Centrafrique : « Affaire des 5 milliards de Fcfa du Groupe Wagner via la Ceeac et la Cirgl » : le Coordonnateur général de la CPC François Bozizé Yangouvonda et Autres méritent l’autodafé !

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Ces derniers temps, l’actualité politico – militaire centrafricaine est marquée par les graves révélations faites par Abakar Saboun, membre – fondateur de la Coalition des Patriotes pour le Changement, ancien libérateur et ancien ministre, aujourd’hui en exil au Tchad. Dans des bandes sonores abondamment partagées, ce dernier a indiqué à son interlocuteur direct, une certaine « Kété Dongo alias Cema », une liveuse centrafricaine en exil aux Etats – Unis que, dans le cadre de la Feuille de Route de Luanda, d’importantes sommes d’argent ont distribuées aux principaux leaders des différents groupes armés, signataires de la Déclaration de Kamba – Kotta du 15 décembre 2020 qui avait officiellement dénoncé l’Accord de Paix de Khartoum du 6 février 2019. Le coordonnateur général de la CPC, le général d’armée François Bozizé Yangouvonda figure sur la liste des « heureux » bénéficiaires. « Il a reçu 800 millions de Fcfa, Lamaka Igor des Antibalaka – aile Ngaïssona de l’aile 500 millions de Fcfa, Maxime Mokom des Anti – Balaka de l’aile Bozizé 500 millions de Fcfa, le général Bobo de 3R 600 millions de Fcfa, Bonda Bernard 200 millions de Fcfa, moi – même j’ai eu ma part, à l’exception des généraux Noureidine Adam du FPRC et Ali Darass de l’UPC », a – t – il annoncé.

Comme il fallait s’y attendre, la réaction du coordonnateur général de la CPC, l’ancien président François Bozizé Yangouvonda, n’a pas tardé à être connue. A travers deux autres bandes sonores, un certain Tokoféissé, membre du bureau politique du KNK et un certain Béoroféi Sylvain, coordonnateur militaire adjoint de la CPC, ont pris la parole pour tenter de balayer d’un revers  de main les allégations faites par Abakar Saboun. Seulement, ils ont reconnu que des fonds ont effectivement été débloqués et mis à la disposition des principaux responsables de la CPC, en leur qualité de réfugiés, pour leur permettre de faire face à leurs frais de séjour. Mais, en aucun cas, ils n’ont formellement tenté d’apporter un démenti incontestable aux montants des sommes « gracieusement distribuées aux uns et aux autres ».

S’il ne fait aucun doute que le Tchad se devait d’accueillir ces personnalités, au regard des conventions internationales en matière des droits de l’homme, et conformément aux termes de la Feuille de Route de Luanda qui avaient prévu l’éloignement des principaux responsables de la Coalition des Patriotes pour le Changement dont les éléments avaient attaqué la ville de Bangui, le 13 janvier 2021, et s’étaient rendus maîtres du Corridor Bangui – Garouamboulaï, essentiel pour les activités de l’import-export, l’approvisionnement de la capitale centrafricaine en marchandises et la constitution des recettes fiscalo-douanières, lequel axe avait fait l’objet d’un blocus pendant au moins deux mois, obligeant ainsi près de 2.000 camions à stationner dans la ville camerounaise de Garouamboulaï, frontalière avec la RCA, il est par contre difficilement soutenable qu’en la matière de tels montants soient tout d’un coup décaissés et régulièrement déchargés par chacun d’entre – eux. Cette manière de faire ne peut être appréciée et légitimement interprétée que comme un acte de corruption, visant à les faire taire et à les détourner de l’objectif primordial qu’ils se sont fixés, à savoir chasser l’Imposteur de Bangui du pouvoir par la force.

En effet, non seulement, en acceptant d’apposer régulièrement leur signature au bas du document autorisant l’accès à cet argent, ils se sont engagés à ne plus mener des actions militaires en vue de déstabiliser le pouvoir illégal et illégitime de l’Imposteur de Bangui, sous peine de poursuites judiciaires devant la CPI, mais surtout ils ont pris sur eux la lourde responsabilité de trahir la confiance que la majorité des Centrafricains ont placée en eux, en réponse au refus catégorique d’un certain Touadéra d’organiser un dialogue politique et inclusif avec toutes les forces vives de la nation, les groupes armés y compris, peu avant la tenue des scrutins groupés du 27 décembre 2020, d’une part, et à sa volonté de les organiser par une Agence Nationale des Elections et une Cour constitutionnelle aux ordres, et ce, selon ses humeurs et ses propres règles du jeu, d’autre part. Au prorata des graves exactions, des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité perpétrés par les Faca, les mercenaires du Groupe Wagner et rwandais, faisant suite à l’attaque de la ville de Bangui en date du 13 janvier 2021, les incendies des villages et des habitations le plus souvent avec leurs occupants à l’intérieur, les viols de nos femmes, nos mères et nos sœurs et nos filles, les pillages des biens et services, les disparitions forcées, les tortures dont ont été victimes des populations civiles supposées des rebelles, les contraintes de nombreuses personnes à des déplacements, les pillages de nos ressources minières et forestières et l’adoption d’une nouvelle constitution suite aux consultations référendaires du 30 juillet 2023, boycottées par tous, l’acceptation de cet argent par le coordonnateur général de la CPC, le général d’armée François Bozizé Yangouvonda et tous ses plus proches collaborateurs est la pire de toutes les trahisons.

