Centrafrique : Des gendarmes et policiers relevés de leurs fonctions de Boali à Garou – Boulaï sur le corridor Bangui – Douala

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Des fonctionnaires et agents de l’Etat dépendant de la direction générale de la gendarmerie nationale et de la direction générale de la police, affectés à divers postes de responsabilité, de Boali à Garoua – Boulaï sur le corridor Bangui – Douala, ont été relevés, sur instructions du Gangster de Bangui, de leurs fonctions par des notes de service, sans ampliation aucune aux différents intéressés. Alors que les premiers concernés  ont été informés, il y a aujourd’hui environ une dizaine de jours, de ce qui n’est rien d’autre qu’une mesure de sanctions disciplinaires, selon des sources militaires et policières bien introduites à la présidence centrafricaine, les deuxièmes viennent d’en être avisés.

Qu’est – ce qui peut expliquer et motiver la prise de cette décision qui ressemble fort étonnement à un si bien nettoyage au karcher ? Quelles si lourdes fautes ont – elles été commises par ces hommes de tenue pour mériter une telle sanction ? Et s’il devait en être ainsi pourquoi le ministère de l’intérieur, en charge de la sécurité publique n’a – t – il pas usé de la forme requise par la loi portant statut général de la fonction publique centrafricaine, lui faisant obligation de suspendre les intéressés de fonction et de solde pour une durée de trois (3) mois avec traduction devant le conseil de discipline, par une décision régulièrement publiée et notifiée à qui de droit ? Pis, pourquoi n’ont – ils pas été ampliataires de ces notes de service ? Et quid de leurs droits à une réquisition de transport sur le budget de l’Etat pouvant leur permettre de regagner leur administration d’emploi, avec leurs épouses et enfants, comme l’exigent les dispositions légales en la matière ?

A ces questions, ces sources  nous ont tout simplement affirmé et soutenu que leur relève a été ordonnée par le président de la République, chef suprême des armées. Il leur est reproché par ce dernier  une certaine très bonne et franche collaboration avec l’ancien président de la République François Bozizé. A ce sujet,  selon des informations à lui fournies par les renseignements généraux, militaires et policiers, ceux – ci ont violé leurs obligations de réserve et leurs engagements à se soumettre au service des autorités légales et légitimes, pour  exprimer de manière ostentatoire leur déférence et totale obéissance à l’ancien chef d’état – major du président Patassé. A ce titre, ils ont organisé et assuré sa sécurité et celle de toute la délégation qui l’a accompagné, lors de sa dernière mission à Bouar, dans la Nana – Mambéré. Cerise sur le gâteau, ils ne seraient pas alors ignorants de ces mouvements d’hommes lourdement armés dont la présence a été signalée et continue d’être relevée dans plusieurs de nos préfectures, notamment la Lobaye et l’Ombella – M’Poko. Par conséquent, complices d’un probable acte de déstabilisation des institutions dont l’auteur principal passe pour le général François Bozizé, ils le sont.

Ainsi donc, c’est à cause du président – fondateur du KNK que ces fonctionnaires et agents de l’Etat relevant de la direction générale de la gendarmerie et de la direction générale de la police viennent de perdre leurs différents postes de responsabilité. Tout comme les chauffeurs de taxis – motos qui l’ont acclamé le samedi 2 mai 2020 et escorté jusqu’au siège de son parti, et dont certains ont été violemment roués de coups, arrêtés arbitrairement et transférés à la maison centrale de Ngaragba. Tout comme le « Petit Benz – VI », son coiffeur attitré chez qui il s’est rendu ce jour – là, mais qui serait depuis lors arrêté, après deux (2) jours de chasse à l’homme. A l’instar de ce chauffeur, ces cadres, ces militaires et autres agents de renseignements et ces petits employés, émergeant sur le budget de la présidence de la République des années durant,  remis depuis lors et du jour au lendemain  à la disposition de leurs familles respectives pour emploi.

Aux dernières nouvelles, cette terreur administrative sur fond de règlements de comptes politiques, s’étendra dans les tout prochains jours à tous les fonctionnaires et agents de l’Etat, militaires, policiers et cadres en position de détachement, tant dans l’administration, les établissements publics que les entités périphériques. D’ores et déjà, en prélude à cette purge digne des républiques socialistes soviétiques, à l’initiative des mercenaires du Groupe Wagner et de son conseiller en sécurité Valerii Zakharov, le Gangster de Bangui aurait déjà demandé et obtenu la suspension de salaires de certains d’entre eux. Une suspension manifestement illégale, arbitraire et injuste, puisque prise en l’absence de toute décision. En application de la terreur rouge qui s’est abattue sur ce qui reste encore du pays de B. Boganda, peu après les premiers jours du retour inopiné du général François Bozizé. Figureraient dans ce registre de nettoyage à la stalinienne des proches du général Ludovic Ngaiféï, de Me Nicolas Tiangaye et de Martin Ziguélé du MLPC. La radiation du capitaine Bak Bakoa du rang des forces armées centrafricaines par un décret dûment signé par un certain Faustin Archange Touadéra, le mercredi 6 mai 2020, lu sur les ondes de la Radio – Bangui à 14 heures, en est la preuve la plus irréfutable.

La rédaction

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