Centrafrique : des snipers roumains en route vers Bangui !

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Ils sont au nombre d’une dizaine de snipers, sinon de nationalité roumaine, du moins formellement localisés en Roumanie, recrutés aux bons soins du ministre – conseiller en matière des organisations Fidèle Gouandjika, par l’entremise d’un certain Dimitri Mozer, consul honoraire de la République centrafricaine à Liège avec comme circonscription consulaire la Région wallonne, qui a décidé cette fois – ci de se passer des précieux services de l’organisation paramilitaire et criminelle connue sous l’appellation du Groupe Wagner, nous ont rapporté des sources diplomatiques et des milieux policiers bien introduits à la présidence de la République centrafricaine.

Ces tireurs d’élite militaire spécialisés sont déjà en route pour Bangui et arriveront probablement aujourd’hui ou au plus tard le mardi 25 août 2020. Ils appartiennent à la société privée de sécurité « Zen Guard SRL », Timis 300238 Timisoara, str Baran 22 – Roumanie. L’entreprise « ZEN GUARD SRL » étant un prestataire de services, qui travaille dans le secteur de Protection et sécurité – services et qui est également présente dans les secteurs Surveillance – services, ces mercenaires auront non tantum pour missions fondamentales d’assurer la garde rapprochée du Gangster de Bangui qui ne fait plus du tout confiance à ses anciens amis du Groupe Wagner, au contingent rwandais et à ses propres éléments de la garde présidentielle section Gbaka-Mandja, sed etiam de procéder à l’élimination physique de certains opposants déjà identifiés et ciblés.

Même si le mathématicien de Boy – Rabé a dû recourir à l’expertise de son consul Dimitri Mozer dans l’identification, le choix et le recrutement de ces barbouzes et ces franc- tireurs, nos sources ont affirmé et soutenu que les mercenaires du Groupe Wagner dont le belge a toujours été l’intermédiaire, et leur principal soutien sur les rives de l’Oubangui – Chari qui s’appelle Firmin Ngrébada, ont ces temps derniers beaucoup perdu en crédit, confiance et rassurance auprès de leur patron. En est la cause l’empoisonnement de son très cher aîné, un certain Simplice Mathieu Sarandji, évacué officiellement en Tunisie dans une clinique privée, mais dont les effets personnels initialement embarqués de Bangui à destination de Baoro, seraient fort curieusement arrivés à Douala et hissés à bord d’un bâteau, et dont la présence du propriétaire aurait été signalée depuis lors quelque part en Afrique du Sud, pour un long séjour. Sont – ce, par conséquent, ces folles et persistantes rumeurs publiques d’empoisonnement de l’ancien premier ministre qui aurait finalement convaincu Touadéra de changer d’officine de mercenariat ? Ou est – ce tout simplement parce que l’actuel premier ministre Firmin Ngrébada, le partenaire privilégié des hordes des mercenaires qui contrôlent plus de 85% du territoire national,  serait sur le point du départ et qu’il devenait plus impérieux de se méfier de lui et de toutes ses relations ? Voilà des pertinentes questions qui demeurent au moment où nous mettons sous presse, sans réponse.

De tout ce qui précède, il ressort de manière incontestable que l’organisation paramilitaire russe perdrait dangereusement en influence auprès du Gangster de Bangui, ainsi que son homme de paille dans le système, un certain Firmin Ngrébada. Désormais, leur place leur a été définitivement ravie par un certain Fidèle Gouandjika dont les dernières sorties médiatiques contre certains opposants, à travers un zèle digne d’un griot du XVIIème, chantant à longueur de journée la gloire de son maître et dénigrant dans le même temps ses adversaires, ne peuvent que trahir une nette ascendance spirituelle du meilleur gastronome que la République n’ait jamais connu sur son chef hiérarchique le plus immédiat. C’est à lui, le syndrome du coup d’état malien faisant peur actuellement à tous les oligarques,  que reviendra dans les tout prochaines heures la responsabilité de veiller à la sécurité et la protection du président Touadéra, d’une part, et de faire taire à jamais certains hommes politiques dont les prises de position mettraient sérieusement en mal le régime de Bangui  et constitueraient du coup de gros cailloux dans les manœuvres de reconquête ou de préservation par tous les moyens du pouvoir, d’autre part.

Ainsi donc, aussi invraisemblable et surprenant que cela puisse être acceptable, n’en déplaise aux thuriféraires du régime et leurs laudateurs fieffés, les alertes dont nous avons été porteurs plusieurs semaines plus tôt dans nos articles et parutions viennent de se confirmer. En effet, soumis à de très fortes pressions tant internes qu’externes et convaincu de l’imminence d’une concertation qui débouchera sur une transition politique, Touadéra est prêt à tout pour maintenir le pays dans le statu quo. Pour ce faire, il doit recourir à la méthode et au règne de la terreur. L’insécurité qui s’emballe partout et de toutes parts, les dysfonctionnements qui caractérisent l’ANE, l’implication des groupes armés que l’on ne cesse de constater tous les jours dans les opérations d’enrôlement des électeurs, la mise à l’écart des partis politiques et de la société civile des règles du jeu qui ne souffre d’aucune contestation, participent de cette stratégie de musèlement et de provocation de l’opposition démocratique. Il en est de même pour l’attaque des représentants du Mouvement Béafrika Ti E Kwé à Grimari par des Antibalaka soutenus et financés par le député Sall Karim Sédar, proche du MCU et du pouvoir de Bangui, l’instrumentalisation des propos tenus par le président de l’URCA, chef de file de l’opposition démocratique et président de la plateforme politique COD-2020 à des fins politiques par un certain Fidèle Gouandjika et les appels à la haine et la violence diffusés sur les ondes de la radio nationale par les thuriféraires du régime contre Anicet Georges Dologuélé, avec les bénédictions du HCC, de la société civile et de la communauté internationale. Tout cela, comme nous l’avons souligné, pour provoquer, susciter des contre – réactions et en profiter pour mater impitoyablement. Touadéra est donc décidé à créer des troubles dans le pays et il ne se cache pas pour s’en donner les moyens, en recrutant des mercenaires.

A tous les leaders des partis politiques, notamment ceux de la COD – 2020, à savoir l’ancien président François Bozizé du KNK, le président du Chemin de l’Espérance Abdoul Karim Méckassoua, le président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé, le président de la CRPS Me Nicolas Tiangaye et Autres dont les têtes sont mises à prix dans cette entreprise meurtrière et attentatoire à la vie de la nation et à la quiétude nationale,  de se lever courageusement comme un seul homme pour s’opposer à ce plan machiavélique, macabre et manifestement funeste et diabolique en cours. A eux d’user de tous les moyens juridiques et politiques que leur confèrent les lois et règlements de la République pour s’imposer au Gangster de Bangui et lui faire comprendre que « la démocratie , ce n’est pas remporter une élection avec 95% de voix , face à une opposition totalement bâillonnée , ligotée et manipulée , incapable d’accès à un temps de parole égal à celui dont jouit le pouvoir, que ce n’est pas le culte de la personnalité , et l’intimidation et le musèlement de l’opposition, que ce n’est pas davantage , être juge et partie à la fois , c’est -à-dire fixer unilatéralement les règles des élections , sans aucune concertation avec d’autres acteurs politiques, que la démocratie, c’est permettre la libre existence, et le bon fonctionnement des contre-pouvoirs, qu’elle n’est pas seulement l’élection . Car l’élection dépend de qui dit le vote », comme l’avait dit un journaliste.

Jean – Paul Naïba

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