Centrafrique : Déclaration du feu Général d’Armée André KOLINGBA à l’occasion du DPI en 2008

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Le président de la République centrafricaine André Kolingba lors de sa vite à Paris, le l6 février l988, France. (Photo by Georges MERILLON/Gamma-Rapho via Getty Images)

 

– Monsieur le Président du Présidium du Dialogue Politique Inclusif,

– Mon Cher Frère Ange Félix PATASSE, Ancien Président de la République ;

– Messieurs et Mesdames, Chefs de missions diplomatiques, Représentants des Organismes Internationaux accrédités en République Centrafricaine ;

– Mesdames, Messieurs les Représentants des parties politiques ;

– Frères et Sœurs délégués aux assises du Dialogue Politique Inclusif ;

– Honorables Invités,

– Mesdames et Messieurs ;

Malgré le changement intervenu en mars 2003, notre Peuple, le Peuple centrafricain se trouve toujours dans la tourmente des épreuves depuis bientôt 15 ans, et l’on est amené à se demander pourquoi ? Louons tous l’Eternel des armées, car sa miséricorde en faveur de notre pays dure à toujours sinon, que serions nous devenus ?

Là où nous sommes désormais arrivés, chers compatriotes, un bref retour sur l’histoire mérite d’être fait afin que l’on puisse valablement dire, plus jamais cela !

En effet, Mesdames et Messieurs, de 1981 à 1993, nous avions engagé notre pays, la République Centrafricaine, nos compatriotes, les centrafricains, femmes et hommes de tous les pôles géopolitiques, dans un vaste programme de développement intégré, généré dans les conditions de paix et de sécurité maîtrisées.

Ainsi, nous avions su allier l’esprit de rassemblement sans exclusif, le respect des droits de l’homme, les conditions sécuritaires du pays, les aspirations au bien-être de la population et la paix sociale, pour convaincre les partenaires bilatéraux et multilatéraux à ouvrir leur sas afin que la RCA soit en première ligne des bénéficiaires des facilités internationales. Le succès obtenu dans la mise en œuvre de la facilité d’ajustement structurel renforcé (FASR), avait ouvert le chemin à la signature de trois (3) programmes d’ajustement structurel (PAS I, II et III) et permis le déblocage des fonds STABEX ; un quatrième PAS était en négociation.

La mise en œuvre par le Gouvernement de plans et programmes économiques courageux a permis d’obtenir d’importants résultats dans tous les secteurs socioéconomiques dont quelques éléments sont ici donnés à titre d’exemple :

– dans le domaine de l’Electricité, le renforcement en 1990, de la capacité de production thermique par un nouveau groupe électrogène de 6 Méga Watt, la construction et la mise en service d’un barrage hydroélectrique sur la Mbali, la réhabilitation du réseau de distribution électrique de la ville de Bangui ;

– dans le domaine de l’hydraulique, la mise en œuvre depuis 1984, d’une dizaine de programmes d’hydrauliques villageoises caractérisés par des campagnes de forages d’eau potable pour les zones rurales grâce aux Fonds Danois, plus de 1000 points d’eau moderne avaient été installés, la vulgarisation, dès 1981, de la consommation d’eau potable par la création de nouveaux centres de production et de distribution dans cinq villes de l’intérieur (Bossangoa, Ndélé, Bambari, Berbérati, Carnot) et l’initiation de la gestion privatisée de bornes fontaines d’eau potable ;

– dans le domaine de la santé, la construction de l’Hôpital Communautaire, de l’Hôpital de l’Amitié, du Complexe Pédiatrique et la construction de la faculté des sciences et de la santé, la construction de 5 pavillons pédiatriques entièrement équipés à Berbérati, Bouar, Bambari, Bossangoa et Bangassou, le nombre de médecins est passé de 72 en 1981 à 158 en 1993, le taux de couverture médicale chez les enfants de moins d’un an est passé de 5 % en 1980 à plus de 77 % en 1990 ;

– dans le domaine des affaires sociales et de la promotion de la femme, l’appui à l’élaboration d’un code de la famille par la prise en compte de la dimension sociale dans le programme d’ajustement structurel incluant des actions en faveur de la femme ;

