Centrafrique :  » Cas de la Sococa et la Mairie de Bossangoa »: est – il possible et réglementaire qu’une base militaire soit installée au sein des services publics ?

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EST-IL POSSIBLE ET REGLEMENTAIRE QU’UNE BASE MILITAIRE SOIT INSTALLEE AU SEIN DES SERVICES PUBLICS ?

(CAS DE LA SOCOCA ET LA MAIRIE DE BOSSANGOA)

Le drame qui s’est abattu sur la ville de Bossangoa le 26 Novembre 2022 et dont les conséquences humaines indénombrables ont été déviées par la Main Puissante de Dieu qui a toujours compassion de son peuple, met à nu et véritablement à nu, la vulnérabilité des populations des arrières pays et partant, du peuple Centrafricain tout entier.

Au-delà des querelles et attaques politiques qui se mènent de part et d’autre, autour d’un phénomène qui devrait attrister tous les cœurs et les esprits Centrafricains, et, en attendant que l’Etat éclaire un jour, l’opinion nationale et internationale sur la véracité des faits, ce qui n’est pas du tout évident car, des drames antérieurs restent encore non élucidés,

Le Cercle des Ecrivains, Journalistes, Artistes et Chercheurs de Centrafrique (CEJACC), se fondant sur deux principes sacrés qui s’imposent à tout Etat à savoir, d’une part, « Gouverner c’est prévoir et la meilleure prévention c’est l’anticipation » et d’autre part,

« L’Autorité d’un Président repose toujours sur la légitimité d’un gouvernement conduit par un Premier Ministre Gestionnaire avec des Ministres Technocrates pour la bonne gestion des affaires de l’Etat » et,

Tout en étant très préoccupé par les sévices que subissent les innocentes populations sans défense, s’interroge et tient à poser les questions de savoir s’il est possible et réglementaire qu’une base militaire soit installée au sein d’une Usine et une Mairie opérationnelles, aux Institutions établies de la République que sont :

1.  Ministère de la Défense Nationale

L’occupation de l’enceinte de la SOCOCA (Société Cotonnière de Centrafrique) et de la Mairie de Bossangoa en activités régulières comme bases militaires des alliés russes et FACA répond-elle aux principes et normes militaires ? Y’a-t-il des raisons particulières qui justifient la cohabitation des militaires avec des travailleurs en usine et travailleurs municipaux ? Le Ministère s’était-il préoccupé de l’éventualité de ce qui vient de se passer ? Quelles appréciations le gouvernement en a-t-il faites ?

2.  Ministère de l’Agriculture

Le Département s’était-il préoccupé du danger que représentait la présence des armes à feu permis le coton et les machines à moteurs ? Du mélange de soldats avec les manœuvres et les usagers traditionnels de la société ? Quelles précautions le Département a-t-il prises pour mettre l’usine à l’abri de tous dangers éventuels ? Un contrat d’occupation de la base avait-il été signé entre le Département et leurs occupants militaires ?

3.  Ministère de la Sécurité Publique

Le Ministère de la Sécurité Publique avait-il bonne conscience que la cohabitation des militaires, leurs armements avec des travailleurs au sein d’une usine et au sein d’une Mairie était stratégiquement dangereuse pour les civils, les services et les installations ? Les réseaux d’informations et de renseignements de Bossangoa n’ont-ils jamais communiqué au Département des données sur la présence militaire au sein de la SOCOCA et les risques futurs à prévenir ?

4.  Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

En tant que Département de régulation et de coordination de tous les services intérieurs de l’Etat, était-il au courant de l’utilisation de la Société Cotonnière de Centrafrique (SOCOCA) et de la Mairie de Bossangoa comme base militaire des alliés russes et FACA ? Quelles analyses et précautions préventives en a-t-il fait au gouvernement aux fins des actions préventives ?

Les Autorités Préfectorales et Sous-Préfectorales n’ont-elles pas assez souvent informé le Département des frottements réguliers au sein de la base entre soldats russes et les travailleurs ?

Aussi, le Département était-il au courant du communiqué de Presse n°77/22 du 26 Novembre 2022, signé du Coordonnateur de la Plate- forme GALAXIE, organe très récemment suspendu par le Département, lequel communiqué annonçait des frappes imminentes par des drones achetés en Espagne par les ennemis de la paix, le même jour de la frappe de l’usine de Bossangoa ?

Le Département est-il également au courant du communiqué de la même Plate-forme diffusé aussitôt la frappe de l’usine et qui accusait frontalement la France de livrer à la République Centrafricaine une guerre génocidaire ? Comment s’explique et se justifie son état d’alerte sur ce drame à la minute prête ?

5.  Ministère des Affaires Etrangères

Le déploiement des forces militaires étrangères dans un Etat tiers à l’exemple des alliés russes en Centrafrique, rentrant dans le cadre de la diplomatie, le Département en tant que vecteur Coordonnateur avec les spécialistes concernés avait-il connaissance de l’occupation de l’usine SOCOCA par la base militaire russe et FACA ? Quelles approches – conseils, le Département a-t-il menés auprès des forces alliés russes au regard des dispositions des instruments internationaux régissant les bases militaires dans un Etat tiers ?

6.  Les Elus de Bossangoa

Les Députés de Bossangoa en particulier, et ceux de l’Ouham en général, représentants légitimes des populations des villes citées ci- dessus et, agissant comme des femmes vertueuses dans la maison du chef de l’Exécutif, Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, sont-ils vraiment au courant que des militaires avec leurs arsenaux à feu ont investi la SOCOCA comme leur base militaire depuis fort longtemps ?

