CENTRAFRIQUE/BAMBARI: LES FACA N’ONT PAS COMBATTU, UNE FOIS DE PLUS !

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Le dire n’est pas antipatriotique, le soutenir n’est pas anti-FACA, l’expliquer n’est pas Pro-Français, le prouver n’est pas anti-Russe, le marteler n’est pas s’en prendre à la personne individuelle de Faustin Archange Touadera, qui est finalement indigne de conduire la destinée nationale Centrafricaine.

Comme à #Bakouma, où ils ont campé longtemps à l’entrée de la ville, «attendant le top de #Bangui», les FACA n’étaient pas des combats du mercredi 09 et du jeudi 10 janvier derniers.

Ce top de Bangui est venu plutôt leur interdire de prendre part aux combats, avec des arguments oiseux se fondant, par exemple, sur des supposées négociations en cours à l’ONU pour la levée définitive de l’embargo…

La MINUSCA n’a pas interdit aux FACA de combattre.

Si les images de la vidéo officielle du contingent #Portugais MINUSCA confirme l’absence des FACA aux combats, les témoignages recueillis auprès des officiels, Primature Centrafrique et #PrésidenceRCA, l’attestent de même.

Pour preuve, cité par CNC, le rapport de la Police est éloquent:

«… tout a commencé jeudi 10 janvier vers 6 heures du matin à Bambari quand les rebelles de l’UPC ont pris d’assaut le commissariat local comme des abeilles.
Des tirs commencent à retentir de partout.
Constatant la puissance de feu des assaillants, les policiers, en présence du directeur général de la police et du directeur de l’OCRB, ont appelé au renfort les forces spéciales des FACA à Bambari, mais ils n’ont eu aucune réponse de leur part.
Grâce aux éléments de l’OCRB qui sont arrivés de Bangui la veille vers 23 heures, les policiers ont réussi à maîtriser la situation.
Entre temps, le sous-brigadier Mazeta, qui détient le lance-roquette de la police, a été touché par les assaillants
N’étant pas encore mort, le sous-brigadier Nguimalé tente de le secourir après une petite accalmie, mais il a été visé par un assaillant sniper placé sur un arbre.
Pendant ce temps, le combat continue entre les rebelles et les policiers jusqu’à midi sans que les FACA n’arrivent sur place.
Selon le commandant de l’unité des FACA à Bambari, ses hommes attendent le top de Bangui avant de s’engager dans le combat.
Bizarrement vers midi justement, c’est là arrivent les Russes pour remettre des minutions aux policiers, tandis que le combat tire presque à sa fin autour du commissariat.
De toute façon, ce manque de réactivité n’est pas seulement visible du côté des soldats FACA. Les gardes présidentiels qui sont dépêchés à Bambari pour la protection du chef de l’État une fois arrivée sur place sont eux aussi en débandade vers Grimari au premier coup des assaillants, alors qu’ils devraient appuyer leurs collègues policiers en danger.
Arrivés à Bangui le lendemain, les commandants de l’unité de la garde présidentielle dépêchée à Bambari sont arrêtés et placés en garde à vue au camp de Roux pour enquête.
Devant ce cafouillage tactique, les deux policiers tombés devraient être décorés à titre posthume pour leur courage et leur force à défendre la patrie.
Le chauffeur du directeur général de la police, qui est le premier à être touché par une grenade lancée par les assaillants, est actuellement sur le lit d’hôpital à Bangui. Lui, comme ses collègues policiers, pour l’honneur du pays, devraient être promus et reconnus officiellement par une lettre de félicitations du Président Faustin Archange TOUADERA !»

Henri Grothe

https://corbeaunews-centrafrique.com/centrafrique-cafouill…/

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