– dans le domaine des télécommunications, le projet MERT et le projet domestique « TELCASAT » qui ont permis, par satellite, de désenclaver rapidement BANGUI et certaines villes de province notamment Bambari, Berberati, Bouar, Bangassou, Bossangoa, Carnot, Bria, Mbaïki et Kembé, ont positionné la RCA au 2ème rang en Afrique après l’Afrique du sud, en qualité de service et ont amené certains pays d’Afrique tel que la Côte d’Ivoire à venir s’inspirer de notre plan directeur ;

– dans le domaine de l’agriculture, en 1990 la production du manioc a atteint 516.400 tonnes, celle du maïs, 61.600 tonnes et celle de l’Arachide, 103.200 tonnes, la production du coton est passé de 20.000 tonnes en 1981 à 55.000 tonnes environ en 1989, celle du café de 3.000 tonnes environ à 40.424 tonnes en 1989 ;

– dans le domaine de l’élevage, les têtes de bovins sont passées de 1.735.000 en 1981 à 2.700.000 en 1991 et celles des zébus transhumants de 2.038.000 à 2.677.000 têtes de 1984 à 1991 ;

– sur le plan politique et institutionnel, en 1987, la RCA s’est dotée de la première assemblée législative élue au suffrage universel direct, la construction du siège de l’assemblée nationale sur le budget de l’Etat avec l’assistance technique coréenne, la mise en œuvre d’une démocratie pluraliste et l’organisation des élections libres et transparentes en 1993. Pour ne citer que cela.

Chers Compatriotes,

En 1991, nous avons fait prendre à notre pays un tournant décisif marqué par le passage au multipartisme, système politique compatible avec la doctrine économique du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC). Nous étions et demeurons convaincu qu’un système de pluralisme politique bien géré est à même non seulement, d’assurer la paix sociale, mais aussi de créer un environnement propice à la croissance économique et à la lutte contre la pauvreté.

Les élections présidentielles et législatives groupées de 1993, qui ont conduit à un changement d’hommes à la tête de l’Etat centrafricain auraient dû être le point de départ pour un renouveau de la nation. Elles ont plutôt sonné le naufrage progressif du pays, soumis à la gestion la plus calamiteuse qu’il ait jamais connue.

En effet, c’est un Centrafrique en paix et uni, où l’autosuffisance alimentaire était assurée ainsi qu’une caisse de l’Etat solvable que j’ai laissé à mon successeur en 1993. Toute œuvre humaine étant faillible, il appartenait aux nouvelles autorités de l’époque d’apporter des corrections là où il y avait imperfection afin de garantir au peuple un développement humain durable !

Hélas, il en avait été autrement, il n’est resté de toutes les réalisations héritées que ruine et désolation, caractérisées par une gestion chaotique sans programme de gouvernement. Le seul et unique programme de développement proposé au peuple se résumait en un seul point, comment éliminer Kolingba et les Yakoma politiquement et physiquement de l’administration et de l’armée.

Le mensonge était institué en mode de gestion et les forces publiques étaient alors détournées de leur rôle sacré, l’honneur et la patrie, devenant des bourreaux du peuple, utilisées à mettre à mal les droits de l’homme. Les armes de guerre distribuées pour sécuriser un régime en place, ont fait le lit de la violence, du banditisme et des braquages devenus un moyen de survie pour ceux des centrafricains qui, poussés par la faim et le désespoir, optent ainsi pour le suicide.

Ainsi, de 1995 à 1996, la mauvaise gouvernance patente du régime issu des élections de 1993 avait plongé la République Centrafricaine dans une grave crise politico-militaire sans précédent. Cette crise perdura et ne fit que s’accentuer, jusqu’en 2001, en raison du refus catégorique des dirigeants de l’époque de donner suite aux décisions et résolutions, issues d’une demi douzaine d’assises de concertation nationale, convoquées entre juin 1996 et mai 1998, afin d’y trouver des solutions durables, de la multiplication des manœuvres en vue de confisquer et dévoyer la démocratie, de la politique d’assassinat et de terreur.

