Centrafrique : « De l’assassinat du soldat Myriam Ouloufi » : Mme Touabena Solange Chantal, votre silencieux est indigne, irresponsable et coupable !

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Le ministre togolais de la sécurité et de la protection civile, colonel Calixte Madjoulba, a fait arrêter 3 soldats à Kara pour bavure. Les mis en cause ont été appréhendés pour avoir exercé des sévices sur un jeune entrepreneur. D’après les informations recueillies, dans le courant de la journée de mercredi 22 mai dernier, les 3 soldats ont fait irruption dans l’atelier du jeune entrepreneur Ayouguelé Kudjukabalo, pendant que ce dernier vaquait à ses occupations. Les trois individus en tenue militaire lui intimaient l’ordre de leur remettre son portable pour fouille car ils estimaient qu’ils ont été pris en photo le matin quand ils faisaient du sport.

Les soldats indélicats ont par la suite passé à tabac le jeune homme avant de le conduire manu-militari à la brigade, où le téléphone a été fouillé de fond en comble sans trouver les traces des images recherchées. Violemment tabassé, Ayouguelé Kudjukabalo s’est retrouvé dans un état second, le corps couvert de cicatrices. Mise au courant; l’organisation Kozah Espoir a immédiatement saisi le patron du ministère de la sécurité et de la protection civile, le colonel Calixte Madjoulba

Le ministre Calixte Madjoulba tape le poing sur la table

D’après un récent communiqué de Kozah Espoir, le Ministre de la Sécurité et de la Protection, aussitôt interpellé, a diligenté une enquête sur le dossier situant clairement la responsabilité des soldats forcenés. Le colonel Calixte Madjoulba a donc dépêché une délégation pour rencontrer les responsables de l’organisation KOZAH ESPOIR et Ayouguelé Kudjukabalo la victime des exactions, pour une démarche d’apaisement, la prise en charge des frais de soins et autre dépenses liées à la bavure. Quant aux soldats fautifs, des sanctions exemplaires leurs ont été infligées afin d’éviter à l’avenir de tels comportements arbitraires à l’égard de paisibles populations. « La délégation a rassuré que ce comportement arbitraire ne restera pas impuni tout en informant que les acteurs de cet acte sont déjà mis aux arrêts par la hiérarchie militaire. Information que Kozah Espoir a pu vérifier et confirmer à travers ses propres canaux », relate le communiqué.

En République centrafricaine, il existe une kyrielle de Mouvements, d’Associations et de Groupements qui défendent la cause et les droits de la jeunesse et de la femme centrafricaine. Ces différents mouvements sont soutenus financièrement par les institutions internationales affiliées au système des Nations unies. Il ne se passe pas un seul jour sans que l’on entende parler de la participation de leurs membres à des ateliers de formation, de séminaires et de rencontres sur les questions de la femme centrafricaine, de ses droits à la vie, à l’école, l’emploi et au travail. Il ne se passe pas aussi un seul jour sans que les hauts responsables de ces associations ne puissent faire des selfies à l’aéroport international Bangui M’Poko et dans un avion en train de quitter le pays pour prendre part à des fora ou sur le point de revenir en Centrafrique.

Si la communauté internationale a beaucoup investi  et continue d’investir dans les budgets de ces multitudes de regroupements de la femme centrafricaine, en retour, leurs responsables n’ont jamais été de bonne foi. Ils n’ont fait qu’user de la méthode de la procédure de création de ces associations pour s’approprier des fonds devant être alloués par les partenaires techniques internationaux à leurs dépenses de fonctionnements et d’investissements. Ils n’en ont par conséquent cure de la protection des droits de leurs adhérents et de la femme centrafricaine. C’est pourquoi, depuis le déploiement des mercenaires du Groupe Wagner et rwandais qui se sont rendus coupables de graves actes d’atteintes aux droits humains, tant à Bangui que dans les provinces, toutes ces organisations n’ont jamais intenté une action en justice pour demander ou exiger que leurs auteurs soient activement recherchés, identifiés, jugés et condamnés.

C’est pourquoi Mme Solange Chantal Touabena qui s’est illustrée ces derniers temps, en prenant la parole, après la publication d’un message dont on aurait attribué la paternité à l’ancien chef d’état de transition Mme Catherine Samba – Panza, lors d’une rencontre entre elle et certaines femmes – leaders, sur les réseaux sociaux et abondamment partagée, est restée fort étonnamment silencieuse sur l’assassinat crapuleux, ignoble et odieux du soldat Myriam Ouloufi. Pourquoi cette femme qui défend aujourd’hui l’ancien chef d’état avec une certaine aisance et un engagement inouï, est – elle restée muette depuis l’assassinat de la présidente de l’Association des Femmes Juristes Centrafricaines ? Pourquoi n’a – t – elle jamais réagi suite à ce qui est arrivé à la pauvre Djamila, violée, enceintée, éventrée et tuée par les mercenaires du Groupe Wagner, au village Soh dans la commune de Bégoua sur l’axe Boali ? Et quid de la petite Lumière de Sagesse, abattue par les éléments de la garde présidentielle et dont la mère a été contrainte à l’exil au Canada ? Pourquoi a – t – elle décidée de se taire depuis l’exécution sommaire du soldat Myriam Ouloufi ?

Pourquoi ces organisations en charge de la défense des droits de la femme centrafricaine n’ont – elles jamais intenté une action en justice comme l’a fait le Mouvement Kozah Espoir au Togo ?

Ce silence est indigne, irresponsable et coupable.  Honte à vous, Mme Solange Chantal Touabena !

Jean – Paul Naïba

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