Alors que son retour au pays, peu avant l’organisation des élections groupées du 27 décembre 2020, était unanimement salué par la majorité des Centrafricains et que sa présence à la tête de la CPC s’apparentait à un signe venant d’en haut et des forces supérieures devant lui permettre de payer ses karma et de se réconcilier avec le peuple centrafricain du fait de ses responsabilités directes et indirectes dans le coup d’état de la Séléka, le 23 mars 2013, et l’avènement de l’apocalypse qui s’en est suivie, par cet acte, il vient d’enterrer à jamais l’espoir qu’il incarnait pour lui – même et pour le retour de la paix dans notre pays. En acceptant de se laisser corrompre par Touadéra avec de l’argent sale, celui du sang des Centrafricains et du pillage de nos ressources minières et forestières par les mercenaires du Groupe Wagner, et en s’interdisant soigneusement d’en tenir informés tous ces compagnons de malheur, parmi lesquels feu Jean – Eudes Teya dont la vérité lui a été dite par un général angolais, à Libreville, le coordonnateur général de la CPC a fini par se déshonorer et par révéler au grand jour sa petitesse, ses faiblesses avérées face à des intérêts personnels, égoïstes, charnels, et partisans et sa culpabilité dans la persistance du malheur du peuple centrafricain. De ce fait, il est indéniable qu’il ne peut ne pas entretenir d’excellentes relations avec le Criminel de Bangui, sous de dehors de fausses querelles, et que ce qui le faisait courir était essentiellement la satisfaction un tant soit peu de ses propres besoins matériels et financiers et  celle de son désir de mettre les siens à l’abri du besoin de l’argent. N’est – ce pas lui qui avait fait de cet inspecteur des mathématiques recteur de l’Université de Bangui, et puis, son premier ministre de 2008 à 2013 ?

Tout comme feu Jean – Eudes Teya et beaucoup de Centrafricains qui, fortement découragés, traumatisés à jamais, désespérés et hébétés, n’avaient pas pu admettre cet inacceptable acte de compromission de la part de l’ancien président François Bozizé Yangouvonda, nous avons eu de sévères céphalées, lorsque nous avons eu connaissance des contenus de ces bandes sonores publiées par la liveuse « Ketté Dongo alias Cema ». Certes, en 2021, nous étions au courant des démarches entreprises par le Criminel de Bangui, par le truchement de la Feuille de Route de Luanda, pour corrompre les principaux responsables de la CPC. Nos sources avaient révélé que c’était une enveloppe de 5 milliards de Fcfa qui était mis en jeu. Cet argent devait être apporté par les mercenaires du Groupe Wagner. Avec les confessions faites par le fou Abakar Saboun sur les montants réellement répartis et les noms des différents bénéficiaires, il y a vraiment de quoi à s’en vouloir pour avoir cru en eux depuis plus de trois ans, à leur demander des comptes et à nous réveiller enfin de ce sommeil léthargique pour se rendre à l’évidence et comprendre que le peuple centrafricain est pris en otage par tous ses dirigeants avec la complicité des chefs d’état de la sous – région qui profitent largement de la crise centrafricaine.

Mais, au – delà de tout, pour éviter à l’avenir d’être manipulés, trompés et trahis par ceux en qui nous aurons confiance, dans ce combat noble, légal et légitime que nous menons contre le règne de la terreur imposé à notre peuple et à la République centrafricaine par l’Imposteur de Bangui, nous devons avoir l’obligation d’exiger des comptes au coordonnateur général de la CPC, le général d’armée François Bozizé et à tous les siens. Pourquoi les généraux Noureidine Adam et Ali Darass ont – ils rejeté d’être corrompus ? L’argent distribué et les 800 millions de Fcfa perçus par le général d’armée François Bozizé qu’il a ensuite partagés à tous ses proches parents peuvent – ils compenser toutes les vies humaines arrachées brutalement par Touadéra et ses mercenaires du Groupe Wagner et rwandais, depuis l’attaque de la ville de Bangui, le 13 janvier 2021, à ce jour ? Cet acte qui mérite la qualification de haute trahison ne doit – il pas être interprété comme une extrême déloyauté à l’égard de son pays et du peuple centrafricain ? Par conséquent, lui et tous ceux qui ont commis cet acte de haute trahison, ne méritent – ils pas l’autodafé comme au temps de l’Inquisition espagnole et portugaise ?

La rédaction

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