Cette crise avait été caractérisée par des affrontements armés récurrents, la généralisation de l’insécurité sur toute l’étendue du territoire, la destruction d’une bonne partie du faible tissu économique, la désorganisation de l’administration publique et la destruction des systèmes éducatif et de santé. Elle avait ébranlé et fragilisé les bases de l’unité nationale, fragmentée la nation et aggravée la pauvreté tant en milieu urbain que rural. Il y eu déchirements et blessures ! Les gouvernants de l’époque, n’avaient laissé aucun autre choix aux Centrafricains.

Honorables Invités,

Les luttes multiformes des filles et fils du Centrafrique ont abouti au coup d’Etat du 15 mars 2003 que l’humilité nous engagerait à reconnaître que c’est l’œuvre de tous. Si cette transition a certes décrispé la situation politique nationale, elle n’a pu, en dépit des recommandations du Dialogue National, engager un programme hardi en vue de la refondation de l’Etat et de la Nation.

Or, ce changement, nous l’avions voulu pour délivrer le peuple de la souffrance, de l’injustice, de la misère et de la tyrannie ; mais hélas, ce n’est pas le cas. Et les dernières élections de 2005 au contour que l’on sait, n’ont rien arrangé.

Au lieu de proposer au peuple un programme politique cohérent, capable de prouver aux yeux de la communauté nationale et internationale que nous avions eu raison de recourir à la force, tout est parti comme si rien n’a changé. Nous sommes à nouveau repartis avec les mêmes objectifs politiques qui se résument à la politique de la terre brûlée et de la terreur caractérisée par :

– les multiples cas d’assassinat et de villages rasés dans le Nord du pays dont les auteurs pavanent encore en toute liberté et impunité ;

– le départ en exile de centaines de milliers de compatriotes ;

– des centaines de milliers de compatriotes contraints de vivre dans la forêt loin de leur terroir ; n’eut été l’aide humanitaire que le sort de ceux-ci serait irrécupérable ;

– l’extrême pauvreté qui jette à ce jour dans la rue, femmes, enfants, vieillards, sans oublier la situation des diplômés sans emploi qui ne savent plus à quel saint se vouer…

Les raisons de fond à toutes les crises d’hier sont encore d’actualité à savoir, le non respect des engagements pris et de la parole donnée, le mensonge érigé en mode de gestion, l’absence de dialogue, la multiplication des manœuvres en vue de confisquer et dévoyer la démocratie et la politique d’assassinat et de terreur.

Et pourtant, la sagesse devrait nous faire réfléchir et dire qu’entre 1995 et 1996, c’est la mauvaise gouvernance patente du régime de l’époque qui a plongé le pays dans une grave crise politico-militaire sans précédent qui a perduré et ne fit que s’accentuer, jusqu’en 2001.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les diverses rébellions qui agissent en ce moment dans notre pays ne doivent pas nous surprendre. Les interventions de quelques uns des responsables sur les ondes des radios en disent long. Nos Délégués à ce Dialogues rentreront dans les détails.

Chers compatriotes,

Filles et Fils du Centrafrique,

J’ai été constamment à l’écoute de ce que voulait mon peuple. J’allais dans le sens de ce qu’il souhaitait, si je n’arrivais pas à le convaincre du bien-fondé de ma position, affirmant toujours que seul l’avenir dira, qui a raison. Malheureusement, comme le souligne le dicton : l’expérience instruit mieux que les conseils !

Lorsqu’il s’est agi de ce nouveau Dialogue, je me suis posé les questions suivantes : sommes-nous, hommes politiques, à l’écoute du peuple ? Avons-nous écouté les gémissements et les cris du cœur de nos compatriotes ? Sommes-nous sensibles à leur misère et à leur pauvreté et surtout à un moment où la famine s’est installée dans notre pays ?

Si la réponse est oui, ces assises ne devraient pas avoir lieu ! Car en installant un dialogue permanent comme le Dialogue National l’avait recommandé, nous aurions depuis résolu plusieurs problèmes et laissé le Gouvernement répondre aux besoins quotidiens de la population. Malheureusement, ce Dialogue en est un de trop, telle est la pensée du peuple !