Le feu cohabitant difficilement avec le coton et les liquides inflammables, ont-ils pris la précaution d’informer le Chef de la maison dont eux, assurent la gestion de certaines chambres que représentent leurs circonscriptions respectives ? Quelles communications ont-ils faites au chef de l’Exécutif sur l’occupation des bureaux de la Mairie de Bossangoa comme base militaire ?

7.  Présidence de la République

La Présidence de la République, cette noble et prestigieuse Institution, le cœur du Pouvoir et du Pouvoir de décision, le symbole de la paternité nationale et le garant de la sécurité du peuple pris individuellement et collectivement, était-elle au courant de la prise de l’usine SOCOCA et de la Mairie de Bossangoa comme bases militaires des alliés russes et FACA ?

Les Institutions nationales non limitatives à qui des questions ont été posées ci-dessus et qui relèvent de son Autorité, l’ont-elles informée de la cohabitation très dangereuse entre les militaires et travailleurs civils à Bossangoa ? En tant que Premier Responsable de la Sécurité du pays et, du peuple, avait-elle pris la juste mesure du danger réel que représente une base militaire à l’intérieur d’une usine et d’une Mairie ?

En somme, et sans aller trop loin en détails, les Centrafricains et même le monde entier épris de bonne conscience et du sens de la paix et de l’unité sont préoccupés par les drames qui se jouent sur le champ du théâtre politique en Centrafrique. Ils s’interrogent et posent des questions sur les rôles ou les missions dévolues aux Institutions établies vis-à-vis de la nation et du peuple.

Naturellement, et comme pour se dédouaner, ces Institutions répondront en chœur, qu’ ‘‘une commission d’enquête sera mise en place pour faire la lumière sur ce qui s’est produit, et les auteurs ne resteront pas impunis’’.

Mais les drames, le pays en a connus et, des commissions d’enquêtes ont été mises en place. Quels résultats a-t-on communiqués au peuple ?

Et, en attendant que les enquêtes ne révèlent la vérité un jour, il faudrait avoir le courage et la probité de déclarer tout ce qui se passe en République Centrafricaine, comme étant la résultante des mauvaises luttes politiques fondées sur la haine, la méchanceté, l’égoïsme et la manipulation pour tout dire.

Le peuple Centrafricain et la nation ont atteint un niveau de vulnérabilité très inquiétante qui confirme à n’en point douter, ce que Dieu dit de ses brebis (les populations) en Centrafrique en ces termes :

« Mon troupeau est errant sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées, mon troupeau est dispersé sur toute la face du pays ; nul n’en prend souci, nul ne le cherche. » Ezéchiel 34 : 6.

Oui, il y a bien longtemps, des années durant que les Centrafricains, brebis de Dieu, errent sur la surface du pays, la République Centrafricaine et même en dehors du pays. Il y a bien longtemps, et à de nombreuses occasions, que les Centrafricains sont victimes des drames qui coûtent la vie à nombreux d’entre eux.

Et, en face de ces drames comme le dernier à Bossangoa, des personnes non indiquées, ni habilitées se précipitent dans des déclarations incongrues comme pour se moquer du peuple ou pour masquer, brouiller une piste.

C’est pourquoi, il est grand temps, et le temps est venu pour les Centrafricains sans distinction, de prendre conscience que la politique de la haine, du mensonge, de la méchanceté, de l’exclusion ou de division, de la manipulation ne nous amènera nulle part ailleurs sinon, à l’éternel recommencement avec ses corollaires.

Pour arriver à destination c’est-à-dire, à la paix, à la stabilité et au bonheur, il faudrait autour des dirigeants, des hommes capables, intègres, ennemis de la cupidité et craignant Dieu pour assumer leurs responsabilités dans le sens de l’Etat et dans l’intérêt du peuple et de celui de la nation.

Car, aussi longtemps que les Centrafricains ne seront pas capables d’assurer les responsabilités qui sont les leurs, préférant se cacher derrière l’autorité d’un dirigeant fort, la paix, la démocratie et le bonheur n’auront pas lieu en République Centrafricaine.

Aussi, faudrait-il aux dirigeants, la capacité d’écoute du peuple à la base, la force et le courage de transcender toutes velléités familiales, tribalistes, matérialistes et politiciennes qui les tiennent prisonniers dans l’isoloir des manipulateurs et qui les privent des réalités du terrain touchant aux quotidiens des populations

Du reste, le fanatisme politique, l’extrémisme politique et tous les vices et antivaleurs qui excitent les Centrafricains les uns contre les autres, tout en les éloignant des réalités et attentes du peuple, ne préviendront, ni n’arrêteront jamais tous les malheurs qui s’abattent sur le seul pays que nous avons en partage et sur le peuple auquel, nous sommes liés par le sang et appartenons tous pour l’éternité.

Que ceux qui font le mal à leurs frères et sœurs Centrafricains pour le Pouvoir, pour les postes et pour la richesse, écoutent ce que la Parole de l’Eternel Dieu leur déclare :

Que ceux qui font le mal au peuple Centrafricain pour le Pouvoir, pour la richesse, les postes et les prestiges et, les Centrafricains qui manquent de paix et souffrent en silence écoutent cette parole de Dieu qui dit :

« Car le sceptre de la méchanceté ne restera pas sur le lot des justes, afin que les justes ne tendent pas les mains vers l’iniquité.

Eternel, répands tes biens faits sur les bons et sur ceux qui ont le cœur droit ! Mais ceux qui s’engagent dans des voies détournées, que l’Eternel les détruisent avec ceux qui font le mal. Que la paix soit sur Israël ! (Centrafrique) ! ». Psaumes 125 : 3-5

Pour le CEJACC

Le Coordonnateur

Elie OUEIFIO

 

 

 

 

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