Centrafrique : »Affaire Touadéra accusé de favoritisme dans le secteur du BTP »: Jean – Paul Naïba répond au feyman et hors – statut camerounais Jules Njawé (1)

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« Diffamer, salir, noircir l’élogieux bilan du Président Touadéra est la nouvelle entreprise des médias du Quai d’Orsay las de compter sur une opposition fantoche, morose, dé –      crédibilisée et à la remorque. Nouvelle estocade portée par un outil désuet des vieux chantages de la françafrique, le journal Jeune Afrique et sa titraille du 6 décembre 2023 : «En Centrafrique, Touadéra suspecté de favoritisme par le secteur du BTP ». L’information fait rage dans les milieux sécuritaires de la sous-région Afrique centrale, depuis que les renseignements centrafricains ont mis à nu un vaste complot contre la vie du Président Touadera avec à la commande les Etats-Unis et la France ainsi que leurs forçats locaux ».

C’est par ces mots dignes d’un subalterne tentant de défendre l’indéfendable que le feyman camerounais Jules Njawé a cru bon de répondre, sans doute sur instructions de l’Imposteur de Bangui qui lui a donné un passeport diplomatique centrafricain, en violation des dispositions légales et réglementaires en vigueur, et qui l’a nommé en tant que « hors – statut » à la présidence de la République, émargeant ainsi sur les contributions des Centrafricains, à l’article intitulé : « En Centrafrique, Touadéra suspecté de favoritisme par le secteur du BTP », publié par Jeune Afrique et rédigé par le confrère Pacôme Pabandji.

Loin de nous ériger, comme ce mercenaire camerounais dont les mains sont pleines du sang des Centrafricains en sa qualité de conseiller du Criminel de Bangui, en l’avocat – défenseur de Jeune Afrique et encore moins de notre confrère Pacôme Pabandji, nous ne serions laissé , néanmoins, passer une si belle opportunité pour faire le point sur ces affaires de corruption, de favoritisme et du clientélisme qui caractérisent, définissent et légalisent, depuis le 30 mars 2026, la gestion des marchés publics en République centrafricaine, dans nos institutions nationales et nos collectivités locales, en la méconnaissance totale et légitime de la loi n°08.017 portant code de marchés publics et délégations de service public en République centrafricaine du 06 juin 2008.

Avant de publier notre article en complément de l’article querellé et dénoncé, en partie et de manière superfétatoire par  notre confrère Pacôme Pabandji, nous nous saurions gré de bien vouloir inviter notre chasseur de primes camerounais à prendre, d’abord, connaissance du Rapport de mission de l’audit des marchés publics de la gestion 2019, dont le marché a été confié à A.F.F.I.R.M.E  «  FOURNITURE D’ASSISTANCE ET DE FORMATION DANS LES SECTEURS DES FINANCES, DU SUIVI DES INVESTISSEMENTS ET DES RESSOURCES HUMAINES ET MATERIELLES DE L’ÉTAT », sur financement de la Banque Mondiale.

« Résumé exécutif

Le présent rapport provisoire est émis dans le contexte de l’exécution de la mission d’audit annuel des marchés publics de l’exercice 2019 qui a été conduite par le Cabinet 2AC du 22 février au 6 mars 2021.

Ce rapport qui a pour objet de présenter nos principales diligences et constats d’audit et de faire un suivi sur la mise en œuvre des recommandations des audits des exercices 2017 et 2018 est composé de quatre parties : La première précise brièvement les objectifs de l’audit, les résultats attendus et la méthodologie utilisée. La deuxième partie est un rappel du dispositif juridique et réglementaire en vigueur en République Centrafricaine pour la passation des marchés publics. La troisième partie décrit les constats d’audit ; la quatrième partie fait un état du suivi des recommandations de l’audit 2017 et 2018.

Nos principaux constats concernent : le dispositif des marchés publics ; la carence documentaire ; le recours excessif à la procédure d’entente directe.

Sur le dispositif des marchés publics

La réglementation des marchés publics et l’organisation du dispositif d’ensemble n’ont pas été modifié depuis l’audit précédent (action R1g) et nous persistons dans notre constat 1(cf. encadré ci-dessous), à savoir que le dispositif en vigueur, quoique perfectible, est parfaitement à même de garantir une passation des marchés satisfaisante.

Encadré 1 : extrait du rapport de l’audit des MP 2017/2018

Sur la carence documentaire

Nous constatons que ni la DGMP ni les SPMP ne disposent de dossiers complets. Les pièces essentielles telles que les dossiers d’appel d’offres (DAO) sont absents dans 47 % des cas, les soumissions administratives, techniques et financières sont absentes dans 80 % des cas2.

Ce niveau de carence documentaire est grave dans la mesure où : il démontre que les services chargés des marchés publics, ne disposant pas des dossiers, sont dans l’incapacité de suivre et de gérer les marchés passés ; ils rendent impossible la réalisation des contrôles courants par les structures qui en sont chargées et ne leur permet pas non plus de satisfaire à l’obligation de rendre compte de l’exécution correcte des prestations des attributaires (effectivités des commandes, prix, etc.) ; ils rendent inopérants les contrôles a posteriori que doivent pourtant exercer les corps de contrôle nationaux et/ou les audits externes.

Sur le recours à l’entente directe

Notre constat est que malgré son caractère en principe exceptionnel (« L’Appel d’Offres ouvert est la règle, le recours à tout autre mode de passation doit être exceptionnel, justifié par l’autorité contractante et être autorisé au préalable par la Direction générale des marchés publics », article 3 du Code des marchés), la procédure d’entente directe est très largement et de plus en plus utilisée en RCA.

Ce mode de passation représente 86 % des cas en 2019 (69 % en 2017 et 60 % en 2018). Onze maîtres d’ouvrage (sur 24) ont eu recours exclusivement à l’entente directe en 2019.

Nous observons que ces ententes directes :

sont essentiellement justifiées par le motif d’urgence3 et que celui-ci dans une très grande majorité des cas n’est pas réellement constitué notamment parce qu’incohérent par rapport à la durée de la procédure ou encore parce qu’il vient corriger l’impréparation des ministères concernés pour l’utilisation de leurs crédits budgétaires ; à titre d’exemple les évènements récurrents (travaux d’entretien) ou la survenue de la clôture de l’exercice budgétaire ne sont pas des motifs d’urgence recevables ; sont soutenues par des motifs discutables et/ou insincères notamment des exclusivités accordées à certains fournisseurs pour des produits courants et/ou dont ils ne détiennent pas réellement l’exclusivité.

Nous notons par ailleurs que – contrairement aux dispositions du Code

– que l’exécution des prestations réalisés par entente directe ne sont pas contrôlées, notamment pour ce qui est des prix pratiqués ce qui permet des surfacturations importantes.

Sur les recommandations

Nous observons que le rapport provisoire de la précédente mission d’audit ayant été déposé en février 2020, les recommandations qu’il proposait ne pouvaient être prises en compte pour la gestion 2019.

Cependant, celles-ci avaient été largement évoquées lors des restitutions et nous notons que celles relatives au renforcement des capacités ont été partiellement mises en œuvre ».

Affaire à suivre….!

Jean – Paul Naïba

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