Centrafrique : après avoir tokénisé les ressources naturelles et foncières, l’Imposteur de Bangui convoque un référendum constitutionnel et déclare la guerre à tout le peuple centrafricain

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NATION: LE PRÉSIDENT TOUADERA VA ORGANISER UN RÉFÉRENDUM CONSTITUTIONNEL
MESSAGE A LA NATION
DE SON EXCELLENCE LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT
RELATIF A L’ORGANISATION
DU REFERENDUM CONSTITUTIONNEL
BANGUI, 30 MAI 2023
– Centrafricaines ;
– Centrafricains ;
– Mes Chers Compatriotes ;
Notre pays, la République Centrafricaine a, durant des décennies, connu des crises militaro-politiques sanglantes qui ont porté gravement atteinte à l’unité nationale, à la dignité de l’homme centrafricain et au travail, bases fondamentales de notre société.
C’est sur les cendres encore chaudes de ces crises sanglantes qu’a été adoptée la Constitution du 30 mars 2016.
Cette loi fondamentale, promulguée le jour de mon investiture à la Magistrature suprême de l’Etat, le 30 mars 2016, avait pour vocation de réguler la vie de la Nation, fixer les modalités de conquête et d’exercice du pouvoir de l’Etat, encadrer l’exercice du pouvoir politique et distribuer les compétences ainsi que les limites à l’activité des Institutions de l’Etat.
Le 30 mars 2016, lors de ma première prise de fonction et le 30 mars 2021 pour mon second quinquennat, j’ai juré suivant les termes de cette Constitution, de l’observer scrupuleusement.
C’est ce que j’ai fait jusqu’aujourd’hui, vous en êtes témoins.
Cependant, en dépit des résultats obtenus dans la pratique de cette loi fondamentale issue du Forum de Bangui, celle-ci reste néanmoins caractérisée par l’empirisme qui s’expliquait par l’urgence des tâches à accomplir pour un retour définitif à l’ordre constitutionnel et comporte des dispositions qui pourraient compromettre le développement économique, social, culturel et politique de notre Pays.
C’est pourquoi, dès la promulgation de cette Constitution du 30 mars 2016, certains courants politiques centrafricains ainsi qu’une majorité de nos populations l’ont trouvée insuffisante pour des motifs divers et variés, notamment en ce qu’elle ne propose pas de solutions appropriées aux causes des conflits militaro-politiques récurrents que connaît le pays ; qu’elle n’affirme pas clairement la souveraineté de l’Etat centrafricain ni l’indépendance nationale, ni le droit à l’autodétermination du peuple centrafricain ; bref, qu’elle ne reflète pas suffisamment les aspirations profondes du peuple centrafricain.
Aussi, à l’instar des autres pays du monde, la République Centrafricaine connaît des évolutions profondes et de long terme, des bouleversements aux effets destructeurs dont la pandémie du COVID-19, la crise environnementale provoquée par les changements climatiques, les menaces contre la paix et la sécurité mondiales résultant du terrorisme, de l’extrémisme violent, de la criminalité transfrontalière et de la radicalisation qui appellent la réforme profonde de l’Etat.
Avec la disparition progressive des causes qui avaient engendré cet ordre supérieur et la nécessité de corriger les imperfections soulevées par les différents courants d’opinions, j’avais proposé dans mon Projet de Société auquel vous avez massivement adhéré lors du scrutin présidentiel du 27 décembre 2020, la réforme profonde de l’Etat à l’effet de l’adapter à l’évolution de notre société et du monde.
Cet ambitieux projet de réforme de l’Etat n’a pour objectif que de promouvoir nos valeurs, de permettre à notre jeune démocratie d’être plus dynamique, d’améliorer le fonctionnement régulier des institutions en mettant plus d’accent sur la transparence et la redevabilité, de rêver d’un avenir radieux et meilleur pour la République Centrafricaine, notre cher et beau Pays en partage.
Mes Chers Compatriotes ;
Dois-je vous rappeler que depuis le Dialogue républicain, une grande majorité de la population et des forces vives de la Nation se sont exprimées à travers des pétitions, des mémorandums, des marches organisées sur l’ensemble du territoire national, m’invitant à doter la République Centrafricaine d’une nouvelle Constitution qui reflète les aspirations profondes du peuple à la paix, à la sécurité, à la stabilité, à la souveraineté effective, à la croissance et à l’émergence du pays.
Les plus récents appels ont été ceux lancés, le 30 mars dernier, à l’occasion de la célébration du deuxième anniversaire de mon second quinquennat, par une partie de l’opposition démocratique, réclamant une nouvelle Constitution pour la République Centrafricaine.
Mes Chers Compatriotes ;
Vous m’avez fait confiance en m’élisant massivement, en dépit du contexte difficile de l’époque, à la Magistrature suprême de l’Etat.
A l’expiration du premier mandat, vous avez surmonté d’autres défis énormes pour me renouveler votre confiance, dès le premier tour de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020.
Ainsi que je l’ai affirmé en de nombreuses circonstances, mon seul objectif est de mériter cette confiance renouvelée, en répondant toujours à vos attentes, en me soumettant à la volonté du peuple souverain, car la démocratie en elle-même est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.
Rien n’est au-dessus du peuple souverain.
Le peuple est au-dessus de la Constitution.
Président démocratiquement élu, je ne peux rester insensible aux demandes pressantes et légitimes du Peuple souverain de doter notre pays d’une nouvelle Constitution.
J’ai donc décidé, après consultation du Président de la Cour Constitutionnelle et du Président de l’Assemblée Nationale, conformément à l’article 90 de la Constitution du 30 mars 2016 et l’article 2 de la Loi du 13 janvier 2023, fixant les procédures du référendum en République Centrafricaine, de soumettre au référendum, le projet d’une nouvelle Constitution de la République Centrafricaine.
A ceux qui auraient des raisons de redouter de l’avènement d’une nouvelle Constitution, je voudrais d’ores et déjà les rassurer, si besoin en était encore, que l’organisation d’un référendum constitutionnel, dans les conditions requises par la Constitution, ne saurait être valablement analysée comme une volonté du Président de la République d’empêcher l’alternance politique, gage de la démocratie et de l’Etat de droit.
L’alternance sera toujours organisée, si la nouvelle Constitution est adoptée, à travers des élections libres, démocratiques, transparentes, ouvertes à tous les citoyens.
Dans les prochains jours, vous serez entretenus sur les principales réformes proposées.
Vive la démocratie !
Vive la République Centrafricaine !
Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son Peuple !
Je vous remercie.
La Renaissance

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