Centrafrique : « Affaire Mézidio » : Mrs les députés, marchez pour exiger le limogeage du sénégalais Mankeur Ndiaye !

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Security Council meeting The situation in the Central African Republic Report of the Secretary-General on the Central African Republic (S/2019/498) Mr. Mankeur Ndiaye, Special Representative of the Secretary-General for the Central African Republic and Head ofthe United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic 2. Mr. Matias Bertino Matondo, African Union Special Representative and Head ofthe African Union Office in the Central African Republic 3. Mr. Koen Vervaeke, Managing Director for Africa, European Union External Action Service

L’histoire de notre beau pays, la République centrafricaine, très riche en rebondissements, nous en voudrait de ne pas témoigner de la conspiration internationale dont le peuple centrafricain est victime, depuis le déploiement de la Minusca, au lendemain des douloureux et sanglants événements de 2013, suite au coup d’état de la Séléka. Elle nous reprocherait notre silence devant l’occupation de cette terre qui est la nôtre, celle de nos aïeux et de nos ancêtres, et l’asservissement des Centrafricains par des hordes de mercenaires venus d’ailleurs avec la complicité active des fonctionnaires internationaux et des soldats onusiens. En tant que citoyen centrafricain à part entière, nous nous devons d’alerter l’opinion publique internationale et dénoncer ces actes de barbarie et ce que nous avons vu, en notre qualité de journaliste indépendant, entendu et vécu, comme l’avait fait en son temps, un certain Barthélémy Boganda, le Père fondateur de notre République.

Ceci étant dit, « préoccupé par l’état d’insécurité, humanitaire, des droits de l’homme et la crise politique en République centrafricaine, ainsi que ses répercussions au niveau régional, le Conseil de sécurité a autorisé, le 10 avril 2014, le déploiement d’une opération multidimensionnelle des Nations Unies – la MINUSCA, avec, pour priorité, la protection des civils. Ses autres tâches initiales comprennent le soutien au processus de transition, la facilitation de l’aide humanitaire, la promotion et la protection des droits de l’homme, l’appui à la justice et la primauté du droit, le soutien au processus de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et de rapatriement ». « La MINUSCA a intégré le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) à compter de sa mise en place. Elle a aussi pris le relais de la Mission internationale de soutien à la République centrafricaine sous conduite africaine (MISCA) le 15 septembre 2014, en application de la résolution 2149 (2014) ». Telles sont les missions prioritaires assignées  à ce grand machin dont la gestion incombe actuellement au représentant spécial du secrétaire général de l’Onu Mankeur Ndiaye.

Mais aussi invraisemblable et révoltant que cela puisse paraître, tout a été minutieusement conçu et mis en œuvre pour que les tueries, les incendies de villages et des greniers, les vols, les viols, les destructions des biens publics et privés, les actes de braquage, les rackettages des populations civiles, les déplacements des familles entières, les pillages des ressources minières, l’injustice, l’insécurité, et la disparition de l’autorité de l’Etat sur plus de 85% du territoire national soient devenus la règle en lieu et place des priorités sus – évoquées. Et c’est depuis plus de six (6) ans que dure cette situation ou plus exactement cette hypocrisie coupable et condamnable de la communauté internationale. De l’Ouham – Pendé au Haut – Mboumou, en passant par l’Ouham, la Nana – Mambéré, la Nana – Gribizi, la Ouaka, la Basse Kotto, la Haute – Kotto, le Mbomou, la Bamingui – Bangoran et la Vakaga, des populations civiles, des instituteurs, des paysans, des commerçants, des notables et des chefs de villages sont tous les jours que Dieu fait sur cette terre des hommes, soumis à des traitements inhumains, humiliants et dégradants, au vu et au su des contingents des soldats onusiens sans distinction de nationalité, déployés par le conseil de sécurité sous le chapitre VII de la Charte de l’Onu. Même des FDSI centrafricaines sont agressées, tuées, leurs véhicules brûlés, et certaines d’entre elles prises en otage.

En effet, parlant les mêmes langues que ces derniers, du fait de la désignation de leur pays dont  ils dépendent et prennent leurs libertés d’actions et d’interventions, même s’ils relèvent virtuellement du haut commandement militaire de la Minusca, les groupes armés ont réussi à tisser des relations d’alliance et surtout de puissants réseaux d’affaires, c’est – à – dire de trafics d’armes, de munitions, de ressources minières avec eux, et derrière eux avec des organisations criminelles internationales. De Séko à Yongofongo, en passant par Lémouna, Koundjili, Djoum – Djoum, Bohong et de Paoua à Obo en traversant Bambari, Alindao, Bangassou, Bakouma, Zacko, Zémio, Bambouti, Mboki, Ndélé, Birao, Kabo, Batangafo, Bria, de nombreux témoignages de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, sous l’œil bienveillant de la Minusca, ont été régulièrement commis,avant et au lendemain du fameux Accord de Paix de Khartoum, enregistrés, documentés et rendus publics par Letsunami.net.

