Centrafrique : Alfred Service alias « Lapazo » n’en peut plus et veut partir….

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Il ne fait plus aucun doute que depuis quelques jours, les relations ne sont plus au beau fixe entre le chef suprême des armées et son directeur général de la sécurité présidentielle, le général Alfred Service alias « Lapazo », nommé pourtant tout récemment à ce poste hautement stratégique, nous ont rapporté des sources militaires et policières bien introduites à la présidence centrafricaine. En constituent les raisons une totale opacité et une complète absence de transparence dans la gestion des crédits de fonctionnement et d’investissement alloués aux différents services placés sous sa responsabilité et son contrôle.

Alors que, selon des informations mises à sa disposition par certains fonctionnaires et agents de l’Etat, ses prédécesseurs entre autres un certain Gboya, jouissaient du statut d’administrateur de leurs crédits et avaient sous leur direction immédiate un gestionnaire, chargé d’enregistrer tous les besoins de la direction générale, d’établir les bons de commande y relatifs, et d’ordonner les dépenses afin d’en rendre compte hebdomadairement à qui de droit, selon les règles élémentaires de la transparence,  grande a été la surprise de notre jeune général de s’entendre instruire par le Gangster de Bangui de se rapprocher plutôt de son aide – camp et d’un certain André qui dépend de la direction générale des ressources ou celle de l’administration et de finances pour toute demande en besoins, pour nécessité impérieuse de service relevant de son autorité.

En clair, pour l’exécution de toute dépense touchant au fonctionnement de sa direction générale, celle de la sécurité présidentielle,  en besoins tant matériels, logistiques que financiers, il est tenu de solliciter, bon gré mal gré, les services et les expertises des deux personnes sus- mentionnées. Une manière de faire manifestement douteuse, non – transparente et irrégulière qui a eu du coup raison de ses ardeurs et qui n’est pas de nature à lui faciliter la bonne exécution de ses missions hautement sensibles, celles d’assurer la protection du président de la République, en tout temps, d’une part, et celles de veiller, si les circonstances l’exigent, à la préservation des intérêts fondamentaux de l’Etat, d’autre part. Une manière, en somme, de lui mettre les bâtons dans les roues, selon ses gentilles indiscrétions, mais aussi une autre méthode pour le Gangster de Bangui, en ces temps de fortes tensions de trésorerie, de bien veiller au grain, aux dires de ceux qui connaissent trop bien l’homme foncièrement  cupide et radin qu’il est.

Aux dernières nouvelles, suite au refus catégorique de son patron de donner satisfaction à ce qui paraît pour lui plus qu’une simple exigence, Alfred Service alias « Lapazo » lui aurait purement et simplement demandé  de vives voix de bien vouloir le relever de ses fonctions.

La rédaction

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