossier.

En effet, selon ces mêmes sources, le ministre Lionel Dounda s’est finalement retrouvé dans ces sales draps, pour la simple raison que la prise de cette décision aurait été motivée par le désir de donner à manger  à sa copine et à  s’en mettre plein la poche et le ventre par son entremise, en relevant irrégulièrement l’intendante dénommée Agouh Emile de ses fonctions, en dépossédant la direction de l’INJS de ses attributions régaliennes et légales, et en ramenant désormais toute la gestion des ressources humaines, matérielles et financières de cette institution à son cabinet.

Aux dernières nouvelles, plusieurs fonds alloués à l’INJS auraient à ce jour  disparu et notre jeune ministre serait resté autiste à toute tentative de nature à le faire revenir à la raison. Ce qui aurait conduit in fine Dame Agouh à recourir à la saisine du tribunal administratif.

Affaire à suivre…. !

Jean – Paul Naïba

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