Centrafrique : bientôt de nouvelles sanctions contre la Russie ciblant des personnes et touchant des pays – tiers !

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CARTE. Guerre en Ukraine : Wagner critique l’armée russe, nouvelles sanctions… Le point du jour

Après une année de combats qui ont fait des dizaines de milliers de victimes en Ukraine et en Russie, l’Otan a dit jeudi 16 février appréhender une nouvelle offensive des forces du Kremlin. Seul allié européen de la Russie, le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, a pour sa part assuré que son pays ne se joindrait à l’offensive russe que s’il était directement attaqué. Voici ce qu’il faut retenir de l’actualité liée à la guerre en Ukraine ce jeudi.

Des gardes-frontières biélorusses patrouillent le long de la frontière entre la Biélorussie et l’Ukraine, le 15 février 2023.
Des gardes-frontières biélorusses patrouillent le long de la frontière entre la Biélorussie et l’Ukraine, le 15 février 2023. | NATALIA KOLESNIKOVA / AFP

 

Le patron des paramilitaires russes de Wagner a jugé jeudi 16 février que Bakhmout, l’épicentre des combats dans l’est de l’Ukraine, ne tomberait pas avant « mars ou avril », s’en prenant à la « bureaucratie militaire » qui freine selon lui l’offensive.

Ses propos interviennent à un moment où la Russie est en quête d’une victoire à quelques jours du premier anniversaire du déclenchement du conflit, le 24 février, et sur fond d’intensification ces dernières semaines de son assaut dans la partie orientale du territoire ukrainien.

Voici ce qu’il faut retenir de l’actualité liée à la guerre en Ukraine en ce jeudi 16 février 2023.

Carte de l’Ukraine, le 16 février 2023. | INFOGRAPHIE OUEST-FRANCE

Prendre Bakhmout en « mars ou avril »

Le patron du groupe paramilitaire russe Wagner a jugé que Bakhmout, épicentre des combats dans l’Est ukrainien, ne sera pas conquise par Moscou avant « mars ou avril », estimant que la lenteur des avancées russes était due à la « monstrueuse bureaucratie militaire ».

« Je pense que c’est mars ou avril. Pour prendre Bakhmout, il faut couper toutes les routes d’approvisionnement », a dit Evguéni Prigojine dans une vidéo publiée dans la nuit de mercredi à jeudi 16 février sur la chaîne Telegram WarGonzo.

« Je pense qu’on aurait pris Bakhmout s’il n’y avait pas cette monstrueuse bureaucratie militaire, et si on ne nous mettait pas des bâtons dans les roues tous les jours », a fustigé Evguéni Prigojin dans une autre vidéo sur la chaîne Telegram de son service de presse.

Selon lui, le fait que Wagner ne puisse plus recruter de prisonniers pour aller au front en échange d’une amnistie constitue une « saignée » pour son organisation.

« À un moment donné, le nombre des unités va baisser et en conséquence le volume des tâches qu’on veut exécuter » aussi, a-t-il ajouté.

De nouvelles sanctions contre la Russie

Les États-Unis et leurs alliés préparent l’adoption de nouvelles sanctions contre la Russie pour le premier anniversaire de l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février 2022, a indiqué une haute responsable américaine.

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« Vous allez voir autour du 24 un nouveau gros paquet de sanctions des États-Unis et de tous nos alliés partenaires du G7 », a déclaré à des journalistes Victoria Nuland, secrétaire d’État adjointe aux affaires politiques.

« Ces sanctions vont approfondir et élargir dans certaines catégories les mesures que nous avons déjà prises, tout particulièrement pour limiter le flux de technologies vers l’industrie de la défense russe », a-t-elle précisé.

La responsable a encore souligné que ces sanctions cibleraient des personnes, renforceraient les restrictions bancaires et toucheraient des pays tiers permettant à la Russie de contourner les sanctions.

Une « longue confrontation » avec la Russie

L’Otan doit se préparer à une longue confrontation avec la Russie, car le président Vladimir Poutine ne montre aucune volonté de paix, un an après avoir envahi l’Ukraine, a averti le secrétaire général de l’Alliance, le Norvégien Jens Stoltenberg, dans un entretien avec l’AFP.

« Nous devons être préparés pour le long terme, cela peut durer de très nombreuses années », a-t-il averti.

« Le président Poutine veut une Europe différente, une Europe où il peut contrôler ses voisins, où il peut décider ce que les pays peuvent faire », a déploré Jens Stoltenberg.

La Biélorussie rejoindra l’offensive russe « uniquement » s’il est attaqué

La Biélorussie ne combattra avec les forces russes en Ukraine que si le pays est attaqué, a dit le dirigeant biélorusse Alexandre Loukachenko, lors d’une rare rencontre avec des médias étrangers à Minsk.

« Je suis prêt à combattre avec les Russes depuis le territoire du Bélarus uniquement dans un cas : si ne serait-ce qu’un soldat arrive de là-bas (de l’Ukraine) avec une arme sur notre territoire pour tuer nos gens », a-t-il déclaré.

« Cela n’est pas seulement valable pour l’Ukraine, mais aussi pour tous les autres voisins », a poursuivi Alexandre Loukachenko. « S’ils agressent le Bélarus, alors la riposte sera des plus cruelles. Des plus cruelles ! Et la guerre prendra alors un tout autre tour », a-t-il lancé.

La Biélorussie sert de base arrière à l’offensive russe déclenchée il y a un an contre l’Ukraine. Des soldats et équipements russes y sont encore déployés aujourd’hui.

Israël « attaché à la souveraineté » de l’Ukraine

Le chef de la diplomatie israélienne, Eli Cohen, a affirmé à Kiev que son pays était « attaché à la souveraineté » de l’Ukraine, à l’occasion de la première visite d’un ministre de l’État hébreu en Ukraine depuis l’invasion russe il y a un an.

« Israël est résolument en solidarité avec les Ukrainiens et reste attaché à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine », a déclaré Eli Cohen lors d’une conférence de presse avec son homologue ukrainien Dmytro Kouleba.

« Israël s’oppose fermement au meurtre de civils innocents », a-t-il ajouté, après s’être rendu dans la matinée dans la ville-martyre de Boutcha, symbole des atrocités dont est accusée la Russie.

Quatre diplomates autrichiens expulsés

La Russie a annoncé l’expulsion de quatre diplomates autrichiens en réponse à celle de quatre Russes plus tôt en février que Moscou qualifie de geste « inamical et injustifié » de la part de Vienne.

« En réponse, quatre employés de l’ambassade d’Autriche en Russie ont été déclarés persona non grata. Ils doivent quitter le pays avant la fin de la journée du 23 février », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Cette décision a été signifiée à l’ambassadeur autrichien, qui a été convoqué au ministère à Moscou, a-t-il ajouté.

Le ministère autrichien des Affaires étrangères a réagi en disant « regretter cette décision injustifiée », tout en soulignant que cette mesure n’était « pas une surprise ».

Il a également assuré que l’ambassade autrichienne à Moscou continuerait de fonctionner « dans l’intérêt des citoyens autrichiens en Russie et pour garder les canaux de communication ouverts ».

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