Centrafrique : « Affaire Ibrahim Abdoulaye »: le président de l’ANE Me Mathias Barthélémy Morouba accusé d’avoir fraudé pour le compte de Touadéra !

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S’il y a un événement qui marquera à jamais d’une pierre noire la première année du magistère de l’Imposture de l’Imposteur de Bangui, en sus de l’épisode des  catastrophiques élections du 2020 marquées singulièrement par de graves et flagrantes irrégularités, et desquelles plus de 300.000 Centrafricains ont été délibérément exclus, d’une part, et des péripéties de nombreux actes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité perpétrés contre des populations civiles par les mercenaires du Groupe Wagner russes et rwandais, d’autre part, c’est bel et bien cette fracassante lettre de démission de Ibrahim Abdoulaye adressée au secrétaire exécutif national du MCU Simplice Mathieu Sarandji, le 2 janvier 2022, depuis Paris.

Vice-président de la section jeunesse du Mouvement cœurs unis (MCU), le parti au pouvoir, où « il avait côtoyé le sommet de l’État et participé à des réunions confidentielles », le nouveau conseiller du MPC du général Mahamat Al-Katim en charge des relations extérieures a décidé de claquer la porte et partir avec armes et bagages. Dans cette lettre, on pouvait lire ce qui suit : « J’ai été profondément choqué et bouleversé par les exécutions extra-judiciaires de civils et de militaires centrafricains commandités dans les plus hautes sphères de notre parti. J’en garde encore des séquelles psychologiques profondes qui me troublent jusqu’à aujourd’hui. Les tortures, les kidnappings, les rapts perpétrés par la police politique du MCU, véritable Gestapo moderne dont le colonel Wananga est à la tête, sont devenus pour la majorité des adhérents du parti une source d’écœurement et de dégoût. Les fraudes massives lors de l’élection présidentielle 2020-2021, dont ma présence auprès des responsable du parti au sein de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) m’a permis d’être un témoin oculaire, ont fini de détruire en moi toute illusion quant à la voie dangereuse qu’avait volontairement choisi d’emprunter le MCU. »

Pour être plus précis et persuasif, dans une interview accordée, quelques heures après la publication de cette lettre de démission, au compatriote Rodrigue Joseph Prudence Mayté dans un live que ce dernier a organisé sur sa page Facebook, celui qui a beaucoup œuvré pour l’implémentation des organes de base du MCU en France, jugé trop proche de l’ancien premier ministre Firmin Ngrébada et confident de l’homme à tout faire de Touadéra, un certain Sani Yalo, n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour faire de nouvelles et accablantes révélations sur les circonstances dans lesquelles Issa Manou a été enlevé, le 20 janvier 2021, au siège du MCU sis dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui, pour ne plus réapparaître jusqu’à ce jour, et sur les responsabilités directes du président de l’ANE Me Mathias Barthélémy Morouba dans les tripatouillages des résultats définitifs des élections groupées du 27 décembre 2020. Si, en ce qui concerne ce qui est arrivé à Issa Manou, il a interpellé directement le secrétaire exécutif national du MCU Simplice Mathieu Sarandji, Piri et Autres, s’agissant des graves irrégularités qui ont caractérisé les élections de 2020, sans fioritures Ibrahim Abdoulaye a accusé Me Mathias Barthélémy Morouba, en sa qualité de président de l’ANE, d’avoir manipulé les chiffres afin de déclarer le candidat Touadéra élu dès le 1er tour.

Une accusation d’une extrême gravité à laquelle l’avocat n’a pas réagi depuis lors, préférant observer un silence grandement acquiesceur, qui sort cette fois – ci de la bouche d’un compatriote qui assumait en ce temps – là les fonctions de vice – président de la section jeunesse du MCU et celles de représentant de ce parti près l’Autorité Nationale des Elections. En considération du rôle qu’il reconnait avoir joué pendant cette période – là, non seulement cette révélation revêt la valeur incontestable d’un témoignage sérieux, accablant et difficilement insoutenable, à l’exemple d’un feu qui sort de l’eau, mais surtout elle constitue désormais une véritable pièce à conviction sur laquelle le président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé doit se fonder pour contester à nouveau les résultats des élections du 27 décembre 2020 « pour des faits éminemment nouveaux » devant la cour constitutionnelle et les juridictions sous – régionales, continentales et internationales.

