Centrafrique : des transporteurs routiers dénoncent des taxations illégales sur le pont bascule de Béloko

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Les transporteurs du corridor Bangui-Béloko s’insurgent contre la prestation des agents du pont bascule de Baboua, délocalisé à Béloko. Les plaignants jugent « illégal«  les frais de pénalité de surcharge de camions, dont le montant se situe entre 25.000 et 400 mille francs CFA.

De nombreux camionneurs et chauffeurs routiers disent ne pas comprendre pourquoi ils doivent verser des sommes exorbitantes aux agents du pont bascule avant tout passage.

Selon ces camionneurs, des frais de pénalité pour des surcharges « imaginaires » leur sont imposés par les opérateurs du pont bascule.

« Je ne comprends pas »

« J’ai un conteneur de 14 tonnes et en arrivant au pont bascule, on me dit que j’ai 70 tonnes. On me demande de payer 50 mille francs par tonne. Je ne comprends pas pourquoi. Depuis Douala, aucun pont bascule ne m’a verbalisé et j’ai tous les listings », s’est alarmé Souleymane, conducteur à  la société TILL basée à Douala.

Ces transporteurs ne digèrent pas cette situation. Selon eux, cela entrave le bon déroulement des activités économiques sur le corridor.

« Surcharge »

« Quand tu quittes Douala jusqu’à la frontière à Garoua-Boulaï, il n’y a pas de problèmes avec les ponts bascule. Dès que tu es du côté centrafricain et que tu montes sur un pont bascule, on te parle de surcharge. On te demande de payer 200 voire 300 mille francs CFA. Parfois, on ne te donne pas la quittance », a décrié Amidou Yaya, chauffeur sur le corridor Bangui-Douala.

-Lire aussi : Centrafrique : les transporteurs reprennent les activités sur le corridor Garoua- Boulaï – Bangui

Certains transporteurs estiment que les équipements du pont bascule sont défaillants. D’autres remettent en cause aussi l’authenticité des quittances qu’on leur délivre.

A la direction générale du Fonds d’entretien routier, les responsables rejettent ces accusations et mettent en cause les transporteurs routiers qui, selon eux, surchargent leurs camions une fois qu’ils traversent la frontière centrafricaine.

« Protéger nos routes »

« Les camionneurs ou les usagers ont tendance à surcharger les équipements. Quand ils prennent des marchandises depuis Douala, arrivés à Garoua-Boulaï, ils transvasent le contenu de deux véhicules sur un seul. Vous savez que nous devons protéger nos routes qui sont en couches très fines », a dénoncé Fred Ferlin Yagbanga, directeur général du Fonds d’entretien routier.

L’installation provisoire du service du pont bascule à Béloko crée de malentendus entre les différentes régies financières. Un compromis est désormais dégagé pour la réinstallation de ce poste à Baboua, selon les responsables du service des douanes de Béloko.

« Tout le monde est d’accord »

« Nous nous sommes rendus compte que son implantation à Béloko cause beaucoup de problèmes. Nous avons discuté de cela avec le sous-préfet de Baboua. Tout le monde est d’accord pour que le pont bascule soit réinstallé dans cette ville », a affirmé Anicet Patrick Milabet Gonofé, chef de service des douanes de Béloko.

L’économie de la République centrafricaine est basée principalement sur les recettes fiscales via le corridor Bangui-Beloko, principale voie de ravitaillement de la capitale.

RNL

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