Centrafrique : Comment le plus Grand Voleur Félix Moloua a tenté d’enfumer l’Intersyndicale sur la hausse des prix de carburants

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COMMENT LE GOUVERNEMENT MOLOUA ENFUME L’INTERSYNDICALE DE CENTRAFRIQUE (ISYCA) CONCERNANT LA FLAMBÉE DES PRIX

1. Dans un document officiel daté du 25 janvier 2023 et signé par l’ISYCA qui regroupe les neufs plus puissantes centrales syndicales de Centrafrique, la teneur des négociations avec le gouvernement Moloua sur la question de la flambée des prix y a été synthétisée.

2. En effet, y sont résumées les soi-disant six « mesures » d’accompagnement qu’auraient pris le gouvernement Moloua pour lutter contre la hausse exponentielle des prix. Avant de les analyser, présentons-les :

a) Négociations en cours avec le gouvernement camerounais en vue de la levée d’interdiction sur l’importation de certains produits de première nécessité fabriqués dans ce pays voisin ;
b) Levée immédiate des barrières illégales sur l’ensemble du territoire national ;
c) Maintien des barrières légales installées pour raison de sécurité avec interdiction de rackets opérés sur les usagers de « formalités »;
d) Adoption d’une mercuriale des prix des produits de première nécessité afin d’éviter la flambée mécanique et inexplicable des prix des produits importés et des denrées alimentaires ;
e) Prises des dispositions pratiques pour éviter les spéculations de certains opérateurs économiques véreux;
f) Baisse du prix du carburant à la pompe si le cours mondial du pétrole baisse.

3) Première remarque, ces six points ne sont en rien des mesures. En vérité, il n’y en a aucune là-dedans. Et pire encore, même si cela avait été le cas, elles n’auraient tout simplement aucun impact sur les prix des produits de première nécessité.

4) En quoi des négociations avec le gouvernement camerounais pour permettre l’importation de produits camerounais pourraient diminuer le prix du carburant ou de ces produits frappés par l’impact de l’inflation ? Au passage ces négociations n’ont aucune chance d’aboutir car l’économie camerounaise suffoque à cause de la politique monétaire restrictive de la BEAC, des problèmes d’approvisionnement, de l’inflation et de la facture trop élevée de l’énergie.

5) Quant à la levée des barrières illégales, il a donc fallu que les consommateurs centrafricains soient complètement pris à la gorge par la flambée des prix pour que le gouvernement Moloua daigne enfin penser à les démanteler ? Et pourtant elles sont toujours là. Pour ce qui est des barrières légales en quoi l’interdiction des « formalités » feraient chuter le prix du carburant ? Et surtout à quoi bon interdire quand on laisse faire?

6) C’est bien d’adopter une mercuriale des prix des produits de première nécessité, mais sans subvention de l’État ou sans défiscalisation de l’importation de ces produits, à quoi ça sert? Et une fois de plus à quoi ça sert d’établir un listing des produits de première nécessité dont l’État dit vouloir bloquer les prix s’il n’y aucun moyen de contrôle et que les Libanais font ce qu’ils veulent?

7) Le gouvernement Moloua parle de prise de dispositions pratiques pour empêcher la spéculation ? Ah bon ? Mais comment arriveront-ils aujourd’hui à faire ce qu’ils étaient incapables d’accomplir quand ils en avaient les moyens?

8) Enfin, c’est bien de parler de baisse du cours mondial de pétrole. Mais comment le gouvernement compte s’y prendre? Ce que les grandes puissances mondiales ne peuvent pas Moloua peut-il le faire? Non, alors pourquoi parler de mesure en ce qui concerne le cours du pétrole ?

9) Donc en résumé, si nous comprenons bien les choses, ce ne sont que des bobards que le gouvernement Moloua a servi aux syndicats. Mais le plus choquant dans tout ça, c’est quand l’Intersyndicale écrit que « la partie syndicale dans sa majorité ne semblait pas être convaincue de la réussite de ces mesures ». Donc y a – t – il a une minorité qui croit à ce dol politique ?

Fari Tahéruka Shabazz

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