En effet, le 5 janvier 2021, faisant suite à la proclamation par l’ANE des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, le président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé a organisé une conférence de presse au cours de laquelle il a informé le peuple centrafricain de ce qui s’est passé, en ces termes :

« Mesdames et Messieurs, les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 27 décembre ont été proclamés hier soir par la nouvelle équipe dirigeante de l’ANE. Ils donnent le président sortant, Archange Faustin TOUADERA, vainqueur au premier tour avec un score de 53,92% et me placent en seconde position avec 21,01%. Vous aurez tous relevé le cafouillage qui a précédé l’annonce de ces résultats. Ainsi, tous les invités, les représentants des candidats et la presse étaient en salle depuis 16 heures, mais le bureau de l’ANE n’y a fait son entrée que vers 19 heures. L’ANE a donc eu besoin de 3 heures supplémentaires pour gérer les intrigues qui l’ont contraint à donner la victoire à Faustin Archange Touadéra. Chacun sait qu’en convoquant la presse par communiqué radio vers midi, l’ANE était déjà en possession de ces résultats provisoires et n’avait plus besoin d’une concertation de 3 heures pour les publier.

In fine, vous aurez noté comme moi, que ces résultats comportent des anomalies qui traduisent le climat de stress subi par les nouveaux commissaires de l’ANE pendant trois heures d’intrigues. Ainsi : La sommation des pourcentages des candidats dépasse les 100% ; Mon pourcentage a été annoncé à 31,01% par le président de l’ANE, avant rectification à 21,01% par le Rapporteur Général quelques minutes plus tard, quand quelqu’un a dû leur signaler que la sommation des valeurs relatives atteignait 110%. L’ANE annonce un nombre d’inscrits de 910.784, alors que le corps électoral est de 1.858.236. Il a ainsi pris la responsabilité d’ignorer avec le plus grand mépris les 947.452 centrafricains que la violence des groupes armes a empêchés de voter. Ils représentent pourtant 51% du corps électoral. Cette manipulation des chiffres a permis à l’ANE d’annoncer triomphalement un taux de participation de 76,31%, alors que le taux réel de participation est de 37,40%. Cela est d’autant plus paradoxal que, dans le document officiel publie à l’issue de cette décision, il est indiqué que seuls 2560 bureau de vote ont été validés sur les 5440 que compte le pays. Le scrutin n’a donc eu lieu que dans 47% des bureaux de vote.

Mesdames et Messieurs,

Vous avez tout appris, et le pourcentage de 31% contenue dans la décision lue par le président de l’ANE et rectifiée par la suite le confirme, m’a attribué, que le véritable résultat de Faustin Archange Touadera, en dépit des fraudes massives organisées en sa faveur, « est de 43% au premier tour et le mien de 31%. Il y avait donc bien un second tour dans cette électioné, mais le président sortant a mesuré l’ampleur de son impopularité et surtout le fait qu’il lui aurait été difficile de négocier un ralliement des autres candidats, tant sa gestion de l’Etat est catastrophique. »

Fort ce qui précède, il ne fait plus aucun doute que la dénonciation faite par Ibrahim Abdoulaye fait ipso – facto de Me Mathias Barthélémy Morouba, celui qui a fraudé pour le compte du candidat Touadéra et l’un des assassins de la démocratie centrafricaine, mais vient confirmer de manière irréfragable les arguties soulevées le 5 janvier 2021 dans sa conférence de presse par AGD, et les nombreux témoignages de fraudes massives qui ont émaillé ces scrutins, dénués fondamentalement de toute valeur de crédibilité, de sincérité, de liberté, d’inclusion, de transparence, de sécurité, de responsabilité, et de compétitivité. Comme Emile Zola dans son article « J’Accuse …. ! », au nom des valeurs démocratiques et universelles contenues dans le Code de l’Intégrité Electorale, par cet article, nous OSONS demander au président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé d’avoir le courage politique de réouvrir ce dossier dans les meilleurs délais, et dénoncer publiquement l’Imposture qui a été imposée à tout un peuple, à travers les désastreuses élections groupées du 27 décembre 2020, desquelles plus de 300.000 Centrafricains ont été délibérément exclus et à l’issue desquelles un « Farfelu » a été déclaré élu par seulement 17% du corps électoral, la responsabilité directe du président de l’ANE Me Mathias Barthélémy Morouba, sans préjudice de poursuites judiciaires à engager contre lui et tous ses complices devant les juridictions nationales et internationales, le moment venu.

La rédaction

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