En acceptant de prendre part à ce Dialogue Politique Inclusif, je me suis laissé convaincre par une seule chose : il faut aller poser la bonne question, notamment :

Si Kolingba a mal géré, il a laissé démocratiquement le pouvoir à Patassé pour mieux gérer, si Patassé a mal géré, Bozizé a pris le pouvoir par la force pour mieux faire que nous tous. Alors, pourquoi après un Dialogue National, qui a rassemblé tous les fils et filles du pays qui se sont pardonnés et pris un ensemble de recommandations constructives pour le pays, on nous parle encore de tribalisme, d’affairisme, de milices armées, de violations de droits de l’homme, d’impunité ou simplement de mauvaise gouvernance …?

Et pourtant aucun régime en RCA n’a été soutenu comme celui de BOZIZE. Le pays a reçu des appuis financiers de toutes les institutions sous-régionales, régionales, et internationales ainsi que des pays amis. La situation du pays est alarmante, ce régime est en train de faire mourir le peuple par inanition. Les arriérés de salaires, de pensions et bourses ne sont toujours pas résolus. Et que dire de tous les prix qui ne cessent d’augmenter au jour le jour !

Je dis à mon frère, le Président BOZIZE, de laisser sa chance à notre démocratie et de proposer aux compatriotes des alternatives pour sortir durablement de cette crise car la situation est grave, et l’on ne peut indéfiniment continuer à se fier aux discours trompeurs sur la pseudo-paix qui règnerait dans le pays et la pseudo-réussite économique dont les résultats tardent à venir… Car il y a problèmes…

En effet, plusieurs éléments caractéristiques résument la situation du pays :

Premièrement, il y a impolitesse envers le peuple qui est au quotidien ignoré et délaissé par les gouvernants. En effet, en célébrant régulièrement le coup d’Etat du 15 mars 2003, le régime viole non seulement les dispositions pertinentes de la Constitution en ses article 18, alinéa 1, 2 et 3, article 19, alinéa 1 et 4, article 21, alinéa 2 mais, démontre qu’il a définitivement pris partie pour le gouvernement par les armes et non par le peuple.

Pendant qu’à Bangui nous faisons les fêtes, dans l’arrière pays, nos frères et sœurs sont massacrés entre autres par les forces sensées les défendre et n’ont pas à manger! Les étudiants font grèves pour réclamer leur droit, le plus haut responsable leur répond « ils peuvent faire leur grève car mes enfants ne sont pas à l’Université ».

Des éléments armés étrangers (appelés libérateurs) viennent ériger un drapeau étranger en lieu et place de l’emblème centrafricain dans les locaux de la Gendarmerie nationale (Brigade de PK 12) au vu et au su des autorités ! Pis encore, lors d’une rencontre avec la population du 6e Arrondissement (Pétévo), le plus haut dirigeant du pays ira jusqu’à faire allusion à la partie intime d’une femme à propos du concert de casseroles demandé par les syndicats !…

Deuxièmement, Il y a incitation à la vindicte. Le serment prêté ainsi que le préambule de la Constitution de notre pays qui dispose entre autres que, je cite : « le peuple s’oppose fermement à toute forme de dictature et d’oppression, ainsi qu’à tout acte de division et d’entretien de haine… » ; fin de citation, sont régulièrement violés par le Chef de l’Etat à travers ses propos à l’endroit des journalistes, des magistrats, des travailleurs en grève, etc.

Pis encore, du sommet de l’Etat on incite les forces de défense à obéir à la loi du Talion singulièrement dit ″mbana na mbana″ à l’exemple des affaires de l’église de Kina et surtout de Yango Capita et Sanzé qui nous rappelle tristement l’affaire « Chabardo et compagnie » !

Troisièmement, l’administration est vidée de sa substance. L’amateurisme, l’incompétence, l’inexpérience, ajoutés à la corruption et l’indiscipline, sont aujourd’hui les traits caractéristiques de notre administration. Ma tristesse est profonde de savoir que notre pays est à ce jour perçu comme le pays où la médiocrité est couronnée. Le non paiement des salaires à terme échu et les arriérés qui perdurent ne sont pas prêts d’arranger les choses.

Enfin, quatrièmement, la gestion personnalisée au détriment de bonnes règles établies. Pour une affaire qui ne nous concerne pas, nous rompons des relations diplomatiques avec un pays frère comme le Soudan par saute d’humeur. L’absence de transparence dans les grandes décisions de l’Etat notamment le dossier de Unitec-BENIN et beaucoup de conventions objet de contentieux ruinent les énergies au plan national et réduisent le dernier pavé de confiance que la communauté internationale voudrait bien nous accorder.