Alors que certaines de ces révélations dénonçaient la non – réactivité de ces soldats de la paix, d’autres sources rapportaient leur connivence avec les auteurs de ces actes d’assassinats et de barbarie apocalyptique, par leur silence ou la non – assistance à personne en danger, leurs appuis en fournitures de moyens militaires, et leur protection assurée à ces agresseurs et ces groupes armés, tout simplement. Un élément du contingent gabonais n’avait – il pas été pris en flagrant délit de livraison de munitions aux éléments d’autodéfense du Km5 ? Le 8 mai 2017, les casques bleus cambodgiens, sécurisés par un contingent marocain, n’avaient – ils pas été arrêtés à Yongofongo et attaqués par les Antibalakas qui les soupçonnaient de ravitailler Ali Darass en armes et minutions ? Les conditions qui ont conduit à ce drame, en évoquant le massacre d’Alindao où des centaines de personnes civiles ont été froidement abattues sur le site des déplacés, des prêtres tués et enfumés dans leur presbytère, l’Eglise catholique pillée et brûlée,  sont « imprécises et provoquent de nombreuses questions, notamment celle de l’action de la Minusca », notait le site de RFI le 21 novembre 2017.« Beaucoup tentent de comprendre comment un tel drame a pu se produire en présence de la Minusca sur place. Le porte-parole de la mission onusienne (…) assure que de telles échauffourées n’étaient pas attendues et que la Force n’était pas en nombre suffisant pour parer à ces événements », poursuivait le site de la radio.

Devant la persistance de ces faits, notamment l’avancée des éléments de l’UPC d’Ali Darass vers la région de l’est où des actes de graves atteintes aux droits humains ont été lâchement commis, et sa volonté de s’emparer de la ville d’Obo, les députés du Haut – Mbomou, en leur qualité de représentants nationaux, ont eu le courage d’interpeller la Minusca et Mankeur Ndiaye, en ces termes :

 

 

Quelques mois plus tard, au nom de sa mission de contrôle de l’action gouvernementale, le député de la première circonscription d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, toujours égal à lui – même, dans sa déclaration en date du 19 octobre, après une mission effectuée dans sa circonscription,  accuse sans fioritures les casques bleus du contingent marocain d’être de connivence avec ces rebelles de l’UPC, suite à des violents événements intervenus dans sa juridiction, ces derniers temps. « D’après lui, quelques minutes avant l’assassinat de ce jeune commerçant par les mercenaires de l’UPC, des Casques bleus marocains de la Minusca, qui sont partis d’Obo, et qui convoyaient une équipe de vaccination  qui partait à Zémio,  se sont croisés avec ce même groupe des rebelles de l’UPC à 30 kilomètres d’Obo sur l’axe Zémio. Contre toute attente, les Casques bleus marocains sont descendus de leur véhicule blindé pour ravitailler les assaillants avec de l’eau et de la nourriture, et ce, au vu du député de Mboki qui faisait partie du convoi escorté par la Minusca,  et aussi des agents de l’autorité nationale des élections qui venaient à  Mboki, mais également des agents de vaccination  qui partaient pour Zémio », selon CNC. « Pour le député Ernest Mizedio, il ne fait aucun doute, les soldats marocains de la Minusca sont en connivence avec les rebelles de l’UPC dans le Haut-Mbomou, et il exige une enquête parlementaire indépendante pour y faire la lumière. »

Cette nouvelle sortie médiatique de Mézidio va faire de lui l’homme à abattre de la République, en lieu et place de Darass, Siddiki et Al – Katim. Dans un communiqué rédigé sur instructions du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu Mankeur Ndiaye, et publié le 21 octobre 2020 par ses services de la communication, non seulement ces propos sont qualifiés de mensongers, mais surtout la Minusca l’a mis en garde « contre toute tentative de saper la cohésion entre la MINUSCA et les populations du Haut Mbomou et se réserve le droit de porter cette campagne de haine au plus haut niveau national et international ». 

Ainsi donc, comme pendant la période de la colonisation où les sociétés concessionnaires qui sévissaient en Oubangui – Chari, n’écoutaient pas les autochtones et ne tenaient pas compte de leurs décisions et de leurs besoins, puisqu’elles s’intéressaient exclusivement à l’exploitation du caoutchouc, du coton, du café, et d’eux – mêmes en tant que mains-d’oeuvres gratuites, au grand dam de René Maran dans « Batouala » et de B. Boganda plus tard, Mankeur Ndiaye, l’ami de Touadéra et le partenaire des groupes armés et la Minusca n’ont d’intérêt présentement en Centrafrique que de jouir du sang des Centrafricains qui coûte cher et rapporte gros; ce qui les préoccupe, du coup, n’est pas le retour de la paix , la sécurité dans ce pays et la protection des populations civiles ; ce qui les intéresse plutôt au plus haut point n’est rien d’autre que le maintien du statu quo, l’entretien permanent de cette crise, la main – mise de toutes les organisations criminelles internationales sur la RCA, la société Al – Madina, le Groupe Wagner et les puissants lobbies de fabrication d’armes au monde y compris, et la reconduction du Gangster de Bangui au pouvoir, le 27 décembre 2020 au plus tard, par tous les moyens, en validant au passage un processus électoral bâclé, en entérinant les irrégularités et les imperfections manifestes de l’ANE, et en tentant d’intimider et de  museler les élus de la nation et l’opposition démocratique.

Par conséquent, il relève de la responsabilité de tous les élus de la nation dont la mission est de contrôler l’action gouvernementale, d’être le porte – parole de leurs électeurs, et de défendre les valeurs  de la République  de descendre massivement dans la rue pour marcher et  manifester contre cette complicité établie de la Minusca avec les bourreaux de tout un peuple, comme l’a soutenu The Sentry dans son dernier rapport, et exiger in fine le limogeage de son patron pour avoir  outrepassé ses fonctions de diplomate, pour s’être interféré de manière grossière et inamicale  dans la gestion des affaires intérieures d’un État souverain et pour avoir, de ce fait, proféré des menaces et des intimidations à l’endroit d’un représentant national.

La rédaction

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