CENTRAFRIQUE – ASSEMBLÉE NATIONALE : LA PORTE DU BUREAU DU PRÉSIDENT SIMPLICE-MATHIEU SARANDJI FRACASSÉE ET EXPOSÉE. MAIS PAR QUI ?

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CENTRAFRIQUE – ASSEMBLÉE NATIONALE : LA PORTE DU BUREAU DU PRÉSIDENT SIMPLICE-MATHIEU SARANDJI FRACASSÉE ET EXPOSÉE. MAIS PAR QUI ?
Par Damoclès DIRIWO
Il y a franchement de quoi se poser la question « qu’est-ce qui se passe dans la Maison du peuple avec plusieurs cas de vols récurrents dont on n’a jamais mis la main sur les présumés auteurs alors que lesdits cas de vol n’ont cessé de se multiplier en ces lieux, allant jusqu’à faire du bureau du chef de l’institution la nouvelle cible idéale des malfrats » ? Quel est ce démon qui secoue l’Assemblée et son président ainsi ? Quel message sibyllin se cache derrière de tels actes dont la récurrence donne à réfléchir, surtout qu’il y a des forces publiques censées assurer la sécurité des lieux chaque jour à toute heure, qu’il neige ou qu’il pleuve.
Nous avons encore en mémoire le vol dans les différents bureaux administratifs dont par exemple celui du directeur des ressources humaines pendant la transition. Le temps pour ce directeur d’ouvrir son bureau, de déposer son sac au dos qui contenait la somme de deux (2) millions de FCFA et aller se soulager qu’à son retour, le sac et tout son contenu ont disparu sans trace. Le pauvre, un ancien prêtre de son Etat, est décédé quelques mois après sans retrouver ce sac. A signaler des cas de vols des litres de gas-oil en vidant le réservoir du groupe électrogène qui tombe en panne en pleine séance à cause de l’éternelle défaillance de l’Enerca en matière de fourniture de courant électrique…, les vols par effraction de fournitures de bureau en réserve, la liste est non exhaustive…
Mais bizarrement, pas une seule fois le fantôme ou la vraie personne n’a été vu et encore moins, attrapé la main dans le sac. Et c’est dans ce contexte plein de mystère qu’un autre cas de vol a été signalé à l’Assemblée nationale et cette fois-ci, tenez-vous tranquilles, dans le bureau du président de l’auguste institution certainement dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 mars. Et comment ?
De sources généralement bien informées, le vendredi 29 mars dernier, pendant ce long week-end ouvert en Centrafrique, le Saint-Pierre de l’Assemblée nationale, détenteur de toutes les clés des bureaux, est venu vérifier les différentes portes en commençant comme d’habitude par le bureau du président de l’Assemblée nationale et… catastrophe : dès qu’il a actionné pour ouvrir, la porte s’est immédiatement ouverte sans aucun effort de sa part. Comme quoi la porte était déjà ouverte alors qu’elle est toujours fermée à double sinon quadruple tour dès le départ des occupants des lieux. Son sang ne fit qu’un tour dans ses veines, se disant un malfaiteur est passé par là !
Simplice-Mathieu Sarandji est immédiatement saisi de l’affaire mais il prendra son temps pour répondre aux exigences républicaines du moment et notamment le déplacement de Bobangui au mausolée Boganda pour le 65è anniversaire de la disparition tragique du président fondateur Barthélemy Boganda, les festivités du 30 mars marquant l’an 3 de l’investiture du champion Touadéra pour son second mandat à lui confié par le peuple au premier tour de la présidentielle de décembre 2020…
Ceci expliquant cela, le PAN Sarandji n’a pu faire le déplacement de l’Assemblée nationale que le jour ouvrable du mardi 2 avril 2024 avec, tenez-vous bien, ses parents venus pour des incantations traditionnelles et exorcismes à l’africaine, sans commettre les services d’un huissier de justice pour faire un constat et dresser procès-verbal.
Quant aux dégâts, c’est aussi secret mais des informations reçues et vérifiées, il y a eu saccages par endroit. De l’argent aurait-il disparu ? A quel montant ? Des dossiers et objets disparus ? Lesquels et pourquoi ? Nul ne le sait à l’exception de Sarandji qui doit être dans tous ses états et animé d’un seul instinct vindicatif au point de ne recourir qu’à la logique ancestriste centrafricaine.
Mais c’en est quand même trop ! Pourquoi c’est l’institution dirigée par Sarandji qui est la seule de la République à vivre ce genre de drame récurrent ? A cette allure, des gens sont capables d’introduire des explosifs et n’importe quel poison dans le bureau du PAN pour le tuer instantanément ou à petit feu. Un jour, on entendra dire que le président de l’Assemblée nationale est mort foudroyé dans son bureau sans qu’on ne sache l’origine du drame.
Plus grave est le fait qu’il y a beaucoup d’éléments de forces de défense et de sécurité affectés pour sécuriser et protéger les bâtiments et les bureaux de l’institution. Comment dès lors expliquer que la porte du bureau du numéro 1 de l’institution soit victime d’un tel acte?
Avec ce qui vient de se passer, il ne fait point l’ombre d’un doute qu’il y a des gens qui sont décidés à attenter par tous les moyens à la vie du président Sarandji. C’est pourquoi ses parents disent qu’il ne s’agit puis des problèmes politiques internes à son parti ou à l’institution, mais d’un « problème d’homme à homme ». « Et si Sarandji n’était pas un homme africainement parlant, il ne serait plus en vie », commente un fonctionnaire parlementaire très choqué par l’allure que prennent les choses dans la maison.
Ce qui est regrettable dans cette affaire est que le chef de l’institution ait refusé de recourir à l’officie d’un huissier de justice ou celui d’un OPJ à travers le parquet pour que des enquêtes judiciaires soient engagées afin de situer les responsabilités. C’est comme cela que fonctionne la République à travers ses hommes et ses institutions.
Courage et vigilance au PAN.
Damoclès Diriwo, in: MEDIAS PLUS N°3185 du Vendredi 05 Avril 2024

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