Ce tableau non exhaustif mais sombre démontre que nous devons saisir l’opportunité de ce Dialogue Politique Inclusif pour prouver au peuple que nous sommes à son écoute en trouvant des solutions à leurs problèmes et en lui donnant de l’espoir.

En ce qui me concerne, l’examen du document produit par le Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif révèle que pour une bonne partie, plusieurs des mesures proposées sont déjà contenues dans le programme de réduction de la pauvreté mais, nous découvrirons que ces mêmes mesures se retrouvent dans les recommandations du Dialogue National, de tels ou tels Etats Généraux ou Séminaires !

C’est pourquoi, j’estime pour ma part qu’au cours de ce Dialogue, nous nous attacherons beaucoup plus à comprendre et à trouver des réponses au problème des rébellions armées, des salaires, des pensions et des bourses qui ne sont pas payés, de la gestion des retraités, de la mobilisation des recettes de l’Etat particulièrement le problème de la Douane, de l’organisation des élections transparentes et crédibles et de la violation de la constitution, dans un cadre politique revu.

Mais la question fondamentale à se poser est celle de savoir pourquoi les résolutions du Dialogue National n’ont pas été appliquées de sorte qu’aujourd’hui plusieurs familles ne savent pas qui a tué les leurs et que sont devenus leurs restes alors que la commission vérité réconciliation avait été prévue pour cela par le Dialogue National ! C’est ici le lieu de se demander qu’est devenu ce Comité qui a pourtant été doté de tous les moyens ?

Centrafricaines, Centrafricains,

Je ne suis ici, à ce Dialogue Politique Inclusif, ni pour le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) mon parti, ni pour moi-même, je suis ici pour le peuple que j’ai eu à servir, que je servirai encore, pour son bien être et pour la paix. C’est pourquoi, encore une fois, je demande à Dieu de pardonner tous ceux qui ont attenté à ma vie et qui continue à y méditer, de même, je demande pardon au peuple pour la peine que les hommes politiques continuent à leur infliger.

Je le dis et je le répète que, contrairement à ce que certains, dans des desseins politiciens et électoralistes, ont voulu faire croire, j’ai travaillé avec tout le monde et le droit de réponse de mon Parti à ce sujet est à votre disposition. Les archives de l’Etat sont là, pour l’attester, et la plupart de nos compatriotes de bonne foi peuvent en témoigner. Aussi, nous devons cesser de mentir au peuple. Il faut dire la vérité. Et à ce propos, j’ai demandé à mon parti de proposer dans l’accord politique issu de ce dialogue, une clause allant dans le sens de la création d’une commission internationale pour auditer l’administration et faire la lumière sur le tribalisme dans l’administration et l’armée.

Chers Compatriotes,

Arrivant au terme de mon intervention, qu’il me soit permis d’adresser à mon Frère El Hadj Omar BONGO ODIMBA, Président du Gabon, Président du Comité ad hoc dans l’espace CEMAC sur les questions centrafricaines, pour tous les efforts qu’il ne cesse de déployer afin de redonner espoir de vie au peuple centrafricain.

Je voudrais, au nom de mon Parti, le RDC, remercier la communauté internationale, particulièrement les partenaires au développement pour le soutien qu’ils ont apporté à l’organisation de ce dialogue dont la mise en œuvre de l’Accord Politique permettra, j’en suis convaincu, de réunir les conditions de mise œuvre de toutes nos stratégies de réduction de la pauvreté.

J’adresse tous mes encouragements à tous les Délégués qu’ils soient de la majorité, de l’opposition démocratique, de l’opposition armée, de la société civile et des confessions religieuses pour tous les efforts qu’ils auront à consentir durant 15 jours.

Pour ma part, je ne saurai terminer mon propos sans proposer une solution radicale de sortie de crise. Nous devrions arrêter l’hémorragie au plan politique et économique et redonner espoir au peuple centrafricain. Je propose donc clairement que l’on aille vers une transition politique dont les contours seront définis par votre assise.

Que la Paix du Christ soit avec vous tous.

Je vous remercie.

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